En quête de stationnements sur le campus

Un des irritants majeurs que les étudiants de l’UdeS vivent chaque rentrée est l’achat d’un permis de stationnement. La file d’attente monstrueuse est bien sûr déplaisante, mais le coût de ce fameux permis est, on va se le dire, choquant, vu le manque de stationnements.

Par Vanessa Racine

En effet, certains étudiants de l’UdeS sont confrontés quotidiennement à une source de stress : se trouver une place de stationnement sur le campus. Ils sont par conséquent obligés de « virailler » à plusieurs reprises avant d’arriver à se garer le matin. La population étudiante ne cesse d’augmenter et il faut bien trouver un moyen à long terme de s’assurer que ceux qui paient pour un emplacement en aient bel et bien l’accès.

Le cas du stationnement

Le campus principal dispose de plus de 3 000 espaces de stationnement répartis sur plusieurs parcs extérieurs. Le tarif journalier est de 7,75 $. Pour les permis de longue durée, le jaune coûte 128 $ par trimestre ou 309 $ par an, alors que le permis vert coûte 247 $ par trimestre ou 605 $ par an.

Depuis le 1er mai 2004, l’Université de Sherbrooke a une entente avec la Ville de Sherbrooke sur l’application du règlement de la circulation et de stationnement de la ville, qui englobe les territoires de l’Université. C’est pourquoi ce sont des amendes de la Ville de Sherbrooke que les étudiants reçoivent lors d’une infraction. À titre informatif, un constat d’infraction est d’un montant de 33 $.

« La moins pire des solutions »

Il y a plusieurs années, l’Université a investi dans un service pour aider les étudiants, avec une solution viable (soulignons ce mot) à la simple utilisation de la voiture. Ce service, ancré depuis longtemps, devrait être une habitude journalière pour chaque étudiant en attendant de trouver une nouvelle solution.

Sherbrooke, chef de file

Aux prises avec un grave problème de manque de stationnements en 2004, l’UdeS a décidé d’investir dans un partenariat avec la Société des transports de Sherbrooke (STS), offrant ainsi à chaque étudiant un accès illimité au réseau. « L’achalandage a bondi de 127 % dès la première année », affirme la directrice générale de la STS. Le succès du projet a été tel que les étudiants doivent maintenant payer une cotisation de 30,71 $ par session, puisque l’administration ne pouvait plus assumer de tels coûts.

C’est pourquoi, entre ce maigre montant et le montant faramineux des permis de stationnement, j’encourage ceux qui le peuvent à utiliser le réseau d’autobus. Ce dernier s’améliore chaque année et offre une grande variété de trajets et d’horaires durant la journée. D’ailleurs, ce modèle ingénieux et innovateur a inspiré plusieurs autres villes.

À quand une nouvelle solution?

Mais, on se demande quand même quand le problème du manque d’aires de stationnement sera réglé. De nombreux étudiants doivent se stationner dans des endroits inhabituels ou de couleur différente à leur permis, en ayant comme conséquence une amende en fin de journée. Autrement, ils doivent marcher une vingtaine de minutes afin d’arriver à leur faculté. Seulement, il n’y a eu aucune autre option viable, comme l’accès aux autobus, depuis 10 ans!

On a pensé il y a quelque temps à construire un stationnement à étages de 812 places, derrière la Salle Maurice-O’Bready. Or, cette idée avait été rejetée, car il en coûterait 7 000 $ la place, comparativement à 1 500 $ la place dans un parc ordinaire.

Signe que les temps changent malgré tout, il y a vingt ans on était tous fiers d’annoncer l’ajout de nouvelles places de stationnement alors qu’aujourd’hui, on est tous fiers d’annoncer la suppression de places de stationnement. On n’arrête pas le progrès! Je comprends le statut de l’UdeS par rapport au développement durable. Le fait de transformer des parcs de stationnement en parcs verts comme le Cœur campus, qui permet de récupérer l’eau des pluies et de la montagne pour qu’elle se purifie avant de retourner à nos lacs et rivières, est un exemple concret. D’ailleurs, l’Université se démarque grandement en tant que leader dans le domaine du développement durable et je la félicite! Mais, les autres solutions viables afin de réduire le nombre de voitures sur le campus doivent aussi être étudiées par l’UdeS.

À quand une solution, UdeS?

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