Quelques membres de l’AIEUS lors d’une sortie à la cabane à sucre en mars 2019.


Par Roxane Gaudreault

Le 22 septembre dernier, l’Association interculturelle de l’Université de Sherbrooke (AIEUS) a élu son conseil exécutif de l’année 2020-2021. Cette année, la politique est au menu et, entre les réformes gouvernementales et les adaptations rendues nécessaires par la pandémie, l’Association est plus occupée que jamais.

L’Association interculturelle de l’Université de Sherbrooke regroupe, comme son nom le mentionne, des personnes étudiantes de provenance diverses. Chaque étudiant étranger fait automatiquement partie de l’Association dès son entrée à l’UdeS. Celle-ci est toutefois ouverte à admettre des membres d’origine québécoise qui voudraient participer à ses différentes activités.

Un mandat plus politique que jamais

Visant tout d’abord à faciliter les échanges au sein de la communauté étudiante et à favoriser l’intégration sociale de la communauté internationale étudiant à l’UdeS, l’AIEUS a dû récemment adapter son mandat en raison de la crise provoquée par la réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), annoncée par le gouvernement caquiste. Dans le but de répondre efficacement à la problématique, l’équipe de l’AIEUS a décidé d’embaucher un attaché politique.

Il faut dire que, pour les étudiants internationaux, les conséquences de la réforme du PEQ, dont la nouvelle mouture sera en vigueur en janvier, sont très importantes.

Selon David Lannevile, exécutant de l’AIEUS, « on voit, parmi les membres de l’AIEUS, une augmentation du stress et des impacts sur la santé psychologique en lien avec la réforme du PEQ. Les étudiants qui sont sur le point de finir se dépêchent afin de finir au plus vite, avant la réforme de janvier. »

Bien que le mandat politique demandant à l’Association de faire pression contre cette réforme ne date que de la dernière assemblée de septembre, l’exécutif de l’AIEUS n’a pas été inactif sur la question et plusieurs actions ont déjà été entreprises.

Des vigiles devant l’hôtel de ville, un appel au média au moyen de communiqués de presse, des rassemblements pacifiques et la constitution d’un album photo militant sont tous des moyens de pression qui ont été faits depuis les annonces de réforme. « C’est un mouvement national, mentionne David Lanneville. On travaille beaucoup avec les autres universités. »

Socialiser au temps de la COVID

Le mandat de base de l’AIEUS étant d’assurer à la communauté étudiante internationale de l’UdeS un espace d’échange et de socialisation propice à l’intégration dans le but de briser l’isolement, elle organise traditionnellement beaucoup d’activités sociales sur le campus : des soirées de réseautage, un souper interculturel, un tournoi de soccer amical… Des activités variées dynamisent normalement la routine de l’Association.

Mais comment remplir ce mandat en temps de pandémie ? « Comme l’Université, on tend encore à vouloir organiser des activités sur le campus, avec des places limitées, dit David Lanneville. On profite des occasions qu’on a, comme organiser une randonnée dans le mont Bellevue. »

Des activités en ligne sont également dans les plans. « C’est pratique puisque cela nous permet aussi de joindre les gens des campus de la santé et de Longueuil », poursuit l’exécutant.

L’AIEUS et ses activités sont ouvertes à toute la communauté étudiante et toutes les informations sont disponibles sur leur page Facebook.

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