Par l’Équipe Fak on bouge ! 

Lorsque nous pensons à la façon de dépenser de l’énergie, l’image la plus courante que nous avons en tête est une personne qui fait de l’exercice dans un centre de conditionnement physique. Pourtant, il existe d’autres types de dépense d’énergie, dont celle lors d’activités non liées à des exercices.  

Pour comprendre, il faut d’abord savoir qu’il existe plusieurs types de dépense d’énergie pour un humain qui feront la dépense totale d’énergie. En effet, selon un article publié en 2018 dans le Journal of Exercise Nutrition & Biochemistryil y a trois composantes liées à la dépense d’énergie totale d’un individu : le métabolisme de repos, la thermogénèse alimentaire et la dépense énergétique liée à l’activité physique. Cette dernière catégorie se divise en deux, soit la dépense d’énergie liée à l’exercice et celle non liée à l’exercice.  

Comment la définir 

Elle réfère à une activité physique qui n’est pas organisée et planifiée dans le but d’améliorer la santé, et entre dans la catégorie des activités non liées à des exercices. Cela inclut toutes les activités qu’un humain peut réaliser lors de sa journée et qui amènent un mouvement et une élévation de la dépense d’énergie au-dessus du métabolisme de repos. Par exemple, les déplacements pour aller chercher un objet, faire le ménage, se tenir debout, s’agiter dans tous les sens sur notre chaise et même pelleter la neige. 

En chiffres 

Il est important de ne pas négliger l’énergie qui est dépensée en dehors des exercices. Elle peut représenter, chez des individus qui sont très actifs, 50 % de la dépense d’énergie totale. Pour des gens ayant beaucoup de comportements sédentaires, la proportion d’énergie dépensée par la thermogénèse des activités non liées à des exercices peut être aussi basse que 6 %, selon l’étude The Role of Non-exercise Activity Thermogenesis in Human Obesity 

Pour illustrer la dépense énergétique dont il est question, imaginons qu’une personne de 65 kg fasse le ménage avec peu d’efforts pendant 30minutes. Celle-ci aura une dépense énergétique d’environ 78 kcal, comme on l’explique dans le Compendium de l’activité physique rédigé en 2011Bien entendu, cette dépense d’énergie varie en fonction de l’ampleur du ménage et de la variabilité entre les individus.  

Les facteurs qui influencent la dépense d’énergie positivement ou négativement sont :  

  • L’âge, car le vieillissement peut entraîner une diminution de la vitesse de marche. 
  • Le travail, car lorsque nous sommes portés à passer de longues heures assis sans bouger, notre dépense d’énergie sera moindre comparativement à quelqu’un qui est debout à assembler des pièces.  
  • L’industrialisation, car, par exemple, l’utilisation de la machine à laver demande moins d’efforts physiques que de faire sa lessive à la main. 
  • L’environnement urbain, où nous pouvons nous déplacer de façon active et sécuritaire comparativement à un environnement où les comportements sédentaires seraient plus privilégiés.  
  • Le sexe, le poids, la composition corporelle, l’éducation, les saisons et la génétique. 

En conclusion, le fait de briser la sédentarité et de modifier les habitudes de vie serait bénéfique pour augmenter la dépense d’énergie et améliorer la santé. 

Partager cette publication