Gérer son bien-être pour éviter le blues de l’automne

Par Stéphanie Bénard

 

Lors de mes premiers cours de l’automne en début de session, j’ai été particulièrement surprise de constater un discours parfois alarmiste venant de mes enseignants au sujet de l’importance du bien-être des étudiants.

 

Après plusieurs années à l’université, c’était la première fois que des professeurs et chargés de cours prenaient le temps de nous indiquer de ne pas oublier de manger ou de dormir. Quelles sont les raisons qui pouvaient les pousser à tenir un tel propos auprès de la communauté étudiante?

L’université est un environnement très stimulant, mais également très exigeant. La charge de travail souvent très élevée et la pression de la réussite et de la performance ont un impact direct sur notre vie. Force est de constater que ce ne sont pas tous les étudiants qui ont la capacité innée de contrôler leur stress ou leur anxiété, et le milieu scolaire dans lequel nous évoluons peut parfois être sans pitié pour certains d’entre nous.

Le bien-être est un concept plutôt complexe, puisqu’il dépend notamment de différents facteurs comme la santé, la réussite, le plaisir, les relations interpersonnelles et même la réalisation de soi. Le bien-être n’est pas seulement physique, puisqu’il y a une grande part qui est associée à la santé psychologique. Le stress peut parfois prendre le dessus et il devient primordial de reprendre ses esprits pour ne pas s’effondrer.

Un des principaux défis de l’arrivée à l’université est de jongler avec toutes les nouvelles responsabilités qui nous tombent dessus. Devoir s’occuper d’un appartement, de la vaisselle, du ménage, de la cuisine, de l’épicerie, des travaux, d’un nouveau réseau social et, par-dessus tout, de soi-même sont des éléments que nous ne pouvons pas négliger.

Avec l’arrivée à grands pas de la fin de session, il est plus crucial que jamais d’être en mesure d’organiser son temps et son espace de vie. Le manque de temps, de sommeil, d’activités physiques et de vie sociale aura tôt fait de nous rattraper le temps venu. Ce n’est pas toujours évident de bien gérer son horaire lors des périodes d’études plus intenses, mais ça demeure toutefois essentiel.

J’étais surprise au début de me faire dire de prendre soin de moi pour ne pas craquer, mais il suffit de voir nos mines grises à la fin de la session pour comprendre l’importance de bien prendre soin de nous. Il existe de nombreuses ressources disponibles pour les étudiants, comme le service de psychologie et d’orientation. Ces aides sont précieuses et il ne faut surtout pas hésiter à les consulter.


Cet éditorial est complété par cet autre article de Stéphanie Bénard.


© Eli DeFaria

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