Ici et là-bas

Par Emanuelle Boutin

Le soleil, les plages et l’alcool des pays du sud font rêver. Au-delà de ces clichés, bien plus que tout ça attend le visiteur qui débarque et se plonge les pieds dans le sable chaud de ce pays bercé à l’est par les flots du Golfe du Mexique et de la Mer des Caraïbes, puis à l’ouest par l’Océan Pacifique.

Le téléphone sonne. Gina répond. En arrière-fond, la musique des grillons. Au Mexique, c’est la saison des pluies et des insectes qui, comme ces bestioles chantantes, vivent près des humains et intègrent le mur des maisons même.

La jeune étudiante mexicaine est venue passer plus ou moins dix mois à Sherbrooke pour étudier dans son domaine, les relations internationales. Elle a donc intégré la Faculté des lettres et sciences humaines, plus précisément l’École de politique appliquée, afin de peaufiner ses connaissances en matière de politiques internationales, canadiennes et québécoises.

« Des classes plus grandes avec beaucoup plus d’étudiants », s’est étonnée Gina qui est habituée, chez elle, aux petits groupes constitués de 15 à 20 personnes. Et nous qui croyions avoir la chance d’avoir de petites classes à Sherbrooke…

« La qualité des cours est aussi très impressionnante », poursuit l’étudiante. « Ici aussi, c’est très bien », assure-t-elle tout de même. Visiblement toujours emballée par son expérience sherbrookoise, elle souligne que le fait de pouvoir échanger avec plus d’étudiants élargit les perspectives.

Brillant et froid

D’autre part, la neige et l’hiver l’ont extasiée. « J’ai adoré l’hiver », chante-t-elle à l’autre bout du fil. Surprise! Nous croyons que ces habitués de la chaleur et du soleil tendent plutôt à mourir un peu à l’intérieur d’eux-mêmes lorsqu’ils sont exposés à ce froid impossible. Eh bien non, il semblerait que certains, comme Gina, se délectent de la contrastante expérience hivernale.

Pour faire poids à ce froid incontestable, l’accueil des Québécois, et des universitaires sherbrookois surtout, est quant à lui empli d’ardeurs. « C’est vrai que l’accueil québécois est chaleureux, mais je crois qu’il l’est moins que chez nous. Chez les Mexicains, c’est un accueil plus familial. Au Québec, si les gens ne te connaissent pas, ils échangent peu avec toi, alors que chez moi c’est différent », signifie Gina, sans vouloir faire de reproches aux Québécois.

Elle termine par insister sur la beauté de sa terre natale et invite les plus curieux à visiter son pays aux mille saveurs, car certains plats sont constitués de plus d’une centaine d’ingrédients. Miam! Ça donne envie de s’envoler pour aller goûter…

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