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	<title>journal le collectif</title>
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	<description>le journal des étudiants de l&#039;université de Sherbrooke</description>
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		<title>Quand la population ne suit plus</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:06:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>

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		<description><![CDATA[Au cours des dernières semaines, on a assisté à une inquiétante radicalisation du mouvement étudiant qui a culminé le 4 mai dernier lors des émeutes de Victoriaville. Pour certains, la chose semblait inévitable en raison d&#8217;un conflit qui n&#8217;en finit plus, mais ce n&#8217;est pas dans un tel climat de tension que l&#8217;on parviendra enfin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Au cours des dernières semaines, on a assisté à une inquiétante radicalisation du mouvement étudiant qui a culminé le 4 mai dernier lors des émeutes de Victoriaville. Pour certains, la chose semblait inévitable en raison d&#8217;un conflit qui n&#8217;en finit plus, mais ce n&#8217;est pas dans un tel climat de tension que l&#8217;on parviendra enfin a trouver un moyen de sortir de cette crise dans laquelle nous sommes maintenant profondément plongés. Le tableau est simple à comprendre, les étudiants sont en train de perdre l&#8217;appui et la confiance des Québécois à vitesse grand V.</strong></p>
<p><strong>Pierre-Luc Trudel</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut comprendre la population de se sentir coincée entre un gouvernement qui laisse le dossier traîner depuis beaucoup trop longtemps et les groupes étudiants, pas toujours ouverts aux compromis.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres le démontrent: au début du conflit, plus de la moitié des Québécois étaient plutôt sympathiques au mouvement étudiant. Certaines personnes appuyant la hausse des droits de scolarité étaient même favorables à ce que les jeunes descendent dans la rue pour défendre leurs idées, ne serait-ce que par principe.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis que les grévistes les plus radicaux, responsables de la plupart des débordements des dernières semaines, se font plus présents, l&#8217;appui des Québécois envers le mouvement étudiant fond comme neige au soleil. On ne peut que déplorer que les actes commis par quelques groupuscules discréditent le combat mené par plus de 150 000 étudiants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus inquiétant, c&#8217;est que le mouvement qui était à la base bien encadré donne aujourd&#8217;hui l&#8217;impression d&#8217;être laissé à lui-même. Tous semblent avoir perdu le contrôle de la situation, que ce soit les gouvernements ou les leaders étudiants.</p>
<p style="text-align: justify;">Les étudiants ont le droit de mener leur combat, de manifester pour une cause qu&#8217;ils croient juste, mais ils n&#8217;ont pas le droit de tenir la population en otage pour y arriver. Perturber le réseau de métro montréalais en pleine heure de pointe, ou bloquer le pont Champlain, c&#8217;est s&#8217;attaquer aux mauvaises personnes. Ce n&#8217;est pas le gouvernement qui est le plus touché là-dedans, ce sont les travailleurs montréalais qui ne sont pas impliqués dans le conflit.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation devient encore plus frustrante quand des individus un peu trop radicaux estiment qu&#8217;ils n&#8217;ont pas besoin que l&#8217;opinion publique penche en leur faveur pour défendre leur cause. Quelle est leur logique? Tant qu&#8217;à les avoir contre nous, profitons-en pour défoncer leurs vitrines, égratigner leurs voitures et les empêcher de dormir des nuits durant? En plus d&#8217;être une grave erreur stratégique, le fait de perturber la vie du citoyen moyen de façon délibérée et planifiée est irrespectueux et contraire aux principes d&#8217;équité et de justice sociale, des valeurs pourtant à la base de la contestation actuelle. On comprend que les manifestants cherchent des moyens pour se faire entendre, mais la désobéissance civile a ses limites.</p>
<p style="text-align: justify;">Aucune hausse des droits de scolarité ne mérite qu&#8217;un individu soit tué ou gravement blessé. Inutile ici d&#8217;entrer dans un débat portant sur la gestion des mouvements de contestation par les policiers, mais chose certaine, quand une manifestation pacifique dégénère en émeute, tout le monde en sort perdant: les étudiants, les corps policiers, les citoyens, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est de là que vient la stupéfaction d&#8217;une grande partie des Québécois quand la CLASSE refuse de dénoncer les actes de violence ou encore de faire un appel au calme. Dans une société pacifiste comme le Québec, il est tout simplement impensable que les leaders ou les porte-parole, appelez-les comme vous voulez, d&#8217;une organisation sérieuse refusent de se soumettre à l&#8217;exercice, ne serait-ce que par désir de crédibilité. Si on en est rendu à devoir voter en assemblée générale sur le fait de dénoncer ou non la violence et les actes criminels, notre société a de sérieux problèmes.</p>
<p style="text-align: justify;">En tant qu&#8217;étudiant, il faut aussi que nous acceptions le fait que la population n&#8217;approuve pas nécessairement nos revendications et qu&#8217;il faut quelque part respecter ce choix. Certains parlent d&#8217;un mouvement de contestation global bien plus large que la simple question des droits de scolarité. Cependant, ces discours proviennent de la bouche des étudiants eux-mêmes. Force est de constater que, malgré un conflit qui perdure depuis plus de trois mois, le Québécois moyen ne s&#8217;est pas joint au mouvement de contestation. Les étudiants sont encore seuls dans les rues. Même si certains souhaitaient l&#8217;avènement d&#8217;un véritable «printemps érable», ça n&#8217;a pas été le cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela ne rend évidemment pas la cause des étudiants moins légitime, loin de là, mais après avoir pris conscience de cette réalité, il serait prétentieux de notre part de déambuler dans les rues en faisant comme-ci nos revendications provenaient de la société québécoise dans son ensemble. Les étudiants n&#8217;ont pas à porter à bout de bras les aspirations de tout un peuple. Même si elle ne va pas les défendre dans les rues, la société québécoise a ses propres opinions, ses propres convictions. Les étudiants doivent accepter qu&#8217;elles n’aillent pas nécessairement dans le même sens que les leurs.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;accessibilité aux études est un combat noble, mais encore faut-il le mener intelligemment.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pas de vacances pour <em>Le Collectif</em>!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré la grève et l&#8217;été qui est à nos portes, l&#8217;équipe du Collectif ne chôme pas. Avec des numéros imprimés, le journal est de retour en force sur le campus en cette période estivale. Pour couvrir de façon plus exhaustive l&#8217;actualité étudiante sherbrookoise, notre site web ainsi que notre page Facebook deviendront plus dynamiques et vivants au cours des prochaines semaines. Articles publiés sur le vif, reportages vidéo, débats d&#8217;idées et plus encore, tout cela mené de main de maître par notre nouvelle responsable web, Romi Quirion. Cet été, on aime <em>Le Collectif</em>, sur Facebook comme dans la vie!