Des personnalités québécoises unies contre la culture du viol

Par Morgane O'Gallagher

Le passage de Mélanie Lemay à Tout le monde en parle, les agressions à l’Université Laval et l’affaire Sklavounos sont à la une et pourtant, on continue de croire que ce sont des cas isolés, que les victimes sont responsables et que les coupables ne méritent pas d’être pointés du doigt. À la lecture de Sous la ceinture : unis pour vaincre la culture du viol, un ouvrage collectif publié aux éditions Québec Amérique, on constate l’ampleur du problème.

Le livre ne se veut pas endoctrinant ni moralisateur. À travers du théâtre, de la poésie, des nouvelles et des essais, le livre se veut un recueil qui ouvre une réflexion et qui sensibilise à la fréquence de ces actes. Par le biais de la fiction, nous sommes amenés à voir le point de vue de l’agresseur, de la victime et des témoins. L’ouvrage est majoritairement fictif, mais il demeure rempli de vérité et de sensibilité.

La culture du viol y prend plusieurs définitions. Judith Lussier écrit que c’est lorsque les victimes sont culpabilisées et les couples victimisés. Véronique Grenier rappelle que « des non sont émis mais pas entendus ». Koriass explique le rôle du Boys Club, des mentalités inculquées aux garçons. Sophie Bienvenu se rappelle qu’on a tous, à un moment ou un autre, blâmé une victime. Florence Longpré démontre, à travers un extrait de théâtre, que l’abus peut avoir lieu au sein d’un couple.

On prend conscience des racines profondes de la culture du viol. On constate que des choses qu’on considère comme anodines, voire normales, sont en fait empreintes de misogynie. Il y a une sensibilisation, une décontamination. Tous ces points de vue nous amènent à concevoir que le viol est le symptôme d’une société malade, où les femmes sont encore traitées comme le deuxième sexe.

Véronique Grenier et Koriass, collaborateurs de Sous la ceinture et porte-paroles de la campagne « Sans oui, c’est non », seront au Cégep de Sherbrooke le 9 novembre prochain. Ils y seront afin de parler des notions de consentement et de la culture du viol.

Pour assister à la conférence Le Boys Club :

Date : 9 novembre à 19 h

Coût : 3 $ à la porte

Endroit : Salle Alfred-Desrochers (Cégep de Sherbrooke, pavillon 3)


Crédit photo © Pochette Québec Amérique

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