Dominiq HamelAlors que je les croyais morts et enterrés, ils ont refait surface : Orange Orange n’est pas près de nous livrer son dernier souffle. La preuve : sa moitié masculine, Dominiq Hamel, a lancé, il y a quelques semaines, son premier album solo. Un opus intéressant sans le côté tropical d’Orange Orange.

Simon-Pierre Gagnon

Dès les premières minutes de l’écoute, je fus bien heureux de retrouver l’une des deux voix qui m’ont fait danser sur Chamoiré. Pourtant, je ne dansais pas. Peut-être ai-je été victime de mes grandes attentes pour l’album.

Plus calme, plus désinvolte. Le côté électropop de ses précédentes créations est beaucoup moins présent et c’est surement ce qui empêche l’album de démarrer. On attend les chansons qui se démarquent, mais elles n’arrivent jamais. Musicalement, les chansons se répètent beaucoup, de même que certains thèmes (prend une pause, rêve davantage, trouve ta voix… la mode des albums pour encourager le bienêtre émotif chez l’humain ne finira donc jamais.)

Outre cela, l’album apporte quelques bons moments. La collaboration avec Elizabeth Blouin Brathwaite, sa nouvelle fiancée, sur le titre Fraise et Disco finit tout de même par être bien entrainante. J’ai aussi bien accroché sur les titres Comme dans les G.I. Joe, Boomerang et Je ne t’aime pas encore. Également, même si ce n’est pas dans mes gouts musicaux, Jolie-Marie a quitté la conversation et Trouve ton move pourront plaire aux fans de Radio Radio.

Par contre, il faut bien admettre que Dominiq Hamel est l’une des rares personnes dans le paysage musical québécois qui arrive à faire sonner le français comme une chanson pop américaine. Des mots qui coulent et des rimes qui ne semblent pas imposées avec un fusil sur la tempe, on ne s’en plaint guère.Finalement, si vous pouvez mettre la main sur l’album, profitez-en pour vous émerveiller du visuel de la pochette comme un enfant de 5 ans à la première de Transformers : les lunettes 3D incluses vous permettront de voir de belles illustrations avec relief. Un petit supplément qui montre qu’il est toujours plus amusant de s’acheter un album en format physique.

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