</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Festival des Grandes Fourches</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:05:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culturel]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux entités distinctes se partagent le nom de Grandes Fourches, l’une étant une piste cyclable de l’Estrie, sur laquelle je n’ai jamais enfourché quoi que soit. Un peu par manque d’esprit sportif, beaucoup par manque de vélo. L’autre est un festival (d’une nuitée, donc plutôt un spectacle) se tenant au Boquébière une fois par année, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;" dir="ltr"><a href="http://www.lecollectif.ca/2012/05/festival-des-grandes-fouches/culture_grandes-fourches/" rel="attachment wp-att-8088"><img class="aligncenter  wp-image-8088" title="culture_grandes fourches" src="http://www.lecollectif.ca/wp-content/uploads/2012/05/culture_grandes-fourches.jpg" alt="" width="416" height="250" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Deux entités distinctes se partagent le nom de Grandes Fourches, l’une étant une piste cyclable de l’Estrie, sur laquelle je n’ai jamais enfourché quoi que soit. Un peu par manque d’esprit sportif, beaucoup par manque de vélo. L’autre est un festival (d’une nuitée, donc plutôt un spectacle) se tenant au Boquébière une fois par année, du moins depuis l’an passé. Pour ces Grandes Fourches-ci, je ferai un effort. Un peu par désir de beuverie, beaucoup par amour de la musique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Joshua Lessard</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Il est pertinent de vous dire qu’au moment où vous vous délectez de mes mots, l’événement en question est passé. C’était samedi. Samedi le 12.</p>
<p dir="ltr">Donc vous avez tout raté.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Et après de longues et approfondies recherches (je suis journaliste), je confirme qu’il est peu probable que vous voyagiez dans le temps.</p>
<p id="internal-source-marker_0.7220004585254374" style="text-align: justify;" dir="ltr">Mais ne vous méprenez pas! Vous êtes loin d’avoir tout perdu, car le but de l’événement, créé par Dominic Tardif et Alex Lys, mélomanes notoires, est de faire découvrir à la populace sherbrookoise une poignée de groupes issus de la scène émergente du Québec, et c’est exactement ce à quoi aspire cette missive. Des quatre groupes présents, je vous en présente un (mon coup de cœur personnel), Solids de leur nom, mais Rome Roméo, Pif Paf Hangover et Mauves méritent tout autant l’attention.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Fusion entre le grunge et l’alternatif d’il y a deux décennies, Solids incarne le florilège des années 90. En prenant ici et là des traits à Dinosaur Jr. et aux Smashing Pumpkins, et en n’empruntant rien à Serial Joe, à Mudvayne et à la vague Nu-Metal de la même époque (ce qui est une sage décision).</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">C’est à l’aube de ce spectacle et de la préparation de leur premier album complet que je rencontre Louis, une moitié du duo qui a aussi deux ep (mais en 4 formats: cassette, vinyle, 7 pouces et disque compact) derrière la cravate.</p>
<p dir="ltr">Cravate qu’il ne porte pas nécessairement.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">«On est très contents de pouvoir jouer dans le cadre des Grandes Fourches cette année, surtout que c’est au Boquébière!»</p>
<p id="internal-source-marker_0.7220004585254374" style="text-align: justify;" dir="ltr">Parce qu’il ne s’agit pas de la première visite du groupe en terres UdeSiennes: ils avaient joué, naguère, au mythique bar Le Magog, mais avec une de leurs anciennes formations.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">«On faisait tous les deux partie de différents bands, dont certains ensemble, mais qui se situaient dans un créneau un peu plus agressif. Et puis Xavier s’est mis à me jouer des trucs très 90’s, et on a décidé de développer le tout. Donc, depuis 2009, on est officiellement Solids. Et puis la formule duo nous attirait, beaucoup plus simple côté organisation. Et lorsqu’on n’est que deux, c’est oui ou c’est non, pas de processus interminable.»</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Et depuis 2009, les choses roulent. Generic dogs, leur premier ep (lire leur premier EXCELLENT ep), est suivi d’un deuxième, éponyme cette fois, et les spectacles s’empilent.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">«On a fait des spectacles un peu partout, dont au Canada anglais et aux États-Unis. Après les Grandes Fourches, on se prévoit une autre virée anglophone et, cet été, on joue à Osheaga. Ce qui est très cool. On ira aussi à The Fest, en Floride.»</p>
<p dir="ltr">La renaissance des années pré-bug favorise-t-elle cette montée ?</p>
<p dir="ltr">«Certainement, c’est le moment ou jamais, si renaissance 90 il y a, par contre.»</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">La compagnie de production des rééditions de Nirvana me confirme à l’oreille que nouvelle vague il y a effectivement. Et Solids est un candidat tout choisi pour hisser le drapeau du rock, du temps où le rock rockait, du temps où même The Rock rockait.</p>
<p dir="ltr">Ahhh nostalgie quand tu me prends…</p>
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		<title>Restructuration du conseil municipal de Sherbrooke: quelques enjeux</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:04:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 7 mai dernier a eu lieu un vote, au conseil municipal de Sherbrooke, portant sur la réduction du nombre d’élus au conseil municipal. Le résultat a été très serré: il ne manquait qu’un appui pour que la réduction soit acceptée. Celle-ci aurait enlevé quatre postes de conseillers, faisant passer de 19 à 15 le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;" dir="ltr"><a href="http://www.lecollectif.ca/2012/05/restructuration-du-conseil-municipal-de-sherbrooke-quelques-enjeux/societe_conseil-municipal/" rel="attachment wp-att-8111"><img class="aligncenter  wp-image-8111" title="société_conseil municipal" src="http://www.lecollectif.ca/wp-content/uploads/2012/05/société_conseil-municipal-1024x768.jpg" alt="" width="382" height="289" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Le 7 mai dernier a eu lieu un vote, au conseil municipal de Sherbrooke, portant sur la réduction du nombre d’élus au conseil municipal. Le résultat a été très serré: il ne manquait qu’un appui pour que la réduction soit acceptée. Celle-ci aurait enlevé quatre postes de conseillers, faisant passer de 19 à 15 le nombre d’élus à la Ville.</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Camille Dauphinais-Pelletier</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Arrondissements à Sherbrooke : de forts écarts démographiques</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Depuis la fusion de 2000, la ville de Sherbrooke compte six arrondissements: Brompton, Fleurimont, Lennoxville, Jacques-Cartier, Mont-Bellevue et Rock-Forest−Saint-Élie−Deauville. En plus d’être très variés géographiquement et culturellement, ces arrondissements présentent d’importants écarts démographiques. Par exemple, alors que l’arrondissement de Fleurimont compte près de 41 000 personnes, celui de Brompton en compte un peu plus de 6 000.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Comme les règlements prévoient que chaque arrondissement doit avoir au minimum trois conseillers, ces derniers se retrouvent avec des tâches d’importance fort différentes. Un conseiller de Fleurimont représente en moyenne autour de 8 000 citoyens, alors qu’un conseiller de Lennoxville en représente autour de 2 000. Selon certains, ce fait est non seulement dérangeant pour les conseillers qui ont des tâches inéquitables, il est aussi injuste pour les citoyens. En effet, le poids politique des électeurs des petits arrondissements se retrouve beaucoup plus important que celui des électeurs des grands arrondissements.</p>
<p id="internal-source-marker_0.13159067123433998" style="text-align: justify;" dir="ltr">Comme mentionné précédemment, le projet de réduction des élus en enlèverait un par arrondissement populeux. Pour poursuivre l’exemple, le conseiller de Fleurimont représenterait plus de 10 000 citoyens alors que celui de Lennoxville continuerait d’en représenter 2 000. L’injustice en termes de poids démocratique s’amplifierait donc.</p>
