Être une bonne personne

Par Gabrielle Lapierre

Vous êtes-vous déjà demandé, après avoir nonchalamment jeté un carton de lait dans la poubelle, si vous étiez une mauvaise personne? Moi oui.­

En 2015, nous sommes bombardés de statistiques et de recherches alarmantes qui nous annoncent quasiment la fin du monde tel que nous le connaissons. Est-ce que la situation planétaire est à ce point désespérée? Est-ce que, en jetant un simple carton de lait dans la poubelle, je viens de propulser la race humaine vers une mort certaine? À croire certains groupes écologiques extrémistes, c'est le cas.

Un devoir d’information

Toutefois, il est de notre devoir à tous de filtrer l’information concernant les changements planétaires en cours. Il faut d’abord apprendre à départager les textes sensationnalistes de ceux qui visent à informer sur la réalité actuelle. En tant qu'étudiant universitaire, c’est là notre premier devoir. Pourquoi? Parce que la recherche de la vérité fait partie de l’éducation. Comment peut-on espérer remédier aux problèmes environnementaux actuels si on ne connaît pas la situation réelle?

En observant les statistiques climatologiques de la préhistoire, il est clair que les avancées technologiques du dernier siècle ont contribué à l’augmentation de la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Qu’est-ce qu’on peut faire en tant qu’habitant de cette planète pour tenter d’améliorer la situation?

Un devoir de consommation

Est-ce que, à vingt ans, notre responsabilité envers l’environnement est plus importante que lorsque nous sommes enfants? Définitivement, car c’est au début de la vingtaine que notre pouvoir de consommation devient plus important. Une fois à l’université, plusieurs d’entre nous pensent acheter ou ont acheté une voiture. Plusieurs étudiants vivent en appartement et doivent inévitablement prendre des responsabilités qu’ils n’avaient pas auparavant, soit faire l’épicerie, faire un budget, etc.

C’est donc au moment où nous atteignons notre indépendance en tant qu’individu qu’il nous est possible de faire des choix écologiques pour nous-mêmes.  J’entends déjà plusieurs d’entre vous me dire «Mais je n’ai pas les moyens d’être écologique!»  Je vous répondrai alors que faire des choix sains pour vous et pour l’environnement ne coûte pas nécessairement la peau des fesses. Saviez-vous qu’il vous est possible de commander des paniers bio directement à l’Université de Sherbrooke? Le coût est de 15 $ par semaine pour une personne et il peut être moindre si le panier est acheté par deux ou quatre personnes. Pour des légumes frais et locaux, c’est un prix raisonnable et accessible aux étudiants. Vous pensez acheter une voiture? Pourquoi ne pas choisir une voiture hybride? Sincèrement, ça vaut la peine, car, malgré l’investissement de départ, vous ferez le plein d’essence beaucoup moins souvent! Ça représente alors des économies à long terme.

Il se trouve que faire des choix sains pour l’environnement a souvent un impact positif sur la qualité de vie et la santé des individus. Alors, lorsque je jette par mégarde un carton de lait dans la poubelle, je le reprends et le place dans le bac de récupération. Je ne serais pas une mauvaise personne si je ne le faisais pas, mais j'en serai une meilleure si je le fais. Est-ce que ce n'est pas notre but premier dans la vie, d’évoluer pour être une personne meilleure? Je crois que oui.


© Jacob Sciacchitano via Unsplash

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