La place du hockey masculin au sein des universités québécoises : remise en question sur le système actuel au Canada

Par Andréanne Beaudry

Bien que l’Université du Québec à Montréal (UQAM) vienne d’annoncer l’implantation d’un nouveau programme de hockey universitaire masculin au Québec, qu’en est-il du système? Cette quatrième équipe au Québec incitera-t-elle le Canada à restructurer son programme de hockey?

Le hockey universitaire au Québec

Actuellement, la fédération de Hockey Québec ne compte que trois équipes universitaires, dont McGill, Concordia et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), et ce, même si elle figure parmi les quatre ou cinq fédérations les plus importantes au monde avec ses 100 000 membres.

À défaut de ne pas avoir de circuit universitaire au Québec, les joueurs de hockey provenant des programmes québécois doivent alors se mesurer à ceux de la ligue ontarienne. Présentement, l’Association des sports universitaires de l’Ontario (OUA) se compose de deux divisions de dix équipes; l’UQAM a déposé une demande afin de rejoindre l’Association. Si la nouvelle équipe est acceptée, une refonte complète devra être apportée en raison du déséquilibre dans le nombre d’équipes (11 plutôt que 10). Il reste à voir dans les prochaines semaines quelle sera la décision de l’OUA.

Miser sur le développement à long terme : une possibilité avec l’Université?

Comme l’athlétisme ou le soccer, le hockey est considéré comme un sport de développement à long terme. Par conséquent, les athlètes réalisent leurs meilleures performances seulement vers l’âge de 22 ou 23 ans. Au Québec, on mise davantage sur la jeunesse et on oublie pratiquement les athlètes à l’âge adulte. Le réseau collégial se développe peu à peu, mais il tarde encore au niveau universitaire. À vrai dire, si les athlètes ne sont pas repêchés ou n’obtiennent pas de contrat professionnel après leur parcours au collégial (19-20 ans), ils sont alors abandonnés à eux-mêmes. Cependant, ces hockeyeurs ne développeront jamais toutes leurs aptitudes physiques.

Comparativement à nos voisins, les Américains, le Québec ainsi que le reste du Canada ne considèrent pas le hockey universitaire comme une phase importante dans le développement des athlètes. Au lieu de continuer à jumeler le sport et les études, les hockeyeurs canadiens sont laissés à eux-mêmes après leur stage junior. Sinon, ils évoluent dans les ligues professionnelles mineures. Est-ce que le Québec commet une erreur dans le développement des joueurs et des joueuses de hockey?

Un retour du Vert & Or?

Le hockey est l’un des seuls sports qui manquent de visibilité au niveau universitaire. Si nous considérons l’aspect du développement à long terme, le hockey pourrait obtenir une place plus importante au Canada.

Dans le début des années 2000, l’Université a tout de même évalué l’idée d’un retour du Vert & Or dans le hockey universitaire québécois et canadien (lien). Représentée entre 1963 et 1973, l’Université de Sherbrooke se remettra-t-elle en question à la suite de l’implantation d’une nouvelle équipe à l’UQAM?


Crédit Photo @ James Hajjar

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