<p dir="ltr"><strong>Un vote serré</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Il fallait 11 appuis pour que la réduction ait lieu, et 10 conseillers se sont présentés en faveur de la réduction. Fait intéressant à noter: trois conseillers favorables à la réduction en date du 2 avril dernier avaient changé leur vote. Comme l’accroissement de l’iniquité entre les électeurs semblait être un point dérangeant pour certains, la modification des modalités de réduction aurait peut-être pu permettre au maire Bernard Sévigny de faire passer le projet.</p>
<p dir="ltr">La restructuration des arrondissements, sujet qui revient de temps en temps sur le plancher à Sherbrooke, aurait également pu être un facteur qui aurait aidé à réduire le nombre d’élus pour économiser, tout en favorisant l’équité entre les citoyens de Sherbrooke.</p>
<p id="internal-source-marker_0.13159067123433998" style="text-align: justify;" dir="ltr">Serge Paquin, le président du comité exécutif, s’est dit déçu pour les citoyens. Selon lui, le vote venait de priver ceux-ci d’économies de plusieurs centaines de milliers de dollars par année. Si ces économies s’avèrent possibles (certains ont critiqué les calculs présentés par la Ville), il pourrait être intéressant de ramener rapidement le sujet de la réduction d’élus – modifié – au conseil, d’autant plus que des sondages effectués auprès de la population ont révélé que 72 % des électeurs étaient en faveur du rapport Paquin, qui comprenait cette réduction.</p>
<p dir="ltr"><strong>Ligne 311</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">La Ville a voté, lors de la même séance du conseil, pour la mise sur pied de la «ligne 311», numéro unique où les citoyens pourront appeler pour tout ce qui concerne les affaires municipales: renseignements, permis, plaintes et bien plus. L’apparition de cette ligne entraînera, selon les membres du conseil, de meilleurs services à la population. Voilà une mesure qui pourra être utilisée comme argument si la réduction revient à l’ordre du jour, puisqu’elle pourrait pallier en partie la diminution de services occasionnée par une suppression de postes.</p>
<div style='clear:both'></div>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;extinction de voix des artistes</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:04:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culturel]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant toute la session d’automne, je me suis abstenu de parler de la grève étudiante dans mes éditos. Toutefois, une conversation que j’ai eue avec un ami m’encourage à effleurer le sujet, si ce n’est qu’en surface. Voilà mon ami qui me dit: «On reproche aux journalistes d’avoir un parti pris contre les grévistes, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p id="internal-source-marker_0.15300709858802275" style="text-align: justify;" dir="ltr"><a href="http://www.lecollectif.ca/2012/05/lextinction-de-voix-des-artistes/culture_edito/" rel="attachment wp-att-8115"><img class="aligncenter size-full wp-image-8115" title="culture_édito" src="http://www.lecollectif.ca/wp-content/uploads/2012/05/culture_édito.jpg" alt="" width="435" height="290" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Pendant toute la session d’automne, je me suis abstenu de parler de la grève étudiante dans mes éditos. Toutefois, une conversation que j’ai eue avec un ami m’encourage à effleurer le sujet, si ce n’est qu’en surface. Voilà mon ami qui me dit: «On reproche aux journalistes d’avoir un parti pris contre les grévistes, mais les artistes, eux, sont clairement en faveur des étudiants&#8230;»</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Kéven Breton</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Oui, peut-être est-ce vrai. Mais ce n’est pas le rôle de l’artiste d’être neutre, contrairement à celui du journaliste, qui se doit d’être d’une transparence totale dans l’exercice de ses fonctions. Rien n’empêche cependant les chanteurs, les écrivains et les humoristes, au même titre que les professeurs, de se prononcer sur des débats de société.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Et la question qui s’ensuivit était inévitable: est-ce que les artistes doivent se faire entendre dans ces débats? Au premier abord, sans trop réfléchir, on dira que oui, puisque dans le meilleur des mondes, tout le monde devrait donner son opinion. C’est ainsi que devraient se forger les décisions démocratiques: en confrontant les idées de tout le monde. Cependant, monsieur et madame Tout-le-Monde ne profitent évidemment pas de la même tribune que les artistes. Ils n’ont pas non plus la même notoriété. Leurs opinions sont donc moins médiatisées, et conséquemment, ont moins de répercussions. Est-ce juste que le bassiste d’un groupe rock, ou qu’un humoriste, possède un plus grand pouvoir sur l’opinion publique que n’importe quel autre citoyen, voire plus qu’un économiste, un professeur, un politologue…?</p>
<p id="internal-source-marker_0.15300709858802275" style="text-align: justify;" dir="ltr">Peut-être pas. Cependant, je pense quand même que l’artiste a le droit, sinon le devoir, de prendre position, de s’engager. Ce n’est pas leur rôle, c’est vrai, mais la notoriété dont ils profitent n’est pas anodine – ils sont de vrais leaders d’opinion, ils ont le pouvoir de galvaniser le débat, d’intéresser des gens blasés par la politique et ses politiciens cyniques. On ne peut pas vraiment le cacher non plus, les artistes ont généralement une idéologie bien différente de celle des autres leaders d’opinion mis à l’avant, ils permettent de relativiser les débats, de le diversifier, bref, de donner un autre point de vue plus visionnaire et moins de droite que celui des économistes et autres (bien nobles) professions pragmatiques.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Leur engagement peut se faire implicitement, à travers leurs œuvres, ou explicitement, sur la place publique. Biz de Loco Locass a une plume très engagée, qui écrit des textes chargés d’opinions politiques. Il est aussi souvent au front lorsqu’un débat de société surgit. Le comédien Emmanuel Bilodeau, lui, milite de façon très explicite: ces derniers temps, il a été un militant très actif. On l’a vu à Tout le monde en parle en arborant le carré rouge, il a fait la promotion du jour de la Terre lors de l’ADISQ, il est devenu membre du nouveau comité sur la souveraineté, créé par le PQ. Il est extrêmement rare de voir des artistes s’engager aussi ouvertement au Québec, car c’est une opération risquée: le risque de diviser son public cible est bien réel. Emmanuel Bilodeau, de ses propres dires, avoue que le téléphone sonne moins souvent pour des rôles depuis qu’il s’est affiché indépendantiste.</p>
<p id="internal-source-marker_0.36795950665780197" style="text-align: justify;" dir="ltr">Pourtant, l’engagement politique semble moins effrayer les artistes français que québécois. Lors des présidentielles françaises, qui se sont conclues par la victoire de François Hollande le 7 mai dernier, plusieurs personnes du monde culturel ont ouvertement exposé leurs allégeances politiques. Et ce n’était pas de façon implicite, mais de façon très formelle, en stipulant clairement s’ils allaient voter pour Sarkozy ou pour Hollande. Il sera intéressant de voir si ce petit regain de militantisme politique, à teinte rouge et verte, incitera les artistes à prendre position lors des prochaines élections au provincial. Je le souhaite fort.</p>
<div style='clear:both'></div>]]></content:encoded>
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		<title>Civilisé, dites-vous?</title>
		<link>http://www.lecollectif.ca/2012/05/civilise-dites-vous/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:03:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lecollectif.ca/?p=8134</guid>
