La planète s’invite à l’Université

Par Sabrina Lavoie

Soucieux des conséquences liées au réchauffement climatique, le collectif de La planète s’invite à l’Université invite toute la communauté étudiante du Québec et d’ailleurs à voter une grève le 15 mars prochain afin que des décisions collectives et institutionnelles soient prises.

Après s’être invité au Parlement dans le but d’établir un rapport de force entre les citoyens et les gouvernements, le mouvement étudiant tente cette fois-ci de rejoindre les institutions d’éducation. Il proclame l’importance d’agir devant l’urgence climatique en demandant aux gouvernements d’établir un programme d’éducation à l’environnement et de sensibilisation à la crise climatique. Il demande également l’adoption d’une loi qui forcerait l’atteinte des cibles recommandées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), afin de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius. La planète s’invite à l’Université revendique aussi aux institutions d’enseignement davantage de transparence quant à leurs investissements, le retrait des investissements dans les énergies fossiles et la tenue d’un bilan carbone institutionnel afin de pouvoir cibler les plus grandes sources d’émission de gaz à effet de serre dans le but de les réduire.

Persuadé que la grève est le meilleur moyen de démontrer le sérieux de la démarche et des enjeux, le collectif de La planète s’invite à l’Université souhaite que les étudiants de partout au Québec manifestent leur inquiétude entourant le réchauffement climatique et les mesures concrètes à prendre en votant pour une journée de grève le 15 mars prochain. À ce jour, plus de 21 000 étudiants et étudiantes ont déjà exprimé le désir de vouloir changer les choses et plusieurs autres associations étudiantes s’ajouteront d’ici les deux prochaines semaines. L’appui du collectif des Profs pour la planète, ayant recueilli, au moment d’écrire ces lignes, plus de 3300 signatures en guise de soutien, est très significatif.

« Nous déclarons que nous ne voulons plus être les instruments d’une propagande rassurante, qui rend invisible la catastrophe écologique. Nous déclarons qu’il y a urgence d’agir et que notre rôle de pédagogues est d’accompagner les jeunes du Québec à comprendre, dénoncer et se mobiliser face à la crise climatique » explique Violaine Brisebois-Lavoie, l’enseignante instigatrice du collectif Profs pour la planète sur la pétition électronique. Elle ajoute :

« Le printemps 2019 doit être historique : nous appelons tous et toutes nos collègues du primaire, du secondaire, du collégial et de l’université, enseignants et enseignantes, personnel de soutien et personnel administratif à soutenir toutes les grèves étudiantes, qu’elles soient locales, nationales ou internationales et à reconduire le mouvement jusqu’à l’obtention des changements profonds qui s’imposent. Que nos établissements soient des écoles mortes en ces jours de grèves, à l’image de ce qu’ils seront si l’espoir disparaît des perspectives d’avenir de nos élèves. »

En parallèle, le mouvement Earth Strike invite la communauté étudiante à voter une grève climatique mondiale le 27 septembre 2019. Les personnes concernées par une Assemblée Générale Extraordinaire de Grève seront invitées à venir se prononcer si ce n’est pas déjà fait.

La planète s’invitera-t-elle à l’Université de Sherbrooke ?


Crédit Photo @ La Planète s'Invite à l'Université

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