Par Pleen le Jeune

On ne prend pas toujours le temps de se poser des questions, mais à l’occasion, il est probable que tout le monde se soit senti mal après avoir fait quelque chose, et se soit dit que ce n’était pas vraiment soi, que ça ne nous ressemblait pas. Quel est ce soi abstrait, et qu’est-ce que ça veut dire d’y être fidèle? Et pourquoi?

Égo

La notion de soi, ou égo, peut faire référence à tout un tas de choses. Que ce soit d’un point de vue psychologique ou philosophique, les interprétations ne manquent pas. Disons de manière superficielle qu’il s’agirait d’une impression d’unité, d’un ressenti global qu’on se fait de nous-mêmes. Partant de là, il semble évident que c’est quelque chose qui évolue, et pas quelque chose de figé, ni forcément de bien clair et bien délimité. Une bonne connaissance de soi signifie donc simplement qu’on a conscience des mécanismes qui se jouent en nous, de nos réactions dans un certain nombre de contextes, et idéalement des raisons de ces réactions. Dur de se faire une idée précise et objective? C’est normal!

Éthique et cohérence

Nous avons tous un certain bagage moral, éthique, des valeurs et des principes qui sont plus ou moins affirmés et dont nous n’avons pas toujours clairement conscience. Or, toutes ces choses influencent nos ressentis : on peut se sentir par exemple indignés si on voit un parent frapper son enfant. En effet, la violence physique est généralement réprouvée. Mais avec une éducation différente, certains peuvent trouver ça normal si l’enfant avait fait quelque chose de mal d’après le parent. Ce que cet exemple veut illustrer, c’est que la notion de cohérence, donc de logique interne, a un caractère très subjectif d’une part, mais qui vient toujours s’appuyer sur certains critères qui eux peuvent être discutés objectivement! Or, que se passe-t-il si nos actes vont à l’encontre de nos principes et de nos valeurs? On tendra vers différentes formes de malaise, de mal-être. Notre cerveau recherchant une cohérence, quand il y a un problème selon lui, plusieurs choses peuvent se produire comme dissonances cognitives, somatisation et autres joyeusetés.

La fidélité dans tout ça

Pour répondre à la question de départ, être fidèle à soi-même pourrait se résumer comme être attentifs à nos ressentis, à l’écoute de nos réactions et réflexions, et essayer de maintenir une cohérence entre nos valeurs et nos principes. Mais ça ne s’arrête pas là! En effet, on peut avoir des idéaux et décalages avec nos ressentis. Par exemple ne pas vouloir être en colère, mais ressentir néanmoins ce sentiment assez facilement. Dans ce cas, pour ne pas briser la fidélité à soi-même, le recul et l’écoute serviront à comprendre les causes et à adapter son environnement pour ne pas être constamment dans la réaction, mais pouvoir respirer et prendre le temps d’améliorer les points qui sont plus en accord avec nos envies. Facile à dire, plus difficile à mettre en place!


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