La responsabilité web à l’ère des médias sociaux

Par Laurence Poulin

Nous sommes dans une époque où tout un chacun a un profil Facebook, un compte de photos Instagram, un fil Twitter et plus encore. On en vient donc à se questionner sur l’impact de ces médias sur la vie privée et la confidentialité.

Alors que nous sommes tous de futurs chercheurs d’emploi, il incombe de s’intéresser à l’impact que peut avoir notre utilisation de ces médias sociaux et l’obtention d’un poste dans une entreprise. La responsabilité est donc au cœur de cette problématique actuelle qu’est celle d’avoir nos vies privées respectives devenues publiques depuis quelques années.

Certaines informations sont du domaine de la vie privée telles que l’âge, l’endroit de résidence, une relation amoureuse, des habitudes de vie, un état de santé, l’orientation sexuelle, l’image, des conversations téléphoniques privées, des documents personnels tels qu’un passeport ou une carte d’assurance sociale, etc. La jurisprudence s’entend pour statuer qu’une fois publiées sur le domaine du web, malgré certains paramètres de confidentialité, il n’y a pas de limite au partage et à la visibilité de ces renseignements et donc qu’ils en viennent à être publics. De fait, nous sommes tous l’ami d’un ami, d’un ami de quelqu’un…

Protéger ses renseignements

Le site Éducaloi donne quelques conseils pour avoir une attitude responsable afin de protéger des renseignements qui ne devraient pas se retrouver sur le «cyberespace» et nuire à de futures opportunités d’emploi ou autres. On met l’accent sur la difficulté de retirer de l’information qui a été publiée en quelques clics. De ce fait, il est recommandé de ne publier que des renseignements qui pourraient être consultés par un enseignant, un membre de la famille ou même un futur employeur. Également, il est important de comprendre que la vie privée de ses amis est aussi importante et qu’elle leur appartient.

Afin d’approfondir ce questionnement, Le Collectif a pu s’entretenir avec Jacinthe Beaulieu qui est en charge des relations médias chez TELUS. Elle rappelait que plus de 93 % des employeurs potentiels consultent le profil des candidats sur les réseaux sociaux avant de prendre une décision d’embauche ou même avant une demande d’entrevue. De surcroît, elle soutenait que la réputation d’une personne sur le web a autant d’importance qu’un bon relevé de notes ou encore des expériences enrichissantes sur un CV dans l’obtention d’une carrière stimulante.

Refus d’embauche?

Selon un sondage effectué par Reppler, les raisons les plus souvent invoquées par les employeurs pour refuser un candidat sont les suivantes: photos ou informations inappropriées (11 %); contenu indiquant que le candidat consomme de l’alcool ou des substances illicites (9 %); critiques à l’égard d’un employeur précédent ou d’un collègue de travail (11 %); faibles aptitudes au niveau de la communication (10 %); fausses déclarations concernant leurs qualifications (13 %).

Il est assez contradictoire qu’un employeur ne puisse pas exiger une photo jointe à un CV alors qu’il peut en trouver des centaines en quelques clics sur le web, et ce, sans même demander quoi que ce soit à un candidat. En tant qu’étudiants, nous pouvons tous espérer avoir le meilleur emploi qui correspondra à nos espérances et nos rêves. Il importe donc de faire en sorte que l’image que nous projetons sur le web soit responsable afin de ne pas nuire à ce pourquoi nous nous efforçons d’étudier depuis plusieurs années.

Partager cette publication