		<description><![CDATA[Quand est-ce que ça finira? La violence, l’entêtement, la mauvaise foi, la désinformation, la stupidité… Ça dure depuis 12 semaines déjà et ça ne semble pas vouloir se terminer. Un conflit difficile qui s’enlise. J’ai même presque perdu espoir l’instant d’un moment. Oui, je sais, je me suis laissé aller&#8230; Benoit Daoust Je me suis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong><a href="http://www.lecollectif.ca/2012/05/civilise-dites-vous/societe_edito/" rel="attachment wp-att-8142"><img class="aligncenter size-full wp-image-8142" title="société_édito" src="http://www.lecollectif.ca/wp-content/uploads/2012/05/société_édito.jpg" alt="" width="435" height="290" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Quand est-ce que ça finira? La violence, l’entêtement, la mauvaise foi, la désinformation, la stupidité… Ça dure depuis 12 semaines déjà et ça ne semble pas vouloir se terminer. Un conflit difficile qui s’enlise. J’ai même presque perdu espoir l’instant d’un moment. Oui, je sais, je me suis laissé aller&#8230;</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Benoit Daoust</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Je me suis mis à penser, et permettez-moi la comparaison, à tous ces soldats révolutionnaires qui ont lutté pour faire triompher leurs idées. Comment ont-ils tenu le coup? Comment garder la foi quand les dirigeants, censés travailler pour le peuple, font tout pour te discréditer et te nuire, quand la population devient le reflet de l’idéologie néolibérale gouvernementale non par choix, mais par ignorance et désinformation, quand les forces de l’ordre outrepassent leur mandat de gardien de la paix et assomment à tout va, quand… enfin, vous saisissez le portrait?</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Mais on a eu une offre, vous me direz, les associations étudiantes ne l’ont pas acceptée, vous me direz, c’est de leur faute si le conflit continue&#8230; Je ne me donnerai pas le rôle de vous l’expliquer, vous devriez déjà être au courant, mais je dirai seulement que même le premier ministre a ri de son offre. Il a affirmé le sourire aux lèvres et le regard méprisant que les étudiants seront chanceux de sauver quelques sous que ce soit avec cette entente. On s’est joliment fait avoir par ce que j’appelle à regret un fin stratège…</p>
<p id="internal-source-marker_0.09566312771171337" dir="ltr"><strong>Défendre la nation à tout prix</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Depuis le début du conflit, j’entends des antigrévistes se plaindre de l’intimidation qu’ils subissent… Tous les rouges sont des méchants. Ils nous menacent, sont égoïstes et empêchent le je-me-moi de progresser. Des victimes des révolutionnaires du dimanche… OK c’est vrai, j’exagère un peu, comme d’habitude. Mais j’ai tout de même lu et entendu des commentaires désobligeants, voire épeurants par leur manque d’intelligence, du genre : «ben bon pour pour toé criss de hippie sale» ou «ne vient pas brailler, tu avais juste à rester chez vous et se ne serait pas arrivé connasse». Si ce n’est pas de l’intimidation, ça, il faut me réexpliquer le concept.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Et je me suis interrogé. À quoi ressemblerait notre civilisation si l’Homme avait toujours eu complètement confiance au pouvoir en place et n’avait jamais remis en question l’autorité? Si les humains avaient tous défendu leurs dirigeants avec autant de ferveur que nos amis cités précédemment, j’ai l’impression que nous serions tous des esclaves. Pas de révolutions, pas de remises en questions et une confiance aveugle mènent inévitablement le peuple à se soumettre et à s’asservir. Vous vous souvenez des esclaves en Grèce? du régime monarchique? des anciennes colonies? Posez-vous seulement la question…</p>
<p id="internal-source-marker_0.09566312771171337" dir="ltr"><strong>Les forces de l’ordre</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Pour une raison qui m’échappe toujours, les médias nous présentent toujours les policiers comme étant innocents dans la dégénération d’un conflit, mettant à tous coups la faute sur les manifestants. Si je parlais la langue de bois, je dénoncerais moi aussi vivement ces actes de violence. Mais comme je n’ai jamais été doué pour les langues, je ne ferai que les déplorer, pas les condamner.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Loin de moi l’idée de nier la présence de casseurs ou de simplifier le travail des policiers. Jean Charest le dit lui-même: «[…] je ne connais pas beaucoup de Québécois qui auraient voulu être dans les souliers des policiers de la Sûreté du Québec qui étaient ici vendredi soir». Pour une fois, je suis d’accord avec lui. Je fais en effet partie de ces Québécois qui n’auraient pas aimé se retrouver dans les bottes de l’antiémeute et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’y étais pas. Oui, c’est un travail difficile, mais ils sont entraînés pour ça. Je veux dire que c’est leur travail. Juste comme ça, Jean, il y a bien d’autres souliers dans lesquels je ne voudrais pas me retrouver… Ceux de madame Beauchamp, par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Les policiers devraient écouter Spider-Man. Pourquoi? Pas pour les effets spéciaux éblouissants et le scénario rocambolesque, mais plutôt pour la belle leçon de vie que nous fait Ben Parker: «Avec de grands pouvoirs, viennent de grandes responsabilités». Pas fou du tout Ben Parker.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Amir Khadir expliquait d’ailleurs dans un point de presse de la semaine dernière qu’il y a tout de sorte de gens dans une manifestation, et qu’ils ne sont pas tous calmes, surtout après avoir reçu des grenades fumigènes et des balles de caoutchouc quasi létales sur la gueule. Dois-je encore répéter que la plupart des gens présents étaient pacifiques avant de s’en faire sacrer une? Ne serait-ce pas à ceux avec le pouvoir (les policiers) d’être responsables, intelligents et d’assurer l’ordre public, même si quelques manifestants lancent des cailloux?… Bref, ils devraient agir comme de bons parents et être meilleurs que les casseurs. Décider de leurs actions en fonction du grand pouvoir qu’ils ont. Après tout, les policiers sont entraînés, organisés et payés par l’État, donc par nous.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Que les étudiants gagnent ou non leur combat, ils auront indéniablement marqué l’histoire québécoise. En plus d’être la plus grande protestation sociale jamais faite au pays, ils ont mis les Québécois sur la liste des peuples qui en ont ras le bol. Ras le bol de se faire voler par une poignée de cravatés, ras le bol de toujours s’agenouiller devant les plus grands et ras le bol de voir l’environnement se détruire.</p>
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		<title>Critique de film &#8211; Intouchables: Symbiose</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:03:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culturel]]></category>

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		<description><![CDATA[**** Alexis Gendron-Boulanger Intouchables, une coréalisation signée Olivier Nakache et Éric Toledano, n’est rien de moins qu’un film-phénomène. Le deuxième film français le plus vu en France de l’histoire raconte une relation particulière entre Philippe, un riche tétraplégique, et Driss, un jeune homme noir – son auxiliaire de vie &#8211; provenant d’une famille démunie qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;" dir="ltr"><a href="http://www.lecollectif.ca/2012/05/critique-de-film/culture_film/" rel="attachment wp-att-8095"><img class="aligncenter  wp-image-8095" title="culture_film" src="http://www.lecollectif.ca/wp-content/uploads/2012/05/culture_film-1024x732.jpg" alt="" width="414" height="295" /></a></p>
<p dir="ltr"><strong>****<br />
