Festival cinéma du monde de Sherbrooke : portrait sur les films

Par Paskale Leblond-Champagne et Sarah Turbil

Dans le cadre de la 4e édition du Festival cinéma du monde de Sherbrooke, de nombreuses activités ont été organisées pour présenter une panoplie de films d’ici et d’ailleurs. Le mercredi 5 avril, la radio universitaire CFAK animait son émission La Renverse en direct de La Capsule Bistro-Cinéma; quelques réalisateurs ont été invités à participer à l’émission. C’est dans une atmosphère intime et conviviale que plusieurs d’entre eux ont pris le micro pour expliquer brièvement leur réalisation et échanger avec les animateurs.

La sociologue et l’ourson – Étienne Chaillou & Mathias Théry

Étienne Chaillou et Mathias Théry sont les tout premiers à s’entretenir avec les animateurs. L’accès au mariage pour tous est l’une des thématiques qui ressort de leur film, La sociologue et l’ourson. La sociologue en question, Irène Théry, explique les enjeux de la situation à son fils, notamment incarné par l’un des réalisateurs, Mathias Théry. C’est par un jeu de marionnettes que le spectateur apprend au même rythme que le personnage de Mathias. Ce film de 77 minutes, en lice pour la compétition internationale pour le prix Cercle d’or Meilleur documentaire, est présenté en avant-première, à La Maison du Cinéma, dans le cadre du Festival.

La coureuse des grèves – Michaël Landry

La coureuse des grèves, un film réalisé par Michaël Landry, est inspiré de la légende d’une jeune femme, sans parents, qui, la nuit, court rejoindre les marins sur l’océan. Le réalisateur explique qu’il y a quatre versions finales à ce conte, mais qu’elles se terminent toutes mal pour la protagoniste. Ainsi, il reprend le personnage de la coureuse des grèves dans son film et la transforme en l’héroïne du récit, pour changer sa destinée.

Cercle d’or Meilleur court métrage de la région estrienne

Les autres réalisateurs à prendre le micro sont en nomination dans la compétition régionale du Cercle d’or Meilleur court métrage de la région estrienne. Les quatre court-métrages sélectionnés par le jury, soit 24 H, Lundi, Arrêt d’urgence et Nature humaine, ont été présentés lors de la Soirée estrienne du mercredi 5 avril, à La Maison du Cinéma. Sans trop vouloir en dévoiler sur leur réalisation, les réalisateurs ont pris quelques minutes pour exposer leur histoire et inspiration.

Lundi – Jean-Benoit Baron

Lundi est un drame réalisé par Jean-Benoit Baron, qui porte sur l’histoire d’une femme endeuillée. Son inspiration lui est venue lors d’une soirée de slam : un des artistes y a présenté un texte poignant qui a marqué le réalisateur. Il a choisi de s’en inspirer pour réaliser ce drame humain.

24 H – Marie-Lou Béland

Marie-Lou Béland propose un court-métrage, intitulé 24 H, portant sur la dernière journée que deux frères passent avant que l’un d’eux ne décède. Elle souhaite, par son œuvre, exposer l’aspect émotionnel de devoir laisser partir un être cher et dédie son œuvre à une grande femme, celle qui l’a aidée à faire son scénario, mais qui n’est plus aujourd’hui.

Arrêt d’urgence – Jean-Jacques Dumonceau

Cette fiction réalisée par Jean-Jacques Dumonceau relate l’histoire d’un pilote qui doit à tout prix arrêter son vaisseau spatial. Le réalisateur explique que le plus grand défi était certainement le vaisseau en lui-même en raison des coûts impossibles à assumer. Le film tourné en deux jours a passé plus de six mois en postproduction.

C’est un rendez-vous

Les soirées organisées dans le cadre du Festival cinéma du monde de Sherbrooke permettent de découvrir les talents cinématographiques d’une multitude de réalisateurs aux parcours différents. C’est très enrichissant, pour la relève notamment, mais également pour tous les amateurs de cinéma, de pouvoir prendre part à cet événement qui se tient ici, en Estrie.

Les rencontres avec les artistes et les artisans se sont poursuivies le jeudi 6 avril à La Capsule Bistro-Cinéma. Comme lors de l’événement de la veille, les échanges et les entrevues ont pu ravir tous les cinéphiles, mais aussi les curieux du monde du cinéma! La population sherbrookoise a eu l’occasion de rencontrer trois autres réalisateurs :

- Vincent Marie (Là où poussent les coquelicots), historien de la bande dessinée qui a réussi à trouver une façon de mélanger ses deux passions à travers le cinéma.

- Saël Lacroix (Sur les traces d’Arthur), dont le personnage d’Arthur a été très inspiré par les gravures de son père qui était graveur à Montréal.

- Santiago Bertolino (Un journaliste au front), qui a suivi un journaliste de terrain sur le front, juste après le Printemps arabe. Ce film a été pour lui un véritable défi en tant que réalisateur et en tant que personne.

Le Festival cinéma du monde de Sherbrooke se poursuit jusqu’au dimanche 9 avril prochain! Vous pouvez consulter la programmation sur fcms.ca.


Crédit photo © Frankoy

Partager cette publication

Laisser une réponse