Laisse tomber tes OGM, Cultive à l'Université

plan_jardin_illustration_article_petitLe campus principal de l’Université de Sherbrooke, c’est un écrin de verdure, la Mecque du développement durable et tout ça, tout ça. Depuis 2009 et une initiative de la FEUS plus tard, nous avons franchi un pas avec la constitution d’un Jardin collectif au cœur même du campus, entre les résidences E4 et E5 du campus principal.

Nicolas Ternisien

Le Jardin collectif est une initiative qui est au cœur d’un débat d’actualité qui met le doigt sur les dérives de notre société de consommation. Pourquoi acheter des fruits et des légumes génétiquement modifiés, truffés de pesticides chimiques dont les répercussions sur l’environnement sont désastreuses d’autant plus que leur transport jusqu’à nous alourdit le bilan carbone alors qu’on peut en cultiver des bien beaux puis bons à côté de chez nous?

Voilà pourquoi le Jardin collectif tient à sensibiliser la communauté universitaire face aux questions environnementales, à l’alimentation et à la santé. L’initiative se veut un exemple d’action écodurable en offrant à toutes et à tous l’occasion d’accéder à un lieu de production alimentaire respectueux de l’environnement et socialement équitable. Également, tout comme nous le rappelle Laurie Fréchette-Viens, membre du conseil exécutif du Jardin collectif et étudiante en chimie, le jardin est ouvert au plus grand nombre à condition de s’acquitter du 5 $ de cotisation pour devenir membre. C’est peu cher payé pour jouir d’un jardin d’Éden où les membres s’unissent pour jardiner et pour gérer les récoltes qu’ils peuvent se partager entre eux ou en organisant des soupers collectifs, des activités de transformation ou de dégustation grand public.

Fier de son jardin luxuriant regorgeant de tomates, de groseilles, de betteraves, de fraises et autres, le Jardin collectif est à la pointe des méthodes de permaculture, de compagnonnage et inculque ces façons de faire innovatrices à ses membres. C’est dans ce cadre idyllique que la vingtaine de membres du jardin vous invite, mais prenez garde comme le souligne Laurie Fréchette-Viens : « Le jardinage, on y prend gout, c’est contagieux. » Vous êtes avertis.

Partager cette publication