Entrevue avec Pierre-Luc Dusseault, député fédéral à Sherbrooke

Par Alexandre Cadieux

Le 28 mars, Le Collectif rencontre le député fédéral Pierre-Luc Dusseault. Il nous parle de ses expériences en politique, ainsi que de sa vision pour la campagne de 2019. Monsieur Dusseault possède une expérience politique fort intéressante, vu son parcours de plus jeune député, élu à 19 ans.

Pour les nouveaux arrivants à Sherbrooke, pouvez-vous nous parler brièvement de vous ainsi que de votre parcours en politique? 

Oui, pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai commencé à faire de la politique en 2011. C’était la première fois que je me présentais comme candidat lors d’une élection. J’ai commencé à m’impliquer en politique un petit peu avant cela, en fait, en 2010. Pendant 1 an et demi avant d’être candidat, j’ai commencé mon implication au sein du NPD. À ce moment-là, quand j’ai commencé, je suis devenu membre et j’ai décidé de m’impliquer. J’étais au cégep, j’avais déjà, à ce moment-là, pris la décision d’aller étudier en politique à l’Université de Sherbrooke. C’est un peu comme ça que j’ai commencé mon implication qui m’a eu de fil en aiguille. Quand l’élection est arrivée, je connaissais déjà quelques personnes dans le parti. J’avais participé à des congrès, à des réunions et j’étais président de l’Association locale à ce moment-là. J’avais décidé de m’impliquer activement dans le parti ici, à Sherbrooke. Alors, quand l’élection est arrivée en 2011, je me suis présenté parce qu’on me l’a demandé. Ça prenait un candidat pour porter les couleurs du parti, comme on dit en élection. Puis en 2011, on était à 12 % dans les sondages au début de la campagne et j’ai fini avec 47 % d’appui ici, à Sherbrooke. C’est un peu mon parcours politique et ce qui m’a fait commencer. Mon inspiration du début était Jack Layton. Il m’a inspiré à m’impliquer au sein du NPD et ensuite à me présenter comme candidat dans son équipe à Sherbrooke.

Saviez-vous, depuis votre jeune âge, que vous vouliez faire le métier de politicien, ou bien il s’agit d’une question d’opportunité?

Je dirais que c’est plus de fil en aiguille, à force de voir que la politique a un impact quotidien sur nous tous. Par exemple, en se promenant dans la rue, dans les classes, dans un hôpital, peu importe ce qu’on fait, dans tous nos quotidiens, il y a la politique qui est impliquée. Des décisions politiques sont prises et ont un impact sur notre vie. C’est donc pour cela que j’ai développé cet intérêt pour la politique, en voyant son importance dans notre société. C’est comme cela que j’en suis arrivé à la conclusion que je devais m’impliquer politiquement en plus d’aller étudier dans le domaine, puis devenir député. C’est venu ensuite comme une opportunité d’être candidat. Comme je disais plus tôt, en étant à 12 % dans les sondages et un historique de ne jamais avoir eu plus qu’un député au Québec pour le NPD. Je ne me suis pas présenté au NPD en 2011 en me disant je faisais cela pour devenir député. Ce n’était pas nécessairement mon objectif à long terme. Mon objectif pour être impliqué en politique et d’étudier en politique était de travailler d’une façon ou d’une autre, de près ou de loin, dans le milieu politique. La raison, c’est par son importance dans notre société puis l’importance d’avoir des gens qui s’investissent pour que ça puisse fonctionner, car juste laisser les décideurs prendre les décisions qui nous affectent sans dire notre mot, ou tenter de l’influencer, ce n’est pas responsable. Donc, moi, j’ai décidé de prendre mes responsabilités et de me lancer en politique, pour ensuite devenir député. C’est arrivé par un concours de circonstances en 2011, avec la performance du NPD au Québec et on est passés de 1 député à 57, puis j’ai aimé l’expérience suffisamment pour décider de me représenter en 2015, et de me présenter à nouveau en 2019. J’apprécie assez mon travail pour vouloir continuer de le faire.

Comment envisagez-vous la campagne électorale, du fait que vous avez fait deux mandats, et donc plus d’expérience?

Je l’envisage comme celle de 2015, je reprends mes deux élections que j’ai faites jusqu’à maintenant, et celle-ci sera ma troisième. Ma première élection, comme je disais, était dans des circonstances passablement différentes. Mais l’année 2015 a été, peut-être, une élection un peu plus normale pour moi. Alors, 2019, je la vois un peu comme il y a quatre ans, un test de mon travail, et je prends souvent comme exemple que je travaille à contrat. J’ai des contrats de 4 ans, parfois moins, cela dépend si des gouvernements majoritaires ou minoritaires sont au pouvoir. J’ai des contrats de 4 ans en général et mon but est de performer du mieux que je peux pour satisfaire mon employeur, qui est pour moi tous les habitants de la Ville de Sherbrooke. 2019, je la vois comme le renouvellement d’un contrat pour essayer de démontrer à mon employeur que j’ai fait le travail du mieux que je pouvais, dans les circonstances. Je mérite de pouvoir continuer de le faire encore 4 ans et peut-être dans des particularités politiques différentes. C’est un peu ce qu’on souhaite dans tout ça. De créer une opportunité politique plus large au sens national et d’essayer de former le gouvernement Canadien, qui est aussi un objectif dans tout cela. Localement, continuer d’espérer que les Sherbrookois sont satisfaits de mon travail des huit dernières années et qu’ils me fassent confiance à nouveau, puis, espérons-le, que je pourrai être réélu dans un gouvernement du NPD qui me permettrait de faire encore plus que ce que j’ai pu faire dans les années précédentes.

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