Éditorial - backpack - view - MCB - 5 septembre 2014

C’est Ferland qui écrivait vers la fin des années soixante ce qui devint une maxime populaire québécoise, et qui sera, pour les prochaines semaines, l’adage de mes décisions : « Un peu plus haut, un peu plus loin ; je veux aller un peu plus loin ».

Marie-Claude Barrette, rédactrice en chef

Un petit mot d’introduction

Déboussolée par l’accessibilité des lieux du campus de Sherbrooke (mon parcours universitaire précédent à Montréal m’ayant donné des maux de tête des semaines durant), béate de l’altruisme des étudiantes et des étudiants – et j’exagère à peine – ; je suis ravie et comblée de me retrouver à la tête de votre Journal avec, à mes côtés, une équipe fraîche et dispose prête à noircir des dizaines de pages pour votre plus grand bonheur. Le mot clé? Vôtre. Je me lancerai en disant que je crois que mon principal avantage est d’être une petite nouvelle non seulement à l’Université de Sherbrooke, mais aussi dans cette partie du Québec. Il est donc de votre ressort de m’influencer tout au long de l’année dans le but de parvenir à l’accomplissement de mon objectif : peindre un portrait global du campus pour y retrouver les couleurs et les émotions de toutes les facultés. Ambitieuse, croyez-vous? Un peu plus haut, un peu plus loin ; je veux aller un peu plus loin.

En plus de vouloir trouver des collaborateurs dits ingénieurs, enseignants, sportifs, biologistes ou relationnistes, je suis à la quête d’idées innovatrices. La force d’un journal, et par le fait même du journalisme, se retrouve dans sa diversité et non dans la monotonie d’une équipe. Vous avez envie qu’on parle de vous, de vos intérêts? Faites-nous découvrir vos opinions par le biais de textes ou, si la plume n’est pas votre meilleur ami, partagez-nous vos idées et ce que vous aimeriez lire dans les pages du Collectif. D’abord et avant tout, c’est un peu de toi, de moi et de ton voisin de classe qui doit se trouver dans le Journal. Vous êtes prêts? Cette année, nous unirons neuf facultés et près de 40 000 étudiants au travers de l’écriture.

Moi, au passé et au présent

C’est donc sous les yeux attentifs de Pierre Bruneau et de Sophie Thibault que j’écris mon tout premier éditorial. La pression augmente. Aujourd’hui, entre les frasques de la Commission Charbonneau et la démission surprenante de Mélanie Joly, demain animée par un procès grotesque et une guerre interminable ; j’écrirai tout au long de l’année avec mon cœur sur des sujets qui m’animent ou qui me choquent, le mobile de mes textes étant dirigé par mes inspirations du moment. Certains dépeindront de mes écrits ma formation antérieure en droit puisque la politique et les enjeux sociaux occupent une grande partie de mes pensées. D’autres découvriront que j’aspire à devenir une version féminine du chroniqueur Yves Boisvert. Dans tous les cas, je suis une étudiante dans la vingtaine qui se préoccupe très probablement des mêmes problématiques que la plupart d’entre vous et j’espère animer vos discussions ou vous porter à réflexion. Mon objectif ultime est de parvenir à informer le monde, et non pas le sauver!

Lire et écrire au deuxième degré

Avec mon côté catégorique et dirigé vient une partie de moi un peu plus euphorique. Parce que j’aime rire aux éclats et sourire à la lecture d’un jeu de mots bien placé ou d’une réplique bien envoyée, les chroniques cocasses ou d’opinions feront aussi l’objet de mes éditoriaux. D’ailleurs, je m’y lance de ce pas. En quelques jours d’école seulement, j’ai réussi à renverser mon café, tomber dans les escaliers, arriver deux fois en retard au même cours (dix minutes, c’est trop court pour une pause), parcourir 620 kilomètres en cinq jours (en auto, pas en marchant!!) et, surtout, boire de la crème de menthe. Le tout énuméré en fonction de son importance. Une semaine éprouvante de la tête aux pieds, mais ô combien vivante et stimulante. Si je vais recommencer? Totalement, et ce, chaque semaine de la session. J’aime mon nouveau campus universitaire et sa vie étudiante. Voilà, c’est dit!

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *