La problématique du « covoiturage »

societe-covoiturageTout récemment, un article circulait sur les différentes plateformes web concernant une arrestation pour « transport illégal de personnes ». Les réactions vives de la part des usagers de ce service qui dénoncent les interventions policières sont telles bien fondées ?

Par Marie-Claude Barrette

AmigoExpress, Covoiturage.ca, Allo-Stop Québec, Covoiturage Express, FaceBook : les plateformes misent en place pour faciliter les déplacements sont multiples. Si le moyen de transport n’est pas contesté, c’est plutôt la façon dont certains s’en servent qui posent problème. Plus particulièrement, les questionnements concernent la possibilité de « profit ».

Plusieurs prétendent que 0,53$ par kilomètre est un montant acceptable. D’autres qu’il est exagéré. Dans tous les cas, imposer des frais fixes à la hausse semble être une méthode à bannir pour éviter les ennuis. Par exemple, charger 10$ à tous ses passagers peut être acceptable dans la situation où seulement une personne (ou deux) est à bord. En effet, il est défendu de tirer un avantage monétaire du covoiturage. Conformément à la Loi sur les transports, il est interdit de fournir ses services à titre de transporteur contre une rémunération sans ledit permis. Ce service particulier est réservé aux chauffeurs de taxis. Le même article apporte toutefois une nuance en stipulant qu’en situation de covoiturage, le conducteur peut demander à ce que les frais de transports soient partagés. Et c’est particulièrement à propos de cette notion de « partage » qu’il y a sujet à débats.

La zone grise se situe notamment en ce qui concerne le type de véhicule. Un personne devrait-il condamner un conducteur du fait que celui-ci a un véhicule qui consomme plus ? Et qu’arrive-t-il s’il n’y a que deux personnes à bord du véhicule ? Le « covoitureur » doit-il diviser le montant en nombre de sièges ou selon la quantité de personnes dans l’automobile? Pis encore! Qu’arrive-t-il lorsque le prix de l’essence chute considérablement la journée après l’entente de covoiturage ? Vous riez, mais c’est une situation qui peut devenir fâcheuse (croyez mon expérience).

Si la loi semble claire à première lecture, elle amène son lot d’incompréhension. D’autant plus que tout ce qui implique la prise en considération de l’essence implique des points de vue différents. On peut donc dire qu’il y a une zone grise quant à ce qu’implique le « covoiturage ». Plusieurs éléments particuliers semblent devoir être pris en considération dans tout offre de covoiturage. Toutefois, les règles d’un même jeu sont différentes d’une personne à l’autre… le covoiturage serait finalement aussi problématique qu’une joute de Monopoli. On réclame 200$ ou 400$ lorsqu’on s’arrête sur GO?

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Les suggestions de prix

Agence du revenu du Canada : 0,55$/km en 2015

Conseil du trésor (QC) : 0,43$ depuis le 1e avril 2014

Revenu Québec : 0,54$ (en 2013)

 

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