La Guadeloupe en mode plein air!

Par Judith Doré Morin

Une randonnée toute en descentes et en montées, parsemée de pierres, au-dessus d’une falaise plongeant dans le littoral. Tout à coup, à mes pieds, un coquillage se distingue des cailloux. Il bouge et puis s’arrête. Des pinces en sortent tranquillement. Considérant le temps sec et le fait que la plage la plus proche se situe 200 m plus bas, ce minuscule bernard-l’hermite terrestre s’entraîne définitivement pour le marathon!

Un décor hétéroclite

En Guadeloupe, les individus amoureux du plein air sont bien servis. Les bassins d’eau chaude de Bouillante, les chutes du Carbet, qui ont d’abord attiré les premiers navigateurs européens sur l’archipel, les plages de sable variant dans une gamme de couleurs s’étalant du noir au blanc, le volcan La Soufrière, qui s’élève à plus de 1400 m d’altitude, et les mangroves figurent parmi les attractions naturelles les plus prisées. Des écosystèmes marins observables avec masques et tubas, des formations rocheuses visibles à partir de kayaks de mer ainsi que des forêts tropicales denses explorées au cours d’une randonnée figurent parmi les paysages de l’archipel.

De nombreuses traces, des sentiers de randonnée, sillonnent l’archipel et particulièrement le Parc national de la Guadeloupe, qui couvre la majeure partie du territoire de Basse-Terre. Les sentiers sont balisés par des marques jaunes, trouvées sur les arbres ou les roches, et leur état est constamment vérifié afin d’assurer la sécurité des usagers et des usagères. La prudence est toutefois de mise en tout temps car les pluies, même de courte durée, rendent le terrain glissant. Un seul inconvénient, ces traces n’offrent pas de randonnées en boucle, seulement des allers-retours.

Des écosystèmes sous pression

La grande affluence touristique est importante pour l’économie de l’archipel. Elle tend toutefois à s’avérer néfaste pour les écosystèmes naturels, particulièrement les sites d’observation des paysages marins. Ainsi, pour un développement durable de la Guadeloupe, le tourisme ne représente pas une panacée.

À la plage de Malendure, par exemple, les richesses maritimes que recèlent la réserve Cousteau attirent plus de 50 000 personnes annuellement. Les offres sont nombreuses pour visiter ces 1000 hectares de fonds marins protégés et bien colorés : clubs de plongée sous-marine, location de kayaks, bateaux avec fond de verre, navigation en catamaran et baignade. De nombreuses mesures de réduction des impacts de ces activités sur les coraux, tortues et autres espèces marines ont été mises en place. Tout de même, des risques demeurent quant à la santé de ces écosystèmes fragiles.

Ne pas laisser de trace

En Guadeloupe, comme ailleurs, il convient aux adeptes du plein air de limiter leur impact sur l’environnement. Les sept principes d’éthique du plein air émis par l’organisme Sans trace Canada guident la pratique des activités en nature responsable en invitant, notamment, à bien planifier ses sorties, à respecter la vie sauvage et à laisser les milieux naturels intacts.

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