</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Alexis Gendron-Boulanger</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong><em>Intouchables</em>, une coréalisation signée Olivier Nakache et Éric Toledano, n’est rien de moins qu’un film-phénomène. Le deuxième film français le plus vu en France de l’histoire raconte une relation particulière entre Philippe, un riche tétraplégique, et Driss, un jeune homme noir – son auxiliaire de vie &#8211; provenant d’une famille démunie qui habite un arrondissement peu nanti.</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Inspiré d’une histoire vraie, celle de Philippe Pozzo di Borgo, le scénario du film <em>Intouchables</em> nous raconte, à travers une formule scénaristique bien classique, une histoire dont la force réside tout d’abord dans les deux protagonistes qui se partagent la vedette. Alors que Philippe vit au cœur du distingué septième arrondissement de Paris, Driss provient d’un milieu bien moins aisé.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Intouchables est fondé sur la rencontre de ces deux mondes qui se complètent à merveille malgré leurs importantes différences. La beauté du film émane entre autres de cette histoire entre ces deux personnages diamétralement opposés et le contexte sociopolitique actuel de la France, qui fait face à une certaine problématique lorsque vient le temps d’aborder la question de l’immigration. Au moment où différents rapports soulignent l’augmentation de la xénophobie en cette période de crise financière, cette œuvre est emplie d’espoir.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Réalisé avec une grande sensibilité, Intouchables est avant tout l’histoire des prestations de François Cluzet, touchant dans le rôle de Philippe, et Omar Sy (Driss), la grande révélation du film. Les deux comédiens réussissent avec brio à porter à l’écran, de manière tout à fait crédible, deux personnages profondément humains. L’humour se trouve souvent au cœur de leur complicité et la symbiose qui les unit donne aussi naissance à quelques grands moments d’émotion.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Deux personnages provenant d’univers aussi distincts peuvent parfois avoir des goûts musicaux peu semblables. Alors que Philippe est un grand connaisseur des compositeurs classiques Hector Berlioz et Robert Schumann, Driss préfère la pop. C’est ainsi que la musique originale de Ludovico Einaudi se mélange à souhait avec notamment celle d’artistes comme Earth, Wind &amp; Fire et Nina Simone.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Intouchables s’avère un divertissement de grande qualité. En 1967, le cinéaste Jean-Luc Godard affirmait: «Un film, s’il est bon, est forcé d’être documentaire». <em>Intouchables</em> est l’un de ces films.</p>
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		<title>Une pétition qui passe inaperçue</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:03:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 3 mai dernier, plusieurs anciens diplômés de l’Université de Sherbrooke étaient honorés lors du 17e gala de rayonnement de l’institution. Parmi ceux-ci, M. André L’Espérance, nommé grand ambassadeur 2012 pour l’ensemble de son oeuvre, principalement dans le milieu touristique. Or, cette nomination ne fait pas que des heureux. Le peintre et écrivain Daniel Gagnon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;" dir="ltr"><a href="http://www.lecollectif.ca/2012/05/une-petition-qui-passe-inapercue/campus_petition-2/" rel="attachment wp-att-8171"><img class="aligncenter  wp-image-8171" title="campus_pétition (2)" src="http://www.lecollectif.ca/wp-content/uploads/2012/05/campus_pétition-2.jpg" alt="" width="396" height="265" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Le 3 mai dernier, plusieurs anciens diplômés de l’Université de Sherbrooke étaient honorés lors du 17e gala de rayonnement de l’institution. Parmi ceux-ci, M. André L’Espérance, nommé grand ambassadeur 2012 pour l’ensemble de son oeuvre, principalement dans le milieu touristique. Or, cette nomination ne fait pas que des heureux. Le peintre et écrivain Daniel Gagnon lutte depuis plusieurs semaines pour faire annuler cet honneur.</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Miguel Lachance</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">M. Gagnon, titulaire d’un doctorat en création littéraire de l’Université de Sherbrooke, affirme que M. L’Espérance n’avait pas été respectueux de l’environnement pendant sa gestion de Mont Orford Inc., surtout pendant la saga qui a entouré la potentielle privatisation du parc national du Mont Orford. Pour l’artiste, il s’agit d’une raison suffisante pour retirer l’honneur que l’homme d’affaires vient de recevoir.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Dans une lettre d’opinion publiée dans le Reflet du Lac le 9 avril dernier, M. Gagnon expliquait que ce manque de respect de l’environnement allait à l’encontre de la mission de développement durable de l’Université. Près de deux semaines plus tard, une réponse a été diffusée dans le même journal, signée par la secrétaire générale de l’Université, Mme Jocelyne Faucher.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Celle-ci a répliqué en affirmant que la nomination d’un grand ambassadeur «a pour objectif premier de reconnaître le sentiment d’appartenance et le rayonnement exceptionnel de personnes diplômées de notre institution. Dans le cas de M. L’Espérance, nos instances ont tenu à souligner son apport remarquable à la vie estrienne, qui s’étend sur près de 30 ans et ne se limite pas au succès de ses entreprises commerciales». Elle a par la suite donné de nombreux exemples d’engagement social qui justifiait pour l’Université le choix d’honorer l’homme d’affaires.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Daniel Gagnon répondait trois jours plus tard que le processus de nomination devait selon lui être régi d’un code d’éthique plus strict pour que ces honneurs puissent conserver leur valeur. Il est par la suite revenu à la charge avec une pétition signée par une centaine de personnes en quelques jours, sans utiliser de canaux officiels.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Au moment d’écrire ces lignes, M. Gagnon n’avait pas reçu de réponse de l’Université au sujet de cette pétition. Or, la cérémonie ayant eu lieu comme prévu lors de la soirée du 3 mai, M. L’Espérance a affirmé qu’il avait été très surpris par cet honneur. Il faut dire que son parcours était quelque peu improbable. Décrocheur et provenant d’une famille avec peu de moyens, il a pourtant été remarqué par un doyen qui lui a donné une chance, dont il a su bien profiter.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Daniel Gagnon a affirmé qu’il allait demeurer vigilant. Selon lui, plusieurs personnes de la région craignent encore pour l’avenir du Mont Orford. Son inquiétude pour l’environnement est palpable. Il explique: «Il faut ajouter que son train Orford-Express laisse un long panache de fumée noire sur son parcours et que son gigantesque bateau exige qu’une partie de l’eau de la baie de Magog reste sans glace tout l’hiver, favorisant ainsi la détérioration de la qualité de l’eau de la plage publique, déjà menacée par la détérioration de l’ensemble du lac.»</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Pour ce qui est de la couverture médiatique de son point de vue, depuis le dépôt de la pétition, l’écrivain n’est pas très sollicité: «J’attends des nouvelles de Louis-Gilles Francoeur, chroniqueur à l’environnement au Devoir. Concernant La Tribune de Sherbrooke [...], monsieur Cloutier a refusé de publier ma lettre. J’ai contacté à plusieurs reprises ses journalistes qui ne m’ont pas répondu.» M. Gagnon a rappelé qu’en 2006 il avait dénoncé un manque d’objectivité du quotidien sherbrookois dans sa couverture du dossier du mont Orford.</p>
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		<title>Divertimento, la musique classique démystifiée &#8211; Opus 13: Pas facile la vie de compositeur</title>
