Par Guillaume Marcotte

Dès l’annonce de la participation au Bye Bye 2016 du célèbre duo d’acteurs québécois Anne Dorval et Marc Labrèche, les attentes face au spécial annuel ont monté d’un cran. Si la qualité de la production ne laisse jamais à désirer, le contenu peut quant à lui en laisser plusieurs de glace. 

On le sait tous, le Bye Bye est une tradition québécoise qui permet de clore l’année en beauté. On rit des décisions et des actions de ceux et celles qui ont fait s’enflammer les réseaux sociaux. On s’esclaffe devant les caricatures trop maquillées et trop exagérées. On tape avec ferveur sur les écrans tactiles de nos cellulaires pour comprendre le gag qui vient de passer à l’écran. Bref, on se divertit l’espace des 90 dernières minutes qui nous mèneront aux balbutiements de la toute nouvelle année.

Cette année, je me suis bien diverti. Je dois l’admettre, j’ai particulièrement apprécié la présence d’Anne Dorval dans l’édition 2016 du Bye Bye. Je dois également admettre que je suis un grand fan de la comédienne; mon opinion sur le sujet n’est sans doute pas la plus impartiale. Son jeu d’actrice, ses accents et ses répliques m’ont davantage fait rire que celles de Patrice L’Écuyer, de Pierre Brassard, de Véronique Claveau ou encore de Marc Labrèche.

J’ai beaucoup aimé le sketch « Justin Poppins ». Celui-ci concernait la réputation et l’apparence parfaite de notre premier ministre. Le dialogue mettait en lumière plusieurs points négatifs de la campagne de M. Trudeau à l’aide d’une comédie musicale à la Mary Poppins. J’ai trouvé la scène de bon goût, car l’image parfaite que Justin Trudeau projette peut en flouer plus d’un, et ses décisions parfois néfastes pour le Québec, pour le Canada ou pour l’international passent sous le radar grâce à cette image parfaite. Le sketch poussait donc le téléspectateur à réfléchir sur la question.

L’équilibre entre l’international et le Québec a selon moi été atteint. La présence de Donald Trump était énorme, mais il a effectivement accaparé une grande partie de l’attention médiatique de par sa victoire pour le moins surprenante sur Hillary Clinton. La référence à la monstrueusement populaire série Game of Thrones, renommée Trône du PQ pour la cause, m’a fait sourire, tant par son inexactitude que par l’attention aux détails qui a été apportée au « générique » du début du sketch.

Enfin, que serait un Bye Bye sans une critique des enjeux qui ont secoué le Québec durant l’année : le 375e de la Ville de Montréal, le bannissement des pitbulls dans certaines municipalités et l’acquisition de St-Hubert par la compagnie ontarienne Cara n’en sont que quelques exemples.

Peut-être suis-je une critique peu sévère étant donné que le Bye Bye ne fait partie de mes traditions que depuis quelques années seulement, mais j’ai eu beaucoup de plaisir à visionner le Bye Bye 2016 : je ne serais pas surpris de le regarder encore prochainement, histoire de me divertir et de me remémorer avec une certaine nostalgie l’année 2016.


Crédit photo © Radio Canada

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *