La diversité sportive à Sherbrooke; un gage de succès

Sport_edito_petitOn se fait casser les oreilles avec l’arbitrage dans le monde du soccer et à la Coupe du monde de la FIFA. Du côté du hockey, les observations et les pronostiques de gérants d’estrade pleuvent de tous bords tous côtés par rapport au repêchage de la LNH et aux signatures d’agents libres. J’en n’ai rien à faire de ces banalités.

Jonathan Tremblay

De toute façon, si vous en vouliez une opinion, ce ne serait surement pas la mienne qui retiendrait le plus votre attention. Vous iriez lire les chroniqueurs sportifs établis et je n’aurais aucun argument pour vous en blâmer. Je me questionnais donc depuis quelques jours sur le sujet à aborder pour vous ce mois-ci. Mais pourquoi chercher si loin? Il n’est plus là, Josh Gorges. Rien ne sert de vivre dans le passé.

Retour aux sources

Moi, j’ai envie de parler d’ici, de Sherbrooke. Ayoye! Trouvez-moi un endroit au Québec qui regroupe autant de disciplines sportives différentes, et spécialisées, dans une même ville. Que ce soit dans la sphère amateure, professionnelle ou semi-professionnelle, pas besoin de parcourir des milles pour trouver son compte. Je viens de la Montérégie, là où, si tu n’as pas fait partie de l’équipe de football de ton école secondaire ou bien si tu n’es jamais allé à la Coupe Dodge avec l’équipe de hockey locale au moins une fois dans ta jeunesse, on se demande certainement quel sport tu as pratiqué ou dans quel sous-sol tu étais caché. Pas parce que la diversité sportive n’est pas présente… Les sports un tantinet marginaux sont en moins grand nombre, certes, mais ils ne sont pas aussi minutieusement entretenus, autant pour ce qui a trait à l’évènementiel que pour l’implication des adultes, des plateaux disponibles et de l’équipement en place afin de les faire perdurer, ces sports. Les ressources sont là, sous nos yeux.

Il est vrai que pour quelqu’un qui a les deux pieds dedans depuis sa tendre enfance, il est peut-être plus ardu de le réaliser. Elle est choyée, cette région. On a qu’à regarder les activités du weekend dernier. Un tournoi de balle donnée, un tournoi de golf, des gens qui se mobilisent pour une bonne cause (Défi Félix Deslauriers-Hallée), des cliniques de cheerleading durant trois jours, des matchs dans une multitude de sports différents, et j’en passe.

Un autre aspect sportif qui me fascine en Estrie, c’est de voir à quel point énormément d’adultes restent actifs, ce qui en fait une de ses principales forces. Rien de mieux que les vieux de la vieille pour transmettre la flamme aux plus jeunes, désireux de découvertes et en constante recherche de nouvelles passions.

Moi-même, en arrivant à Sherbrooke à l’âge de 19 ans, je me suis épris de deux sports dont j’avais à peine connaissance de l’existence : le rugby et la crosse. J’aurais tellement apprécié découvrir ces disciplines plus jeune plutôt que de concentrer mon énergie sur un seul sport; le hockey.

Les poumons de l’Estrie

Bref, je divague peut-être en pensant qu’à Sherbrooke, l’air est bon à respirer, que je ne connais aucun endroit avec une verdure aussi verte. J’ai l’idée saugrenue qu’on le lui remet, cet oxygène. Que si cette ville détient de si bons poumons, c’est par l’énergie qu’on y dégage, et qui se transmet, de génération en génération.

La boucle se boucle très bien avec notre sport universitaire. Je suis présentement à la recherche d’une université américaine afin d’y passer une future session à l’étranger. Mon critère premier? Impressionne-moi avec ton sport!… Fais-moi vivre le rêve américain sur ton campus en me divertissant constamment de sports. Je croyais être impressionné durant mon exploration web. Pour certains campus, je le suis. Vraiment! Mais de ce que je constate jusqu’à présent, le Vert et Or n’a rien à envier à qui que ce soit. Qui sait? Peut-être vivais-je déjà le rêve sans le savoir!

Partager cette publication