L’aile jeunesse des partis politiques… simplement de l’implication étudiante?

Par Dorian Paterne Mouketou

L’année 2018 sera une année importante pour toute la population québécoise : elle marque la première élection provinciale à date fixe. Nombreuses personnes de 18 ans et plus, éligibles à voter, devront exercer leur droit et obligation aux urnes. Pour quelques étudiantes et étudiants de l’Université de Sherbrooke, composant les ailes jeunesse des partis politiques, la sensibilisation aux questions politiques a débuté depuis belle lurette…

Nombreux sont les partis politiques qui ont saisi la place capitale que peuvent occuper les jeunes au sein de leurs rangs. Les jeunes, porteuses et porteurs de nouvelles idées, calquées sur la réalité même de notre monde, aiment l’univers politique sur tous les paliers de la société. Les ailes jeunesse agissent tant dans les partis-chefs que dans la communauté. À l’Université de Sherbrooke, les quatre grands partis politiques qui se donnent une lutte sur la scène provinciale ont trouvé leurs jeunes recrues. On retrouve en effet à l’UdeS des étudiantes et étudiants, porte-parole ou membres de quelques clubs universitaires.

Comment se traduit l’action de l’aile jeunesse des partis politiques?

C’est la question que nous avons posée aux porte-parole campus des ailes jeunesse de la Coalition Avenir Québec (CAQ), de Québec solidaire (QS), du Parti Québécois (PQ) et du Parti libéral du Québec (PLQ). « Localement, les clubs universitaires organisent des bières et politiques et des conférences avec des députés dans les établissements scolaires pour faire connaître notre message », soutient Samuel Rasmussen, président du club universitaire de la CAQ-UdeS. Pour les porte-paroles QS-UdeS, il y a des activités pour tous les goûts, « notamment faire connaitre notre formation politique, représenter nos membres du campus dans les instances du parti, recruter des membres, faire des campagnes d’appui, organiser des évènements et bien d’autres choses encore ».

Les jeunes péquistes, eux, se veulent représentantes et représentants des intérêts leur générale au sein du parti. « L'objectif premier est de mieux cibler les problématiques concernant les étudiants et de pouvoir y apporter une réponse. Notre but est également de convaincre et de rassembler », affirment William Gosselin et Esra Ercan, étudiants en études politiques et membres du PQ. Alors que William est à sa première année du bac, Esra est une étudiante française en 3e année qui a épousé la cause indépendantiste. « On milite pour un parti parce qu’on croit en ses valeurs et en sa capacité à faire avancer notre société. Pour cela il faut trouver des gens qui ont ces mêmes valeurs », disent-ils. Pour les jeunes en politique, l'université est un terreau idéal pour échanger sur les questionnements des étudiantes et étudiants concernant la politique.

Élections provinciales 2018 : quels enjeux pour les membres de la communauté étudiante?

L’enjeu crucial pour 2018 est la mobilisation citoyenne. Pétitions, bières et politiques, diffusion du programme politique partisan, sont toutes des méthodes mises en place par les membres des partis afin d’aller chercher le maximum de jeunes pouvant adhérer aux valeurs d’un parti ou d’un autre. Les efforts se déploient tant sur le campus qu’en ville. « La principale mobilisation se fera dans les circonscriptions, autour de nos candidats; ces derniers ont besoin d’une équipe solide avant de se lancer en campagne électorale, que ce soit pour solliciter du financement, faire du porte-à-porte, aider à poser des pancartes, appeler des citoyens, l’organisation de réunions publiques, c’est du militantisme de terrain! », lancent les jeunes péquistes, William et Esra.

Quelle place pour les jeunes en politique?

La question de l’implication des jeunes en politique amène un consensus dans le raisonnement des membres étudiants rejoints par Le Collectif. William Gosselin du PQ parle d’une véritable formation, par le biais des rencontres et de débats stimulants qui favorisent la prise de parole en public. William Champigny-Fortier de Québec Solidaire stipule que « l’implication politique et sociale au sens large du terme est nécessaire dans une perspective de transformation sociale ». L’implication politique, c’est le désir de la transformation sociale, de changer le monde, selon les étudiantes et étudiants de l’UdeS. Samuel Rasmussen de la CAQ soutient que la cause politique concerne toute la population. « Les décisions qui se prennent actuellement auront un impact majeur sur la vie des étudiant(e)s dans le présent et dans le futur. L'implication politique n'est pas assez valorisée de nos jours. La politique est plus accessible que beaucoup de personnes le croient », affirme celui qui veut au quotidien faire réaliser aux gens qui l’entourent la réalité du monde politique.

Des profils variés…

Les membres des ailes jeunesse des partis politiques provinciaux viennent de tous les horizons sur le campus. Lettres, communication, éducation, histoire, science politique, droit, environnement, politique appliquée, philosophie, psychologie, éducation, travail social… La provenance des étudiantes et étudiants s’impliquant dans les partis politiques constitue cette diversité et variété de profils. N’importe qui peut donc s’impliquer au sein d’un parti politique, selon les jeunes militantes et militants, qui spécifient qu’il n’y a pas de moyen plus simple que de se joindre au rang des militantes et militants des partis politiques. « Pour se joindre à nous, la seule condition est d’être motivé et d’aimer le Québec! »

Coalition Avenir Québec

Facebook : CAQ- Université de Sherbrooke

Site internet : Commission Relève de la Coalition Avenir Québec (CRCAQ)

Québec Solidaire

Facebook : Québec solidaire, Université de Sherbrooke

Adresse courriel : Quebecsolidaire.udes@gmail.com

Parti Québécois

Facebook : Association Péquiste de l'Université de Sherbrooke

Facebook : Jeunes Péquisites de L'Estrie

P.-S. Les jeunes du PLQ n’ont pas répondu à nos questions. Les moyens de joindre les partis ont été fournis par les jeunes interrogé(e)s.

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