Entrevue avec Klô Pelgag

Par Elena Naggiar

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De passage à Sherbrooke samedi dernier, Klô Pelgag a livré un spectacle haut en couleurs au Théâtre Granada. Avant de monter sur scène, la jeune auteure-compositrice-interprète a pris le temps de rencontrer l’équipe du Collectif. Voici notre entrevue avec la très enivrante Klô Pelgag!

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Impossible de mettre le doigt sur l’essence de Klô Pelgag, sur son monde imaginaire où tout est possible, sur ces images que l’Alchimie des monstres suscite à l’écoute. Klô Pelgag ce n’est pas juste une musicienne, c’est un univers ludique où paradoxes et allégories se mélangent, afin de transformer la langue de Molière en jeu, en aventure.

La jeune artiste a donné plus de 200 spectacles en 2014 pour la tournée de son premier album l’Alchimie des monstres. Klô a partagé sa poésie avec des spectateurs un peu partout à travers la province québécoise, en France, en Belgique, en Suisse et en Allemagne! Bien que chaque public ait sa propre saveur, Klô Pelgag a noté que le public français est assez poli, qu’ils hésitent un peu à participer. À l’inverse du public québécois que l’artiste sent plus libre, plus «funny»: «C’est comme une affaire de politesse, c’est bizarre un peu, j’aime pas ça la politesse, c’est difficile de sentir les gens dans ce temps-là.» Pas de formule de politesse pour la jeune musicienne, ce qui l’amuse particulièrement dans le spectacle, c’est la surprise: Klô Pelgag aime surprendre son public, mais elle aime également que son public la surprenne. Espérons que Sherbrooke a su étonner la jeune interprète!

La lauréate du Félix de la Révélation de l’année à l’ADISQ 2014 ne s’attendait pas à autant de reconnaissance lorsqu’elle a décidé de plonger corps et âme dans la musique: «Le succès c’est vraiment relatif et mystérieux, c’est pas parce que tu es bon que tu es connu et c’est pas parce que t’es mauvais que t’es pas reconnu.» Pour le futur, Klô Pelgag espère pouvoir continuer à composer des chansons qu’elle aime, qui lui font du bien et à monter sur scène.

Si vous croisez Klô Pelgag dans la rue, sachez qu’il n’existe pas vraiment de distinction entre elle et Chloé Pelletier-Gagnon, à l’exception, bien évidemment, des accoutrements scéniques. Si, toutefois, vous croisez la jeune artiste à l’épicerie, sachez que cet endroit déclenche un profond malaise chez la musicienne: «Le IGA c’est la chose qui m’angoisse le plus, l’éclairage, la température, ça me «fuck» ben raide. Pis il y a trop de cire sur les pommes, ça m’angoisse.»

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Klô Pelgag © Benoît Paillé

La thérapie de Klô Pelgag? Composer des chansons, jouer avec les mots, déferler des émotions sur du papier; le processus créatif de la musicienne se fait de façon très intense, presque comme une transe où elle se perd pendant des heures et réalise qu’elle a écrit une chanson. Des maux et des mots, voici ce qui donne naissance à un album aussi viscéral et lyrique que l’Alchimie des monstres.

Tenez bon, vous aurez bientôt droit à un autre voyage musical puisque Klô Pelgag travaille présentement sur son deuxième album qui paraîtra à l’automne prochain. D’ailleurs, vous aurez droit à une folle collaboration entre Klô et Violett Pi, artiste avec lequel Klô est hyper excitée de composer!

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