La santé mentale : une problématique incomprise

Par Sara-Ying Lamy

Le 28 mars dernier, le GRENSO (Groupe d’entraide et de soutien aux étudiants de psychologie) a organisé un souper-conférence afin de parler de différents troubles de santé mentale. Ce souper-conférence a eu lieu à l’Agora de la Bibliothèque Roger-Maltais à l’Université de Sherbrooke. Lors de l’activité, le GRENSO a invité trois panélistes venus partager leur vision sur les troubles de santé mentale.

La santé mentale est une préoccupation qui prend de plus en plus d’ampleur au Québec. Le groupe de panélistes exprimait lors de la conférence la subsistance de préjugés face à celle-ci. D’ailleurs, le souper-conférence souligne l’importance de démystifier la réalité sur la santé mentale. Pour ce faire, le souper-conférence était divisé en deux sujets de discussion : d’abord sur les troubles anxieux et dépressifs, ensuite sur l’autisme.

Les troubles anxieux et dépressifs, qu’est-ce que c’est?

La première conférence présentée par Nathalie Boulet, psychologue spécialisée en troubles de l’humeur, portait sur les troubles anxieux et dépressifs. En relatant son expérience avec ses patients, la psychologue distingue plusieurs facteurs qui contribuent au développement de ces troubles. Par exemple, Mme Boulet expliquait qu’à cause de la constante pression sociale d’exceller et de performer dans tous les domaines, les personnes étaient vulnérables au développement de ceux-ci.

Comment distinguer les troubles anxieux et dépressifs?

D’une part, Dre Nathalie Boulet affirme que lorsque les individus vivent un de ces troubles, c’est majoritairement causé par un déséquilibre et une perte de repère. En effet, les troubles anxieux se définissent par une anxiété excessive difficile à gérer. Ce sont les troubles de santé mentale les plus fréquents au Québec.

D’autre part, Mme Boulet affirme que les troubles dépressifs sont caractérisés par des épisodes de baisse d'humeur, une faible estime de soi ainsi qu’une perte de plaisir ou d'intérêt dans des activités habituellement agréables pour l’individu.

Comment se remettre sur pied?

Afin d’améliorer son état lorsque l’individu vit un trouble de nature dépressive, Mme Boulet insiste sur l’importance d’avoir un bon sommeil régulier, de faire de l’exercice et d’avoir une alimentation saine. La conférencière ajoute que l’individu fragilisé par ces troubles dépressifs doit éviter de tomber dans une routine. De plus, la méditation demeure un autre moyen de minimiser les ravages des troubles dépressifs.

En finir avec les tabous

Christine Houde, la directrice générale d'Autisme Estrie, et Caroline Gelly, une intervenante communautaire chez Autisme Estrie, sont venues partager leurs expériences au centre avec les personnes atteintes d’autisme lors de la deuxième conférence. Dès le début de la présentation, les conférencières tiennent à préciser que l’autisme n’est pas une maladie puisque « ça ne se soigne pas ». L’autisme est davantage une condition qu’une pathologie. Cette condition est communément appelée dans le domaine de la santé « trouble du spectre de l’autisme » (TSA). Tel que l’entendent les conférencières du panel de discussion, un TSA implique le détachement de la réalité externe d’un individu qui se replie sur lui-même. Au Québec, 1 enfant sur 68 serait atteint.

Les trois niveaux de TSA

Lors de la présentation, Caroline Gelly affirme qu’il a des niveaux de sévérité aux TSA. Tout d’abord, le niveau 1 consiste à un stade de déficit qui « nécessite un soutien », comme le mentionnait les panélistes. À ce stade, le TSA n’affectera pas ses habiletés intellectuelles, cependant la personne en déficit sera limitée dans ses interactions sociales.  Ensuite, le niveau 2 quant à lui « nécessite un soutien important », comme le soulignent les conférencières. Ce sont les personnes qui peuvent rester quelques minutes seules, mais la grande majorité du temps, elles doivent être surveillées. Finalement, il y a le niveau 3, c’est le niveau qui « nécessite un soutien très important », distingue Madame Gelly, puisqu’il y a un déficit grave dans les compétences de communication sociale, verbale et non verbale qui perturbent profondément la vie sociale de la personne. Des centres comme Autisme Estrie existent afin d’aider les individus qui souffrent de trouble du spectre de l’autisme ainsi que leurs proches.

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