Photo : Nora T. Lamontagne

Le 9 août dernier avait lieu la première édition du festival de musique La Grosse Lanterne. Bien installé dans une forêt de Béthanie, où ont normalement lieu des Grandeur Nature, le festival a accueilli une douzaine de groupes, en bordure de la rivière Noire, dans une ambiance et un environnement uniques.

Éric Robillard

Promesses tenues?

Les organisateurs nous en avaient promis beaucoup : un festival unique en son genre, un festival à saveur local, un festival responsable en pleine forêt. Dès les premiers pas sur le site, on pouvait concéder aux organisateurs l’ensemble de ces promesses.

Photo : Nora T. Lamontagne
Photo : Nora T. Lamontagne

Après quelques foulées dans une forêt clairsemée, un village médiéval se pointe à la sortie d’un ponceau. Légumes frais de la région, bières de microbrasserie, popsicles faits maison et les grilles du chef Ti-Gras y sont installés pour la fin de semaine. Des barbecues sont aussi à la disposition des festivaliers qui souhaitent compléter leur expérience camping.

Ah oui, il y a le camping! Bien enfoncé au fond du site, passé l’auberge médiévale, en bordure d’une petite rivière, après avoir parcouru une centaine de mètres sous les lanternes. Loin ce camping, mais au combien chaleureux et accueillant. De plus, l’espace répondait parfaitement aux besoins et aux nombres de festivaliers.

Et la musique?

C’est beau tout ça, mais un festival de musique reste un festival de musique. Est-ce que la musique en valait le détour me demanderez-vous? Et on s’entend que c’est un bon détour.

Photo : Nora T. Lamontagne

La programmation, en majorité signée de la plume de Bonsound, annonçait un festival de qualité, mais dans un créneau musical très défini. La diversité et l’éclecticisme manquaient quelque peu à cette première programmation très électronique et urbaine.

Photo : Nora T. Lamontagne

Mis à part ce détail, les festivaliers ont eu le droit à des spectacles très dynamiques et entrainants en fin de journée, alors que se sont succédés Dead Obies, Alaclair Ensemble, Boogat et Radio Radio, tous reconnus pour la qualité de leur prestation. Que vous n’aimiez ou pas ces groupes, il n’en reste pas moins qu’ils sont d’excellents showmen. En début de journée, ce sont The Muscadettes, Le Trouble, Solids et SUUNS qui ont livré de bonnes performances devant une foule moins nombreuse et quelque peu gênée.

Photo : Nora T. Lamontagne

À partir de 11 h, la soirée s’est dirigée vers la scène de l’auberge, une scène plus petite où on a eu le droit à une formule hybride de DJ Set, de Yes McCan de Dead Obies et Kenlo Craqnuques d’Alaclair, et de prestations de The Posterz et Pierre Kwenders. Le tout accompagné de projection sur la façade de l’auberge. Magique. Les plus endurcis des festivaliers ont pu profité de bons sons jusqu’au petit matin.

Bref, pour une première édition remplie de belles promesses, les organisateurs ont su livrer la marchandise et produire, sans aucun doute, un festival unique et de qualité. La musique et l’énergie des bands étaient à point. L’équipe technique a fait un travail colossal (presque pas de retard pour un festival du genre, c’est rare). L’ambiance conviviale a plu à plus d’un festivalier. Une lueur semblait éclairer Béthanie en ce 9 août dernier.

Est-ce que la note parfaite est atteinte? Non, il reste quelques petits trucs à peaufiner, mais les éditions futures sauront certainement élever le festival à un tout autre niveau. À 2015, Grosse Lanterne!

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