La Galerie d’art Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke tiendra des portes ouvertes, le mercredi 26 août, de 13 h à 17 h, pour permettre au public d’entrer dans l’espace de Vacance et d’aller à la rencontre de l’artiste Élaine LaBrie, en résidence à la galerie depuis le 20 juillet.  

Par Virginie Roy

 

« Lorsque Caroline [Loncol Daigneault] m’a parlé du concept de Vacance, je lui ai demandé qui pourrait faire cela. Elle m’a répondu quelques jours plus tard : “toi Élaine!” », ricane l’artiste en art visuel.  

La pandémie actuelle a poussé madame Loncol Daigneault, nouvelle coordonnatrice des expositions et de l’animation de la Galerie, à réfléchir au rôle et au statut des galeries d’art et des espaces de diffusion dans un contexte où le public a déserté ces endroits.  

C’est sans hésitation qu’Élaine Labrie a accepté la résidence en deux temps qui s’offrait à elle. « Je viens du monde de la danse contemporaine. Pour moi, la galerie n’est pas vide : c’est une scène, un plateau exceptionnel ».  

 

Noir et blanc 

La résidence de madame Labrie s’échelonnait en deux temps : dans une galerie peinte en noir puis dans une galerie peinte en blanc, métaphore d’un espace vide puis plein.  

« La vidéaste Myriam Yates a documenté la galerie noire et des extraits seront diffusés sur l’un des murs », explique l’artiste, ce qui permettra à tous d’observer les différentes œuvres, désormais disparues, produites au cours du mois de juillet.  

L’un des points centraux de la démarche artistique d’Élaine Labrie est l’utilisation du corps comme outil de travail. « Pour la galerie noire, je suis partie de sept verbes d’action comme tracer, souffler, renverser, suspendre, et j’ai regardé ce que je pouvais faire. »  

La grande importance qu’elle porte au processus l’amène à réaliser des « actions performatives qui laissent des traces ». Les éléments tels l’eau, l’air, la lumière et la poussière se mélangent au mouvement pour créer des compositions abstraites qui meublent la grande salle d’exposition de la Galerie Antoine-Sirois.  

 

Main à la pâte 

Le 26 août prochain, le public sera lui aussi invité à mettre les mains dans la matière. « J’ai une obsession avec les sphères et j’en crée présentement des dizaines, de différentes grosseurs, et j’inviterai les gens à les disposer comme bon leur semble. »  

Élaine Labrie souhaite ainsi que le spectateur « devienne créateur ». Si elle-même aime être dans la performance, elle souhaite donc que les personnes présentes offrent une réponse corporelle à son exposition.  

La galerie étant fermée à l’heure actuelle en raison du coronavirus, toute la communauté universitaire et sherbrookoise est invitée à profiter des portes ouvertes du 26 août pour découvrir Élaine Labrie et son interprétation de la vacance, et ce, tout à fait gratuitement.   

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