Deux étudiants de l'UdeS candidats pour Sherbrooke Citoyen

Par Dorian Paterne Mouketou

Connaissez-vous Raïs Kibonge et William Fortier, ces deux étudiants de l’Université de Sherbrooke qui se présentent aux élections municipales en tant que conseillers municipaux? Le Collectif s’est entretenu avec ces jeunes adeptes de la politique municipale, désireux d’apporter un nouveau souffle d’idées et de façons de faire à la Ville de Sherbrooke, au sein de l’équipe Sherbrooke Citoyen.

Qui sont donc Raïs et William?

William. Candidat à l’investiture de Sherbrooke Citoyen au poste de conseiller municipal du district des Quatre-Saisons. Âgé de 21 ans, William est un étudiant hors pair. Présentement au baccalauréat en philosophie et en études politiques appliquées, il est également chroniqueur bénévole pour le journal communautaire Entrée Libre et blogueur au Huffington Post. Jeune engagé et fougueux, il a par ailleurs rédigé quelques textes ayant paru dans Le Devoir. William a une expérience antérieure dans la politique municipale : il a travaillé deux ans dans le département des transports et des projets spéciaux de Victoriaville, d’où il est originaire. De cette expérience sont nés chez lui le besoin et la volonté de réaliser des projets concrets dans les domaines des transports et de l’urbanisme dans sa ville actuelle : Sherbrooke.

Raïs . Tout comme William, Raïs est candidat à l’investiture de Sherbrooke Citoyen au poste de conseiller municipal pour le centre-ville. Raïs est à sa troisième année au baccalauréat en études politiques appliquées, volet politiques publiques. Aujourd’hui âgé de 31 ans, Raïs n’est pas sans expérience en ce qui a trait au service envers autrui. Il a travaillé comme préposé aux bénéficiaires, comme caissier, mais également dans la restauration. C’est également un bénévole dans l’âme. De 2012 à 2014, il a été président de l’association de circonscription NPD-Sherbrooke. Dans le service parapublic, Raïs a œuvré dans les bureaux de la Croix-Rouge canadienne à Québec et avec des organismes locaux, tels le festival vert de l’Estrie. En 2016, il a travaillé au centre-ville pour Statistique Canada à l’occasion du recensement. « Cela m’a permis de redécouvrir le centre-ville et de voir sa beauté, sa vitalité, mais aussi ses endroits délaissés et sa pauvreté. Également, j’ai pu constater son immense potentiel », souligne-t-il.

S’impliquer dans la politique municipale

Le Collectif s’est entretenu avec ces deux étudiants qui s’impliquent activement en politique municipale, désireux d’apporter une nouvelle dynamique à la ville. Raïs affirme vouloir « représenter les habitants du district [centre-ville] auprès de la Ville, en portant leur voix au conseil municipal, mais aussi en servant de lien entre les citoyennes et les citoyens, les entreprises, les OBNL, les organismes communautaires, les sans-abris, les entrepreneurs ». Raïs voudrait apporter « une vision plus XXIe siècle où l’on veut travailler avec les gens, participer avec eux à la démocratie et faire avancer des causes qu’on a à cœur ».

Cependant, est-il facile pour les jeunes d’être en politique municipale et de prendre leur place? « Je dirais que dans mon cas, ça a été assez facile puisque je suis dans une organisation qui a vraiment voulu miser sur le fait que les jeunes s’impliquent. Sherbrooke Citoyen veut aller chercher des jeunes pour représenter la diversité », a stipulé William. Il ajoute : « Je pense qu’il y a de la place pour les jeunes en politique municipale. Je pense que la population est prête pour ça aussi. Selon moi, il y a de la place pour les jeunes à tous les paliers, y compris le municipal. » Raïs pense plutôt que « c’est difficile parce que c’est un terrain que beaucoup de gens ne connaissent pas et ça prend beaucoup de contacts sur place. Il faut connaître le terrain et les enjeux, et comme ce n’est pas assez couvert par la presse, ce n’est pas quelque chose qui intéresse les gens. Sur ce point-là, c’est difficile parce que les gens ne savent pas tu te présentes pour quoi, pour quels enjeux… Les gens en ont une vague idée seulement ».

Les deux candidats sont d’accord pour dire que le palier municipal est celui qui est le moins connu. De ce fait, William avoue que « c’est peut-être pour ça aussi qu’on voit moins de jeunes se présenter au municipal, parce que c’est moins connu [et que] c’est une question de temps, que les jeunes vont découvrir ce palier-là, qu’ils vont voir l’importance, la concrétude de ça ».

Des enjeux, des défis à relever et un travail à accomplir

Les candidats de Sherbrooke Citoyen, William Fortier et Raïs Kibonge, ont mentionné cinq axes sur lesquels ils vont travailler; notamment, la participation citoyenne, l’environnement, la bonne gouvernance, l’économie locale et l’amélioration de la qualité de vie. William tenait à souligner que « Sherbrooke Citoyen n’est pas positionné contre le Renouveau Sherbrooke ou les indépendants. On se présente parce qu’on pense qu’il est possible de faire mieux ». Raïs veut miser sur le contact avec les gens, les rassemblements, les affichages et les événements, dans l’optique d’aller « chercher les citoyens, de les faire entrer dans l’espace public ».

Les élections municipales auront d’ailleurs lieu du 25 septembre au 5 novembre prochains.


Crédit photo © Dorian Paterne Mouketou

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