La fureur de vivre d’Edwar 7

Par Benjamin Le Bonniec 

Ils ont fait le choix de quitter leur ville natale de Sherbrooke pour l’attractive Montréal. Aujourd’hui installé dans le quartier en pleine mutation de Verdun, le quatuor d’Edwar 7 se donne les moyens à la hauteur de leurs belles ambitions. Le Collectif a été mis dans la confidence de leurs actualités alors que se profile le 31 août prochain le traditionnel Spectacle de la rentrée sur le campus de l’UdeS où le groupe partagera l’affiche avec Bernard Adamus, Alaclair Ensemble et Rouge Pompier.

En octobre dernier au Boquébière, ils lançaient fièrement et singulièrement Est-ce que tu m’entends?, second EP généreux aux prémices d’une carrière à l’avenir prometteur. Fort du succès de leur single Quand ton coeur casse avec un vidéoclip dépassant les 20 000 vues et devenu le BUZZ Energie de novembre 2015, Tania (voix), Julien (basse), Marcus (guitare) et Simon (batterie) tentent désormais de tirer leur épingle du jeu dans la foisonnante Montréal avec dans le viseur la sortie prochaine d’un premier album.

« On savait depuis longtemps qu’on voulait travailler sur un véritable album, même avant tout ce qui nous est arrivé, mais on n’était peut-être pas encore vraiment prêts », admet Julien. Maintenant, l’entourage du groupe s’est étoffé, le réseau également, et la rencontre avec Dany Placard déterminante. « On travaille officiellement avec Dany Placard à la réalisation », confie d’ailleurs Marcus. Et même s’ils continuent de jouer, de s’essayer sur les nouvelles compositions, c’est bien la finalisation de l’album, son édition et sa diffusion qui demeurent les objectifs principaux du groupe.

« L’EP, c’était plus un trip studio, chargé et poétique, mais on s’est dit qu’il fallait prendre une coche de plus avec un album complet que l’on sera capable de présenter avec énergie sur scène ». Toujours avec cette considérable fureur d’exister, Edwar 7 perpétue sa folle envie de se faire une place dans cette jeunesse qui prend peu à peu les rênes. « On est tous un peu des derniers de famille, un peu emo. Nos revendications, c’est comme si c’était super engagé, mais plus que sur des enjeux sociaux, c’est l’individu et son rapport avec le monde, la société, les changements de la vie qui nous inspirent. »

Cherchant à sortir de l’underground pour s’offrir une place de choix dans la scène émergente, les Néo-Montréalais portent un regard assez pessimiste, mais conscient sur la scène actuelle québécoise, déplorant le fossé existant entre la représentation des groupes de région et ceux de Montréal. Un peu « vieux jeu » selon eux, Edwar 7 n’en est pas moins un groupe actuel à surveiller. « On a des trucs à sortir, des trucs solides et le 31, on va faire le show devant notre public », s’enthousiasme Tania quand il s’agit d’aborder l’événement du Spectacle de la rentrée.

Le rendez-vous est donc pris avec le quatuor le 31 août sur le stationnement du Centre sportif à partir de 17 h.


Crédits photo © Le Monde du tigre

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