La résilience mène à la récompense

3Sport_photoLa ligne entre la persévérance et l’acharnement est mince. Étienne Durot-Ménard a très bien su jongler avec cette réalité dans les deux dernières années. Ses efforts ont été récompensés.

Jonathan Tremblay

Étienne Durot-Ménard est un étudiant en génie mécanique de la 57e promotion. Depuis son arrivée à Sherbrooke, il a tenté à trois reprises de percer l’alignement de l’équipe de football Vert et Or, sans succès, jusqu’à tout récemment.

Étienne a souvent fait face à l’adversité dans sa jeunesse, avec une série de déceptions en tant que gardien de but au hockey. À ce moment, il n’avait aucune idée que le caractère qu’il s’était forgé l’amènerait à faire partie d’une équipe universitaire de football. Faire face à l’échec lorsqu’on a connu le succès toute notre vie peut parfois devenir un obstacle insurmontable. En subir dès notre jeune âge peut, avec le temps, agir comme une source de motivation supplémentaire.

Après seulement quatre ans d’expérience au football et même après avoir été retranché du Vert et Or deux fois, il n’a jamais arrêté de s’entrainer, avec autant d’ardeur qu’un joueur partant. Diète bien établie, programme de musculation spécialisé; les planètes n’avaient d’autres choix que de s’aligner un jour ou l’autre.

À l’hiver 2013, il est allé expérimenter le rugby en guise d’alternative. En une seule pratique, il avait réussi à écarquiller les yeux des membres de la formation par sa rapidité et par son agilité, mais le principal intéressé a préféré continuer à performer dans son sport de prédilection, dans la Ligue métropolitaine de football senior du Québec.

Cet hiver, il a appris qu’il ferait partie de la formation universitaire pour la saison 2014, à l’automne prochain. Une belle fleur de la part des entraineurs, qui ont reconnu la détermination du receveur de passe à faire partie des leurs.

« Étienne a mérité sa place, il a amélioré énormément de détails dans son jeu que l’on avait pointé. C’est un athlète résilient, il n’a jamais lâché et n’a jamais blâmé personne d’autre que lui-même lors de ses retranchements des dernières saisons », mentionne Mathieu Pronovost, le coordonnateur offensif du Vert et Or. « Il est un étudiant-athlète qui réussit dans son programme et il fait les bons choix en dehors du terrain. Ce sont des choses que l’on observe aussi quand vient le temps des sélections. L’éthique de travail d’Étienne fait refléter les valeurs que nous inculquons à nos joueurs au sein du Vert et Or et ça rend les autres meilleurs autour de lui, car ils savent qu’il est prêt et qu’il fera tout pour avoir sa chance », poursuit-il.

« Je suis vraiment heureux de finalement faire partie de l’équipe. C’est une récompense et un accomplissement personnel très significatif pour moi. Je me rapproche jour après jour de mon but et cette nouvelle motivation me permet de m’entrainer encore plus fort » rajoute le receveur de passe.

Même s’il sera difficile pour lui de faire partie des quarante joueurs en uniforme cette saison, il espère tout de même réussir à faire partie des unités spéciales, toutes les opportunités sont les bienvenues. Étienne dispose donc de deux saisons de football afin de convaincre le personnel d’entraineurs de lui faire confiance lors d’un match.

En attente de la prochaine saison

Comme l’été est tranquille à Sherbrooke et qu’il n’y a pas trop de distractions, c’est le moment parfait pour l’équipe afin de peaufiner ses stratégies, d’évaluer sa progression depuis l’hiver et de mettre toute la gomme en vue de la prochaine saison. La formation sherbrookoise pourra encore compter sur des partants de taille tels que Jérémy Roch au poste de quart-arrière, qui en sera à son avant-dernière saison d’éligibilité au niveau universitaire. Cependant, le message sera différent cette saison. Pas question de mettre les résultats devant le processus. La saison 2013 a été dure à avaler pour plusieurs; les Sherbrookois qui se voyaient déjà à la conquête de la Coupe Dunsmore avant même d’avoir foulé le terrain. Le Vert et Or veut donc revenir au message envoyé par l’entraineur David Lessard lors de sa première saison en 2012; le travail et non les attentes.

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