Entretien ménager déficient à l’UdeS?

Au cours des trois dernières années, plus ou moins un million de dollars ont été retirés du budget d’entretien et de réparation. Pour bien comprendre l’impact administratif de cette diminution de l’enveloppe budgétaire, il faut regarder comment s’articule l’entretien à l’Université de Sherbrooke.

Par Jean-Philippe Ouellette
L’entretien de l’Université de Sherbrooke se divise en deux sections distinctes : l’entretien ménager sous-traité à des entreprises externes depuis plusieurs décennies et l’entretien fait par les employés de soutien, dont la peinture et les réparations.
Présentement, deux entreprises, Entretien Ménager Roy et Poly M2, s’occupent respectivement de l’entretien ménager des campus et des résidences. Malgré que leurs contrats soient toujours en cours, l’Université s’efforce de diminuer les couts de leurs services, ce qui explique la réduction de leur fréquence.
« Les compressions que nous avons absorbées nous ont menés à revoir nos activités d’entretien », décrit Martin Buteau, recteur adjoint et vice-recteur aux ressources humaines et financières. « Nous avons revu certaines séquences, dont le nettoyage de bureau qui est maintenant au mois ou le nettoyage des vitres qui est maintenant réduit au plus strict nécessaire pour diminuer les couts de notre contrat. »
Le personnel de soutien de l’Université a aussi été réduit lors des dernières années. Avant les compressions, 68 employés et sept contremaitres s’occupaient de l’entretien alors que maintenant, ce sont 58 employés de soutien et six contremaitres qui sont en poste. L’une des nombreuses conséquences de ces changements est le fait qu’un seul peintre dessert maintenant tout le campus, ce qui engendre des listes d’attente de plusieurs années.
« Nous comprenons que ça peut refouler au niveau des demandes d’entretien et c’est pourquoi nous sommes en train d’implanter une version plus récente du système de suivi des demandes d’entretien », mentionne le recteur adjoint et vice-recteur aux ressources humaines et financières. « Nous surveillons la situation et nous espérons pouvoir entreprendre un chantier de quelques mois afin de régler des urgences. Nous sommes conscients que la situation actuelle crée de l’insatisfaction, mais avec les compressions qui frappent, l’insatisfaction se voit un peu partout sur le campus. »
Selon l’Université de Sherbrooke, l’une des pistes de solution est de rénover les bâtiments en fonction de l’entretien. « Nous travaillons aussi à la rénovation de nos bâtiments, ce qui permettra aussi de réduire l’entretien nécessaire et ôter de la pression sur les employés. Évidemment, on ne peut malheureusement pas tout faire en même temps. »
Pour ce qui est des nombreuses plaintes d’étudiants et d’employés qui voudraient modifier ou repeindre leurs locaux, les solutions sont en attente. En effet, ces tâches sont réservées aux employés de soutien de l’Université. Ces derniers pourraient donc déposer un grief si jamais des étudiants ou des employés se risquaient de le faire. La Commission de la construction du Québec serait en droit de mettre à l’amende l’Université, qui doit respecter la réglementation commerciale vu la vocation de l’établissement.
Ainsi, pour la plupart des gens affectés par l’entretien déficient sur le campus, la seule solution reste donc d’être patients, en espérant que leur tour arrive bientôt.

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