Par Vanessa Racine

Avec sa structure des plus modernes, le campus de Longueuil de l’UdeS a de quoi attirer les regards. Mais est-ce seulement l’extérieur qui en vaut la peine? Pour fêter ses cinq bougies, voici donc un petit bilan des points forts et des points faibles. 

Depuis son ouverture en 2010, le campus de Longueuil a su se spécialiser dans la formation du 2e et 3e cycle, en plus de proposer quelques programmes de 1er cycle. À l’heure actuelle, quelque 120 programmes sont offerts et le campus accueille aux alentours de 4 000 étudiants chaque année.

Force est de constater que ce campus est des plus beaux (comparativement à ma vieille Faculté des lettres et sciences humaines à Sherbrooke). En effet, ce grand bijou de verre et d’acier a de quoi éveiller la curiosité de l’extérieur. À l’intérieur, les endroits pour étudier débordent; une terrasse ouverte sur le ciel avec jardins aménagés, des salons ouverts pour tous au 7e, 11e et 13e étage, avec de grandes fenêtres et une vue imprenable sur Montréal, des fauteuils un peu partout, etc. En plus, ici, plus question du monopole du Café Caus, mais bien de nombreux restaurants au rez-de-chaussée du complexe immobilier (entres autres Van Houtte, Thaï Express, Salade Imagination, etc.) De quoi ouvrir l’appétit à n’importe quel foodie.

Aussi, pour ceux qui sont habitués d’entrer dans des classes pleines à craquer, voilà qu’ici, les étudiants ont la place VIP à chaque cours, vu le nombre de places vides. En effet, dans un de mes cours, nous sommes un total de 8 étudiants; de quoi surprendre la première fois! Ceci me pousse tout de même à remettre en question l’espace utilisé, mais ça, c’est une autre histoire.

Car, même si je peux retirer bon nombre de qualités au campus de Longueuil, quelques discussions avec des étudiants m’ont convaincu que ce campus avait lui aussi ses défauts.

Un manque de services

En effet, moi qui était habituée d’aller m’entraîner dans mon gym universitaire à quelques minutes à pied de ma faculté, j’ai été surprise de voir qu’aucun centre d’entraînement n’existe pour l’instant dans le complexe; seulement un projet futur est en branle depuis quelques mois. Les étudiants peuvent toutefois aller à un centre un peu plus loin, tout en bénéficiant d’un rabais étudiant.

Mais recentrons-nous sur le nerf du sujet : les études ! Celles-ci peuvent se révéler assez compliquées, notamment si un étudiant a besoin d’utiliser des logiciels tels que ceux de la suite Adobe ou tout autre logiciel créatif. À Sherbrooke, nous les trouvons sur les postes du Carrefour de l’information et sur les postes des laboratoires informatiques. Or, à Longueuil, il s’avère que ces laboratoires ne sont accessibles que lors des périodes de cours et que les postes du Carrefour de l’information ne sont pas dotés desdits logiciels. Ce qui peut devenir très embêtant pour ceux qui en ont besoin.

Autre hic

Nous le savons, être étudiant, ce n’est pas forcément avoir des moyens financiers très élevés. Et la question des transports en commun est assez problématique ici. Étant à temps partiel, je ne peux bénéficier d’aucun tarif réduit, et c’est la même histoire pour tous les étudiants ayant 25 ans et plus (ce qui ne manque pas, étant pour la plupart des étudiants du 2e et 3e cycle). Ainsi, la population étudiante qui dépend des transports en commun doit débourser le tarif complet de base de la passe Opus « complète » (Longueuil-Montréal), ce qui représente une petite fortune d’environ 130 $ par mois.

Heureusement, ces points faibles représenteraient seulement des problèmes temporaires, et plusieurs projets sont en liste afin d’améliorer les demandes étudiantes. Somme toute, la vie est bonne à Longueuil, même si la petite routine sherbrookoise me manque parfois!

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