La Course des tuques : La suite de La Guerre des tuques 3D

Par Natalie Nguyen

La Course des tuques sort en salles le 7 décembre prochain. Le Collectif a pu s’entretenir avec quelques artisans du long-métrage lors de leur passage à Sherbrooke pour la promotion du film.

Synopsis

La Course des tuques a pour prémisse deux camps qui s’affrontent en course de luge : François les Lunettes et sa bande contre Zac, un nouveau venu, et sa cousine Charlie. Coup de théâtre, lors de la course, la luge conçue par François se désintègre. Refusant d’admettre ses erreurs, François ira jusqu’à prouver, grâce à l’aide de ses amis, que Zac a triché. Il demande une revanche sur une piste qu’il aura construite. François relève le défi avec brio dans les délais imposés. En préparation du grand jour, Zac n’hésite pas à tricher de nouveau, mais François a définitivement plus d’un tour dans son sac.

Venant du monde de l’humour, qu’est-ce que ça vous fait d’avoir fait du doublage pour un long-métrage?

Mehdi Bousaidan (Zac) : Ça fonctionne parfaitement, car c’est un film qui est très drôle, je n’ai pas été trop dépaysé. Je faisais beaucoup ça, étant plus jeune, faire du doublage en regardant des films. En famille, on regardait des films et on doublait pour se faire rire. Si cela avait été un film dramatique, ç’a aurait été peut-être plus difficile.

Ayant prêté votre voix à La Guerre des tuques 3D, qu’est-ce qui a changé entre les deux films dans votre jeu de doublage?

Catherine Trudeau (Jacques) : Pas grand-chose parce que j’ai retrouvé le personnage de Jacques. Jacques est un personnage inventé, car il n’existe pas dans la version originale de La Guerre des tuques d’André Melançon […] [Dans La Course aux tuques] Il est plus libre, quand on crée un personnage, on cherche […] Et là, je le connaissais, c’était comme des retrouvailles, donc c’était plus rapide de retourner dans cette énergie-là pour La Course aux tuques.

C’est votre premier long-métrage comme réalisateur, votre perception de ce qui vous a le plus marqué au cours de ce projet?

Benoît Godbout (réalisateur) : J’ai eu la piqûre pour le cinéma, et j’espère dans le futur, avoir l’opportunité de réaliser un autre film. C’est la façon de raconter une histoire qui est différente.

Entrevue

Le Collectif a pu prendre le pouls par rapport à la situation du doublage au Québec avec la production du film.

Dans les dernières années, plusieurs pays (Espagne, Israël, Maroc, etc.) ont commencé à offrir des prix très compétitifs pour le doublage francophone, comment le Québec fait-il pour se démarquer de cette compétition?

Marie-Claude Beauchamp (Productrice) : On considère qu’on a fait deux versions quand on a fait le film : on a fait la version française et la version anglaise. On ne considère pas qu’on fait un doublage, malgré qu’il y ait des « technicalités » qui ressemblent à un doublage. On fait une réinterprétation dans les deux langues, car il y a des blagues en anglais qui ne fonctionnent pas [en français]. Le film est très régional, local. En France, on est obligés de le doubler. Ce choix-là coûte cher, mais il y a une authenticité qui vient avec. On considère qu’on fait une version originale dans les deux langues [au Québec et en France]. Les revenus mondiaux sur le film n’augmentent pas, ils réduisent. S’il y a économie à faire, un producteur étranger ne viendra pas nécessairement au Québec, mais à mon sens, il y perd, car on a une expertise et une base très solide ici. Une expérience de multiples années […] On a une technologie de fine pointe, le système de la bande rythmo n’est pas utilisé ailleurs.

Succès précédent

Rappelons que le premier film avait déjà remporté les grands honneurs, avec des revenus de plus de 3 millions de dollars et empochant, de ce fait, le billet d’or aux prix Écrans canadiens pour le film le plus payant de 2015. On souhaite que La Course des tuques fasse aussi bien, sinon mieux!

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