La piste de la médiation interculturelle par les arts

Par Benjamin Le Bonniec

Nous vivons perpétuellement en cohabitation avec des personnes issues de cultures diverses. Que vous soyez à l’Université ou au travail, la vie de tous les jours nous offre une multitude de rencontres colorées et enrichissantes entre les individus. La culture à son sens figuré apparaît de mon point de vue comme une manière singulière et pertinente de favoriser le métissage culturel.

Le métissage culturel à travers les arts

Afin d’établir des liens de sociabilité entre des gens issus de cultures différentes, la médiation interculturelle intervient afin d’identifier les conflits issus des interactions entre les personnes et de présenter les solutions pour en sortir. Aujourd’hui, outre le sport, la culture et les arts exposent les attributs nécessaires pour favoriser le lien social en général, mais également le rapprochement interculturel. Envisager une médiation interculturelle grâce aux pratiques artistiques doit globalement permettre de favoriser le dialogue et l’échange interculturels.

Les enjeux contemporains en matière d’interculturalité sont tels qu’il devient nécessaire, à vous, à moi, à chacun d’agir en faveur d’une proximité toujours plus intense entre les différentes communautés. Grâce à la culture, rien qu’à Sherbrooke, nous avons le Festival des traditions du monde, le Festival du cinéma du monde et la Semaine sherbrookoise des rencontres interculturelles. Sherbrooke est la troisième ville du Québec à accueillir le plus grand nombre de migrants. On voit souvent dans les évènements un ou plusieurs artistes dont le particularisme culturel tranche avec le reste de la programmation. C’était le cas notamment cet été du « Sherblues & Folk », qui accueillait entre autres le Jireh Gospel Choir ou l’artiste d’origine chilienne Mistysa.

Une médiation a priori des conflits interculturels

Dans le cas d’une médiation par les arts, le fond de la démarche intervient avant même qu’il y ait l’existence de conflits. En soutenant les évènements dits interculturels, les intervenants, et principalement le public, contribuent à la connaissance des autres cultures et à l’insertion des personnes issues de communautés distinctes. L’idée fondamentale d’une communauté interculturelle est le « vivre ensemble », et quoi de mieux pour vivre conjointement que d’échanger avec l’autre sur ses inspirations, ses représentations, ses origines.

En mélangeant les genres et les styles, oeuvrer dans le sens d’une médiation interculturelle grâce aux arts et à la culture donne un espace d’échange et de dialogue entre les artistes et les différentes communautés. À notre échelle, en Estrie, de nombreux acteurs s’activent pour favoriser la diffusion et le rayonnement de pratiques artistiques variées.


Brèves culturelles

Le retour des cabarets « Lis ta rature »

David Boudreault et Kiev Renaud ont annoncé l’arrivée à l’automne de la cinquième et dernière saison de « Lis ta rature ». La formule des années précédentes est maintenue, soit des invités mobilisés sur des thèmes définis, ainsi qu’une période d’écriture accordée au public pour participer au micro-libre de l’entracte. Lancement de la saison le jeudi 24 septembre sur le thème des « Ventes de garage ». Plus d’informations sur la page Facebook de l’évènement.

Bière Clamato devant Public

À Sherbrooke, qui ne connaît pas les traditionnelles entrevues Bière-Clamato de Dominic Tardif ? Chaque semaine, le journaliste va à la rencontre d’artistes, de personnalités de la région, de gens comme vous et moi. À partir du 30 septembre prochain, La Nouvelle présentera désormais ces entrevues une fois par mois devant un public. Dans une formule 5 à 7, ce sera l’occasion de voir à l’oeuvre le singulier Dominic Tardif dans l’antre de la Taverne Ô Chevreuil.

Louis-Jean Cormier au Théâtre Granada

Le 3 octobre prochain, Louis-Jean Cormier s’offre un arrêt en Estrie pour présenter son album « Les Grandes Artères », entouré de ses quatre acolytes. Après son « Treizième étage », succès autant public que critique, et son détour comme coach à La Voix, l’ancien membre et leader de Karkwa poursuit sa carrière solo et nous embarque dans des contrées musicales pleines de poésie. Spectacle le 3 octobre à 20h au Théâtre Granada, avec en première partie Antoine Corriveau.

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