		<link>http://www.lecollectif.ca/2012/05/divertimento-la-musique-classique-demystifiee-opus-13-pas-facile-la-vie-de-compositeur/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:02:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culturel]]></category>

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		<description><![CDATA[Les compositeurs classiques ne faisaient pas que composer. Comme tout être humain normalement constitué, ils avaient eux aussi des problèmes dans leur vie de tous les jours (peut-être même plus d’ailleurs). Et la musique n’étant pas apte à tout résoudre, les choses ne se terminaient pas toujours bien pour eux. Comme disait le poète anglais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><a href="http://www.lecollectif.ca/2012/05/divertimento-la-musique-classique-demystifiee-opus-13-pas-facile-la-vie-de-compositeur/culture_divertimento/" rel="attachment wp-att-8078"><img class="aligncenter  wp-image-8078" title="culture_divertimento" src="http://www.lecollectif.ca/wp-content/uploads/2012/05/culture_divertimento.jpg" alt="" width="446" height="349" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Les compositeurs classiques ne faisaient pas que composer. Comme tout être humain normalement constitué, ils avaient eux aussi des problèmes dans leur vie de tous les jours (peut-être même plus d’ailleurs). Et la musique n’étant pas apte à tout résoudre, les choses ne se terminaient pas toujours bien pour eux. Comme disait le poète anglais George Herbert, «la musique n&#8217;apaise pas le mal de dents».</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Pierre-Luc Trudel</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Entre les musiciens Johann-Adolph Hasse et Geir Tveitt, qui ont vu disparaître la majeure partie de leur œuvre dans les incendies de leurs maisons en bois, et le compositeur Mieczyslaw Karlowicz, qui est mystérieusement disparu dans une avalanche, la vie extramusicale de bien des compositeurs classiques n’a rien de conventionnel. Tour d’horizon de quatre compositeurs dont la vie a été semée d’embûches.</p>
<p dir="ltr"><strong>Touche pas à mon salaire!</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">On commence à bien le connaître, ce fameux Jean-Sébastien Bach. Ce qu’on ne sait pas nécessairement sur lui, par contre, c’est qu’il a éprouvé des problèmes financiers pendant la presque totalité de sa vie. Il faut dire qu’avec vingt enfants, le compte en banque descend rapidement, même si on les nourrit seulement un jour sur deux. Et ça, c’est avant que le roi ne décide de hausser les droits de scolarité universitaires…</p>
<p dir="ltr"> Sérieusement, le principal problème de Bach était son incapacité à conserver un emploi stable. En réalité, il avait l’habitude de ne pas trop s’entendre avec ses patrons, et ça, c’est quand il ne les envoyait pas carrément promener. Cela lui a d’ailleurs déjà valu un mois de prison, gracieuseté du duc de Saxe-Weimar. Mois pendant lequel il a au moins pu corriger les 46 chorals de son Petit livre d’orgue. Rien de mieux qu’un petit séjour derrière les barreaux pour se remettre les idées en place (ou se les faire remettre en place).</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Mais les ducs d’Allemagne n’étaient pas les seuls à devoir supporter son sale caractère: ses musiciens y ont goûté eux aussi.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">En août 1730, le conseil municipal de Leipzig décide de diminuer le salaire du compositeur, accusé de négliger ses fonctions de cantor et de professeur. Il n&#8217;en fallait pas plus pour que celui-ci écrive une lettre de protestation qui raconte, en gros, que c&#8217;est la faute de ses imbéciles de musiciens s&#8217;il fait mal son travail: «La politesse m&#8217;interdit de parler selon la vérité de leurs qualités et de leur savoir musical. Il faut cependant considérer que, pour une part, ils ont atteint l&#8217;âge de la retraite, et que, pour l&#8217;autre, ils n&#8217;ont pas l&#8217;entraînement qu&#8217;ils devraient avoir. Au surplus, on ne peut absolument pas passer sous silence qu&#8217;en recevant comme on l&#8217;a fait jusque-là tant de garçons incapables et tout à fait inaptes à la musique et on l&#8217;entraîne au déclin.» En tout cas, chose certaine, l&#8217;argent semble être un sujet sensible chez monsieur le cantor. Et ça, c’est sans parler de la fois où il a traité un de ses bassons de vieille bique. Il n’y a aucune méchanceté là-dedans, franchement. C’est tellement mignon, une vieille bique.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Son salaire maintenant plus bas, il devait trouver des moyens pour économiser davantage, même une fois mort, comme l’indique son acte de décès: «Un homme de 67 ans, Monsieur Johann Sebastian Bach, Maître de Chapelle et Cantor de l&#8217;école Saint-Thomas, à l&#8217;école Saint-Thomas, décédé mardi. 4 enfants mineurs, corbillard gratis.» Une information primordiale à indiquer il faut croire.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Pourtant, chez un chef de chœur d’église, la mortalité était synonyme de prospérité économique: «Lorsqu&#8217;il y a plus de morts qu&#8217;à l&#8217;ordinaire, les suppléments s&#8217;en trouvent augmentés en proportion. Mais quand l&#8217;air est sain, ils diminuent, comme ce fut le cas l&#8217;an dernier, où j&#8217;ai eu une perte de 100 thalers.» Ah! Le beau temps, il n&#8217;y a rien de pire pour la santé&#8230; financière.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Mais il n’y a pas que les problèmes d’argent dans la vie. Bach était presque devenu aveugle dans les dernières années de sa vie. Le médecin John Taylor, qui a tenté de le guérir de la cataracte, explique: «Le cappelmeister Bach, par l&#8217;usage fréquent qu&#8217;il avait fait de ses yeux, en avait presque complètement perdu l&#8217;usage». Peu après l’intervention, le compositeur est décédé. Neuf ans plus tard, l&#8217;oculiste a eu l&#8217;occasion de retenter sa chance sur un autre compositeur de renom: Haendel. Malheureusement pour ce dernier, Taylor n&#8217;avait pas amélioré sa technique depuis la dernière fois, lui non plus n&#8217;a pas survécu bien longtemps après l&#8217;intervention. Côté publicitaire, quoi de mieux que d&#8217;avoir deux musiciens célèbres parmi sa clientèle! Il suffit de ne pas préciser qu&#8217;on les a tués&#8230;</p>
<p dir="ltr"><strong>Pièces détachées</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Frédéric Chopin, grand compositeur romantique, a lui aussi eu une vie passablement compliquée. Dans son cas, ce n’était pas l’argent, le problème (il était issu d’une famille d’aristocrates), mais sa santé physique. Le Polonais d’origine a été malade pratiquement toute sa vie. Sa femme George Sand l’appelait d’ailleurs affectueusement «ce cher cadavre». Comme c’est mignon.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Selon le scénario officiel, Chopin aurait été atteint de tuberculose, ce qui l’aurait tué à l’âge de 39 ans. En 1939, Chopin et Sand ont décidé de passer l’hiver à Majorque, une île espagnole au climat bien plus clément que Paris pour un homme à la santé fragile. Tout s’est bien déroulé, jusqu’à ce que le beau temps fasse place à la pluie. Rapidement, Chopin est tombé malade. Trois médecins sont appelés à son chevet: «Le premier médecin dit que je crèverai, le deuxième dit que je crèverai, le troisième a dit que j&#8217;étais déjà crevé&#8230;» Ah, la force de la pensée positive! Et ça, c’était avant que le couple se fasse expulser de la villa où il séjournait… en étant obligé de payer le mobilier pour qu’il soit brûlé. Qu’on le veuille ou non, ça fait quand même sensiblement augmenter le prix du voyage.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Quelques années plus tard, le compositeur rend l’âme à Paris. Ses dernières volontés étaient que son corps soit enterré en sol français, mais que son cœur retourne en Pologne. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué&#8230; Mais le scandale, c&#8217;est que l&#8217;organe, aujourd&#8217;hui emmuré dans un pilier de l&#8217;église Sainte-Croix de Varsovie, est conservé dans une urne remplie de cognac! De quoi froisser les nationalistes polonais, qui auraient préféré que le cœur soit plongé dans le Zubrowska, une boisson polonaise. En juillet 2008, le ministre polonais de la culture, un peu embarrassé, a même refusé de soumettre l&#8217;illustre palpitant à une analyse d&#8217;ADN, censé déterminer que Chopin était mort de mucoviscidose et non de tuberculose comme le veut la légende. Morale de l&#8217;histoire: pour éviter les ennuis, vaut mieux rester en un seul morceau, même après sa mort!</p>
