La Bretagne a débarqué en ville

siffleurs de nuitLe samedi 5 avril dernier, la musique et le conte traditionnel breton étaient de passage au Tremplin, petite salle réconfortante située au centre-ville de Sherbrooke. Quatre hurluberlus se sont fait aller sur scène. C’était un groupe qui gagne à être connu nommé Les siffleurs de nuit qui était de passage dans la capitale des Cantons de l’Est.

Joël Godin

Les quatre artistes du groupe ont su enivrer la salle par leur parole et par leurs chansons bretonnes. Les contes et les chansons à travers le spectacle ont mené tranquillement les spectateurs à se construire une vision de la Bretagne. L’appartenance identitaire était palpable, soigneusement maniée et toujours loin du chauvinisme, c’était pratiquement impossible de quitter la salle du Tremplin sans être en amour avec la culture bretonne.

C’est avec une trompette, deux violons, une mandoline, une guitare, des percussions, du tapage de pieds, un harmonica et un instrument dont personne ne connait le nom, mais qui par sa force mystérieuse ravit l’oreille, que les artistes ont imbibé d’harmonie les spectateurs tout au long du spectacle. Félix Duhamel, musicien du groupe, a même joué de trois instruments en même temps: la guitare, l’harmonica et le tapage de pied. Transpiration à l’honneur.

En deuxième partie du spectacle, la danse a envahi la salle, les spectateurs se sont prêtés au jeu de la danse traditionnelle. Les palpitations cardiaques étaient à leur plus fort et ça sentait le cuire de semelle en feu. Les musiciens semblaient ravis de voir la participation des danseurs.

Si je peux me le permettre, au risque de me faire lancer des roches, je dirais que Les siffleurs de nuit sont l’équivalent de Fred Pellerin. À travers leur spectacle les siffleurs nous submergent de la culture bretonne à un tel point qu’on a l’impression d’être breton tout comme Fred Pellerin nous submerge de la culture de Saint-Élie-de-Caxton à un tel point qu’on a l’impression qu’on y a habité.

Des analogies culturelles à la pelleté

Si vous avez la chance de vous informer sur la culture bretonne qui se rapproche tant de celle du Québec, je vous invite à saisir l’occasion. En entrevue, Antho l’contou, membre du groupe, a démystifié sa culture en la racontant. À plusieurs moments, ça donnait l’impression de se faire raconter l’histoire du Québec. Les luttes linguistiques et l’assimilation culturelle sont principalement ce qui faisait naître ces analogies.

Le groupe sera de passage au Festival les traditions du monde de Sherbrooke à l’espace pub irlandais.

Partager cette publication