Dévoilement de la murale Terminus et Populus: la fierté du roi

Par Solveig Saint-Pierre

Au croisement des rues King Ouest et Est, Sherbrooke orne sa couronne d’une gemme, la dix-septième murale d’un circuit trompe-l’œil qui est également la première œuvre inaugurée par Steve Lussier en tant que maire. MURIRS, avec Serge Malenfant et Raphaëlle Coulombe-Allie à sa tête, œuvra de juin jusqu’à l’inauguration, le 6 septembre, pour offrir l’héritage culturel et historique qu’est Terminus et Populus.

Culturel, puisque l’œuvre enjolive le passage vers le centre-ville, rehausse l’attrait touristique de la ville et représente des lieux et individus connus par les Sherbrookois. Les muses défuntes eurent droit à un hommage de leur parenté tandis que les vivants furent honorés, tels que Claude Métras qui reçut la raquette qui servit de modèle dans la murale.

Historique, considérant que Terminus et Populus se dressent à l’ancien emplacement d’un terminus et du premier marché public de Sherbrooke. En collaboration avec la société d’histoire de Sherbrooke ainsi que divers chercheurs et collectionneurs, MURIRS rassembla des éléments temporellement éloignés dans une représentation harmonieuse de 1700 pieds carrés.

De gauche à droite, il est possible de reconnaître Paulette Couture et Lloyd Scheib, le dernier s’étant investi dans l’entreprise familiale avant de diriger des producteurs de médias; Yvan Grégoire, sourd et muet de naissance, qui s’est forgé sa place au terminus; les figurants Gabrielle Thériault, Jean Chenay et Julien Ouellet, lesquels représentent un couple et un voyageur; Jean-Pierre Kesteman, un historien ayant reconstitué le passé de Sherbrooke par ses recherches; le figurant Hugo Fournier, incarnant un chauffeur; Alphonse Laramée, pionnier dans le transport en commun sherbrookois; Louis Balawyder, fondateur du restaurant Louis Luncheonette, anciennement connu sous le nom de Louis Mobile; les figurantes Anna-Rose Tremblay et Geneviève Gauthier, sous les rôles d’enfant et de mère; Gérard « Roche » Foucault, connu sous le triste titre de fou du village depuis un accident avec un madrier; des enfants représentés par les figurants Gaël et Olivia Brenès; enfin, Claude Métras, mécène des artistes de Sherbrooke, membre engagé dans sa communauté et champion de tennis.

Cette inauguration ne pourrait s’exécuter sans ses présentateurs, notamment le maire Steve Lussier, la directrice de promotion Lynn Blouin de Destination Sherbrooke. Toutefois, les lauriers reviennent aux artistes eux-mêmes, soit Serge Malenfant, Raphaëlle Coulombe-Allie, Denis Jacques, Hugo Fournier, Sybiline, Sarah Cloutier-Boulay, Marianna Blouin-Caron et Miriam Lauzon. L’oeuvre, située au 20 rue King Ouest, lie deux parties autrefois distancées du parcours des Murales de Sherbrooke. La ligne de départ de cet itinéraire artistique se situe au 785 rue King Ouest.

Cette murale, qui expose un panorama et des personnages extraits d’une autre époque, s’intègre impeccablement, quoiqu’étrangement, à l’environnement urbain réel. De l’autre côté de la rivière Magog, le point de vue fut utilisé comme modèle de l’œuvre, laquelle fut par la suite adaptée au goût de l’époque. Malgré son caractère anachronique, il est aisé de s’imaginer, l’espace d’un instant, que la murale et les alentours ne font qu’un. Elle honore ainsi son statut de nouveau membre du seul et unique parcours de murales trompe-l’œil en Amérique. Semblable et distincte dans son essence de Wynwood et Bristol, elle ajoute au charme et à la fierté de Sherbrooke.

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