<p dir="ltr"><strong>Douche froide</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">S’il y a un compositeur dont la vie tourmentée pourrait faire l’objet d’un roman, c’est bien l’Allemand Robert Schumann. Tout y est: un père qui le pousse vers le droit alors que sa passion est la musique, un mariage impossible, un tragique accident qu’il l’empêchera à jamais de jouer du piano, et finalement, une fin de vie marquée par la maladie mentale. Ça promet!</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Une fois passés les difficiles épisodes du choix de carrière et du mariage saboté par le beau-père (quelle plaie, celui-là), le premier vrai drame dans la vie du compositeur est la perte de l’usage de son auriculaire droit. La raison: inventeur dans l’âme, il aurait conçu un appareil du nom de Cigarrenmechanik destiné à stimuler la dextérité des doigts. Apparemment, l’ingénierie n’était pas sa branche et l’appareil se serait plutôt révélé un instrument de torture qui l’a obligé à abandonner sa carrière de pianiste virtuose. Inutile de dire que le bidule en question n’a jamais été breveté.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Et ce ne sont malheureusement pas ses talents d&#8217;orchestrateurs qui allaient le sauver, à en croire Debussy: «On croirait qu&#8217;il orchestre dans sa cave». Grande cave, faut-il préciser.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Les années ont passé et les signes de bipolarité ont commencé à se faire sentir chez Schumann. Un événement laissera peu de doute sur la santé mentale de monsieur.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Le 27 février 1864, il sort de chez lui, en pantoufles, et, après avoir traversé Düsseldorf sous la pluie, se jette prétendument dans les eaux glacées du Rhin. Des témoins de la scène vont alors immédiatement le repêcher. On peut dire que sa tentative de suicide est tombée à l’eau! Bon OK, pas obligé de la rire, celle-là… À la suite de cet épisode plutôt troublant, Clara, sa femme, s’est réfugiée avec ses enfants chez une amie et, le 4 mars, Schumann est conduit à l&#8217;asile du Dr Richarz à Endenich, près de Bonn, dont il ne sortira plus. Bon, d’accord, le compositeur essaiera de s’échapper à quelques reprises en tabassant les gardiens, mais il faut bien trouver un passe-temps quand l’on est enfermé pendant des années.</p>
<p dir="ltr"><strong>Surplus d’inventaires</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Érik Satie, compositeur français du début du XXe siècle, est certainement l’un des personnages les plus colorés de l’histoire de la musique occidentale. Imprévisible et excentrique à souhait, il possédait un sens de l’humour pour le moins particulier qui transparaît dans le titre de ses œuvres nommées Trois morceaux en forme de poire, Embryons desséchés, Les Trois Valses distinguées du précieux dégoûté ou encore Quatre préludes flasques pour un chien.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Pour cerner un peu la personnalité du bonhomme, rien de mieux que la lecture de la dédicace de son Choral inappétissant: «Aux recroquevillés et aux abêtis, ce Choral est une sorte de préambule amer, une manière d&#8217;introduction austère et infrivole. J&#8217;y ai mis tout ce que je connais sur l&#8217;ennui. Je dédie ce choral à ceux qui ne m&#8217;aiment pas. Je me retire.» Pas très vendeur, mais honnête.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Si vous pensiez que Robert Schumann était fou, vous ne serez pas déçu par Érik Satie, qui avait l’étrange habitude d’accumuler des objets dans son minuscule appartement. À sa mort, ses amis y ont déniché six manteaux de flanelle grise identiques. Ils étaient neufs et encore dans leur emballage d&#8217;origine! Prévoyant (ou névrosé, c&#8217;est selon), Satie en avait acheté une douzaine quelques années plus tôt et n&#8217;en changeait que si l&#8217;usure le justifiait. Qui sait? Ils étaient peut-être en grosse promotion&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Mais la véritable passion de Satie, c’était les parapluies. En plus des manteaux, on a en effet retrouvé dans le capharnaüm de son appartement (où personne n&#8217;avait osé s&#8217;aventurer de son vivant) une centaine de parapluies, dont plusieurs n&#8217;avaient jamais été déballés! C&#8217;est ce qui arrive aussi quand il fait trop beau, on ne peut pas utiliser ses parapluies neufs! Ça, ou bien il était le plus grand trafiquant de parapluies de tout Paris…</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Sa devise: «Plus on est de musiciens, plus on est de fous.» Ce n’est pas moi qui vais le contredire là-dessus!</p>
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		<title>Plein feu sur: les Tigers de Détroit</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:02:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ils jouent en lion depuis quelques saisons. Ils voient rouge et déploient graduellement leurs ailes. En attendant une cinquième victoire en séries mondiales, reportons-nous vers le début du vingtième siècle, là où les fauves ont poussé leur premier rugissement. William Fournier Les premières années Officiellement créée vers la fin des années 1800, l’équipe entre dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;" dir="ltr"><a href="http://www.lecollectif.ca/2012/05/plein-feu-sur-les-tigers-de-detroit/third-base/" rel="attachment wp-att-8100"><img class="aligncenter  wp-image-8100" title="Third Base" src="http://www.lecollectif.ca/wp-content/uploads/2012/05/sports_tigers-2-1024x863.jpg" alt="" width="330" height="278" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Ils jouent en lion depuis quelques saisons. Ils voient rouge et déploient graduellement leurs ailes. En attendant une cinquième victoire en séries mondiales, reportons-nous vers le début du vingtième siècle, là où les fauves ont poussé leur premier rugissement.</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>William Fournier</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Les premières années</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Officiellement créée vers la fin des années 1800, l’équipe entre dans les ligues majeures le 24 avril 1901. Elle dispute le lendemain sa première partie au Bennett Park contre les premiers Brewers de Milwaukee (qui deviendront les actuels Orioles de Baltimore en 1954). L’équipe accorde un contrat au légendaire voltigeur de centre Ty Cobb en 1905. Parfois considéré comme le meilleur joueur de toute la concession, Cobb se voit décerner une myriade de prix, dont une triple couronne et douze mentions pour la meilleure moyenne au bâton.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Au cours de la décennie 1910-1920, les Tigers changent de stade : ils déménagent au Tiger Stadium, surnommé Navin Field, en l’honneur de Frank Navin, le propriétaire de l’époque.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Plus tard, dans les années 1930, l’organisation tente d’approcher un certain Babe Ruth pour le poste de gérant. Dans l’impossibilité d’y arriver, elle opte plutôt pour Mickey Cochrane. Ce dernier mène l’équipe à bon port puisqu’elle finit la saison 1934 avec une fiche de 101-53. L’année suivante se traduit par un premier gain en séries mondiales aux dépens des Cubs de Chicago, mais également par le décès de Navin, foudroyé par une crise cardiaque. Walter Briggs Sr prend alors l’équipe sous son aile. En 1945, le club est sacré champion des séries pour une deuxième fois en vainquant de nouveau les Cubs de Chicago.</p>
