FIDLAR à Montréal : Une soirée punk-rock à souhait

Par Charles Dubé

 

C’est une foule disjonctée qui a accueilli le groupe californien FIDLAR lors de son passage au Théâtre Fairmount de Montréal, le 22 septembre dernier. Les membres de la formation étaient très attendus depuis la sortie de leur nouvel opus Too et ils n’ont pas déçu, offrant à leurs jeunes fans une combinaison explosive de titres de leurs deux albums parus à ce jour.

Une première partie de feu

Le trio australien Dune Rats, qui performait pour la première fois à Montréal, a su réchauffer la salle avec brio. Un chanteur qui semblait complètement coké, des rythmes effrénés accompagnés de mélodies accrocheuses, voilà une recette efficace pour commencer un joyeux moshpit. On a même eu droit à un cover de Violent Femmes ! Ce fut un premier passage réussi pour le groupe, et quelques « merci » plus tard, FIDLAR prenait possession de la scène.

Un spectacle bien rodé

Zac Carper et sa bande ont gagné en expérience, et c’est une performance très soignée qu’ils ont livrée (aussi soignée qu’un spectacle de garage punk rock peut l’être, du moins). Se sont-ils assagis un peu ? En effet, mais ils ont réussi à le faire sans perdre cette folie qui rend FIDLAR aussi spécial. Après tout, le nom du groupe est quand même un acronyme pour « Fuck It Dog, Life’s A Risk ». En tout, c’est une quinzaine de chansons que la formation a performées sans rappel ni temps mort. Titre après titre, la foule devenait de plus en plus folle, le moshpit devenait de plus en plus intense. Après avoir joué cinq chansons bien connues de son premier album éponyme, le quatuor a alors enchaîné avec des nouveautés, que le public montréalais pouvait apprécier live pour la première fois. C’est à ce moment que l’on a pu réaliser à quel point les fans du groupe étaient fidèles. Bien que Too n’était sorti que depuis à peine trois semaines, la majorité des personnes présentes connaissaient déjà les mélodies par coeur, et les chantaient à tue-tête avec Carper.

Des fans déchaînés

La salle, remplie à la quasi-totalité de jeunes entre 18 et 28 ans, s’est réchauffée à une vitesse incroyable. Avant même que les Dune Rats aient quitté la scène, déjà, plusieurs fans étaient désagréablement humides. Quand FIDLAR sont arrivés, par contre, ce fut une toute autre expérience. La foule est devenue hystérique, les fans les plus près se faisaient pratiquement pousser sur la scène. Les crowdsurfers n’en finissaient plus de passer au-dessus de nos têtes (j’ai d’ailleurs tenté l’expérience pour la première fois de ma vie!), si bien qu’à la fin du spectacle, la plupart des adeptes présents n’avaient plus la force de les soutenir et ceux-ci tombaient presque immédiatement. La frénésie a culminé à la fin du spectacle, quand les premières notes de Cocaine se sont faites entendre. Le chanteur a alors demandé à toute la salle de s’asseoir sur le sol jusqu’à ce que la chanson commence vraiment. Quand c’est parti, certains en ont probablement laissé des membres. Bref, un show punk comme on les aime !


© Vitor Munhoz

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