Par Judith Doré MorinCollaboratrice pour Collectif Monde

« Sortir de l’aéroport en croyant qu’il est possible de se rendre à pied au point de rendez-vous situé à 13 km de là.  Réaliser que le lieu n’est accessible que par des autoroutes. Revenir à l’aéroport, paniquer et finalement prendre un taxi. J’ignorais alors qu’en Guadeloupe, il est normal d’emprunter l’accotement d’une autoroute à pied ou à bicyclette. »

Que ce soit pour se rendre à l’épicerie du quartier, à la plage ou dans une autre commune, se déplacer figure parmi les besoins essentiels des voyageurs et des voyageuses.

La voiture

En Guadeloupe, la location d’un véhicule peut s’avérer dispendieuse, particulièrement durant la haute saison touristique s’étalant de décembre à avril. Néanmoins, que ce soit en raison d’un budget limité ou par souci écologique, il existe des moyens de transport alternatifs pour se déplacer sur cet archipel français.

Se déplacer en automobile demeure tout de même une option, à condition de faire du pouce! Si cette pratique se raréfie au Québec, elle demeure commune sur l’archipel. C’est un excellent moyen de faire de nouvelles rencontres et de s’informer sur les meilleurs endroits à visiter. Attention toutefois, il faut parfois se montrer patient, surtout lors de fortes pluies!

L’autobus

En Guadeloupe continentale, donc sur les îles de Grande-Terre et de Basse-Terre, de nombreux trajets d’autobus relient la métropole, Pointe-à-Pitre, aux principales communes. Les arrêts sont bien identifiés. Le tarif varie en fonction de la distance parcourue.

L’autobus constitue un moyen abordable de se déplacer, à condition de ne pas avoir d’horaire fixe. En effet, bien que les trajets restent les mêmes, chaque véhicule est indépendant et décide de son horaire. De plus, l’offre de transport en commun se raréfie le samedi et tend à être simplement absente le dimanche.

Le transport actif

La superficie immergée de l’archipel est d’environ 1630 km2, soit approximativement quatre fois celle de l’île de Montréal. Avec le matériel adéquat et une certaine endurance, il est donc tout à fait possible d’opter pour la marche ou la bicyclette pour se déplacer en Guadeloupe continentale. Évidemment, le traversier est obligatoire pour visiter les îles adjacentes.

Considérant le climat tropical des Antilles, il faut se préparer à faire face à des averses inattendues, à la chaleur et à la nuit qui tombe rapidement. Il est important de rester hydraté, de se protéger efficacement des rayons du soleil et de toujours emporter au moins deux ou trois litres d’eau avec soi avant de partir pour la journée.

Avis à ceux et celles que la vitesse effraie, il s’avère inévitable d’emprunter les routes nationales pour se déplacer entre les communes. Prenant parfois l’apparence d’autoroutes bondées, parfois de routes de campagne bordées par des champs de canne à sucre, il convient d’être visible et de demeurer près de l’accotement en tout temps. De plus, il est recommandé aux cyclistes de signaler leurs intentions avant d’effectuer un virage ou un arrêt.

Judith Doré Morin, ancienne chef de pupitre, a pris son envol pour la Guadeloupe!

Vous pourrez lire ses textes dans les prochaines éditions et sur le web.


Crédit Photo @ Guadeloupe.net

Partager cette publication

Laisser une réponse