<p dir="ltr">Au début des années 1950, Briggs père passe le flambeau à son fils, Walter Briggs Jr.</p>
<p dir="ltr"><strong>Les années après-guerre</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Les Tigers changent de propriétaire dans les années 1960. John Fetzer, un homme influent dans le milieu de la radio, achète l’équipe. Il négocie la diffusion des matchs du club sur le réseau américain NBC. Les lanceurs Denny McLain et Mickey Lolitch ainsi que le voltigeur Al Kaline dominent l’équipe. McLain  réalise d’ailleurs un exploit en 1968 en cumulant plus de 30 victoires en une saison, une performance inédite depuis 1934. Qui plus est, les Tigers remportent leur troisième série mondiale au cours de cette même année.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Les années 70 marquent de la nouveauté chez le corps dirigeant. En 1979, George « Sparky » Anderson accepte le poste de gérant au sein de l’équipe. Sous l’ère Anderson, les Tigers remportent une quatrième série mondiale cinq ans plus tard. Lou Whitaker, l’un des meilleurs joueurs de deuxième but de la concession, se montre redoutable à l’avant-champ. Spécialiste des doubles jeux, ce dernier établit un record d’équipe avec 1527 en carrière.</p>
<p dir="ltr">Le quatrième titre en séries mondiales sera confirmé en 1984: Detroit bat les Padres de San Diego.</p>
<p dir="ltr"><strong>L’époque contemporaine</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Qui dit 1990 dit l’époque Cecil Fielder! Dans l’uniforme des Tigers, le légendaire joueur d’avant-champ inscrit cinq saisons de plus de 30 circuits. Vers 1995, l’équipe est en pleine reconstruction et mise sur de jeunes espoirs tels Juan Encarnacion et Tony Clark. L’an 1999 marque la fin des joutes disputées au Tiger Stadium. Le Comerica Park accueille le club la saison suivante.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Au cours des années 2000, les Tigers acquièrent les services d’Ivan Rodriguez, Carlos Guillen, Carlos Pena et Justin Verlander. Jumelés à une brochette de vétérans et de recrues, ces derniers poussent, en 2006, l’équipe vers une participation en séries mondiales, un parcours qui se solde par une défaite aux mains des Cardinals de St-Louis.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Parlant de Verlander, la décennie actuelle semble lui sourire: non seulement il a remporté le trophée Cy Young l’an dernier, mais il a pu enregistrer son second match sans point ni coup sûr au même moment. Qui plus est, à l’aube de la saison 2012, Prince Fielder, le fils de Cecil, se rallie à l’organisation. Cogneur de puissance, Fielder fils saura-t-il répéter les prouesses qu’il a exécutées lorsqu’il portait l’uniforme des Brewers de Milwaukee?</p>
<p dir="ltr">La réponse devant votre téléviseur jusqu’en octobre 2012 et peut-être plus…</p>
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		<title>Tranquille, l&#8217;été à Sherbrooke?</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 04:02:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’été 2012 sera mon premier été passé dans la ville étudiante. J’ai souvent entendu que Sherbrooke, l’été, c’était «plate». Comme c’est dans ma nature, j’ai tenté de voir le bon côté des choses. On peut dire que le prolongement du conflit et les inconvénients que cela cause me rendent la tâche plutôt ardue. Miguel Lachance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>L’été 2012 sera mon premier été passé dans la ville étudiante. J’ai souvent entendu que Sherbrooke, l’été, c’était «plate». Comme c’est dans ma nature, j’ai tenté de voir le bon côté des choses. On peut dire que le prolongement du conflit et les inconvénients que cela cause me rendent la tâche plutôt ardue.</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Miguel Lachance</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Je tiens à dire que j’appuie, en grande partie, les revendications du mouvement étudiant, mais, comme je le mentionnais en entrée de jeu, ce n’est pas toujours une partie de plaisir (et cela n’a pas à l’être d’ailleurs). Pour les premières semaines de la grève, j’avais une position un peu extérieure. J’étais en stage et, n’ayant pas le droit de vote, j’ai décidé de demeurer neutre. Je me suis dit que j’avais contribué en 2005, que je laissais le flambeau aux plus jeunes. Je croyais, peut-être un peu naïvement, que le conflit serait terminé à mon retour. Et bien, je me suis mis le doigt dans l’oeil jusqu’au carré rouge!</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Parlant de carrés, suis-je le seul à trouver qu’on assiste à une épidémie: les verts, les bleus, les bruns, les blancs, etc.? On en oublie la signification originale du bout de tissu, de l’expression être carrément dans le rouge.</p>
<p dir="ltr"><strong>Un dilemme</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">C’est alors que s’est posé un premier obstacle important dans mon appui à la grève. La direction ayant décrété la fin de la session d’hiver et le début de celle d’été, les étudiants en grève de la Faculté des lettres et sciences humaines ont dû y aller d’un tour de passe-passe pour pouvoir continuer à voter. D’un côté, j’étais outré qu’ils se donnent ce droit «contre» les gens de la session d’été. Je me disais qu’ils avaient terminé leur partie du combat et que c’était à nous, étudiants de l’été, de prendre la relève. D’un autre côté, je comprends tout à fait le principe de la solidarité étudiante et les arguments des militants. Tout compte fait, même deux semaines après ce vote controversé, je ne sais toujours pas si je suis d’accord ou non avec ce qui s’est passé. Il faut dire que, à ma connaissance, il s’agit d’une situation sans précédent et que la FLSH est composée à la fois de programmes coops et réguliers. Deux solitudes qui devraient tout faire pour se rapprocher à mon avis.</p>
<p dir="ltr"><strong>Un espoir de sortie de crise</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">L’offre discutée en 22 heures les 4 et 5 mai m’a donné espoir. J’en avais bien besoin, ayant appris que quatre de mes cours d’été étaient annulés. Je voyais «l’entente» d’un bon oeil: un sérieux regard sur les finances des universités, des possibilités d’économie refilées aux étudiants, en plus des bonifications déjà annoncées au programme de prêts et bourses. Pour moi, les principaux problèmes pouvaient être réglés: l’accessibilité et le mauvais financement des universités.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Dans le pire cas, si des économies ne sont pas possibles, cela aurait tout simplement signifié que les étudiants avaient tort sur ce dernier point. Mais tout cela, c’était avant de voir la composition exacte du fameux comité provisoire. Non seulement les étudiants sont sous-représentés et ils ont le fardeau de la preuve, mais en plus le gouvernement n’a pas à mettre en oeuvre les recommandations du comité.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Plus le temps passait, plus j’ai dû me rendre à l’évidence que cette offre n’était pas suffisante. Avec quelques modifications, il semblerait que cela pourrait passer. C’est en tout cas ce qui ressort des commentaires sur les médias sociaux et dans les assemblées générales. Pour les défenseurs de la gratuité scolaire, ce ne serait certainement pas une victoire sur le principe. Cependant, je crois que c’est un débat qui dépasse de loin le conflit actuel. Il s’agit d’un choix de société qui doit être fait par l’ensemble de la population. S’il faut que ça se règle en élections, et bien, allons-y! L&#8217;été s&#8217;annonce chaud à Sherbrooke, et pas seulement pour la température!</p>
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