Eager Dance : pop sublime on stage, polyvalence rarissime backstage

Par Louis Gagner

En août dernier, Eager Dance renouait avec son public sherbrookois au lancement de When The Weeds Bloom, le plus récent EP qu’a produit la formation. Vendredi soir, le jeune trio que l’on reconnait au panorama culturel de la région a offert une performance aux côtés d’Alpha & The Van, de nouveaux amis venus de la grande île métropolitaine. Cette première réunion a donné lieu à un spectacle en deux temps, bercé au tempo des applaudissements de l’auditoire de La Petite Boîte Noire.

Merci pour la bière

À mon arrivée, j’interromps timidement le soundcheck en cours et je salue Vincent qui tapoche sans retenue sur sa batterie. Il dépose ses baguettes aussitôt et me renvoie les politesses. Raphaël lève les mains de son clavier et retire son casque d’écoute. Quelque peu écorché de ma soirée de la veille, je quémande un verre d’eau à qui ose bien aller opérer l’évier derrière le bar. Outre les quelques musiciens affairés à démêler un paquet de fils, la salle est vide. Enfin, Dominique m’offre une bouteille qu’il sort du frigidaire de la loge : «tiens, enjoy ta bière de journaliste», me lance-t-il en la décapsulant. Je me gargarise d’une première gorgée. Ma langue retrouve une texture plus malléable. L’entrevue peut débuter.

La cour d’école : les premiers accords

Eager Dance célébrait le septième anniversaire de sa toute première prestation, une première expérience au pied de la montagne reconnue pour les difficultés qu’elle éprouve avec ses remontées mécaniques. Cela dit, les débuts de ceux qui ont fondé le groupe remontent à une époque plus lointaine. Raphaël Favreau et Dominique G. Lemire se sont rencontrés au début du secondaire. Le premier baignait déjà dans l’univers de la musique et le second a aussitôt voulu y plonger. Depuis, l’inséparable duo a transformé la salle de jeu du sous-sol familial en studio de répétition. Au fil des années, plusieurs musiciens et musiciennes se sont greffés à la formation. Eager Dance comptait sept membres en 2017. Aujourd’hui, le seul qui demeure aux côtés de la paire fondatrice est Vincent Dion, un atout important à cette brigade musicale. D’une main, il maintient le rythme sur les tambours et cymbales et de l’autre, il assure la partition de basse. De plus, ses habiletés en techniques d’enregistrement et en réalisation permettent au groupe d’amoindrir les coûts de production ainsi que d’allonger les sessions d’enregistrement. Bien qu’autoproduit, le groupe peut se vanter de la qualité de sa production qui s’inscrit aux côtés de celle de grosses boîtes (lire ici, celle de Grosse Boîte).

Un trio aux talents multiples

Après les heures de pratique, les enregistrements au studio et les prestations live, Dominique et sa copine consacrent leur temps sur un projet d’arts visuels, Baku, qui trouve sa place parmi les œuvres exposées dans les galeries de New York et de Shanghai. Raphaël, lui, orchestre la Ligue d’improvisation musicale de Sherbrooke avec sa copine et quelques acolytes, parmi lesquels on retrouve Vincent derrière la console de son. Ce dernier poursuit également son baccalauréat en psychologie avant une entrée en médecine espérée pour l’automne prochain. Eager Dance ne chôme pas!

Jeudi le 13 février prochain, c’est Eager Dance qui rejoindra Alpha & The Van à Montréal sur la scène de La Casa Del Popolo.

Pour vous procurer des billets du spectacle, rendez-vous ici.

Pour écouter toutes les pistes de Eager Dance.

Pour consulter les œuvres de Baku.

Pour en apprendre davantage sur la Ligue d’improvisation musicale de Sherbrooke.


Crédit Photo @ Eager Dance

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