Le Club de débat de l’UdeS, l’ascendant succès

Par Catherine Foisy

Le 1er octobre 2015, quatre étudiants s’alliaient afin de faire renaitre le Club de débat de l’Université de Sherbrooke, qui n’était plus depuis plusieurs années. À peine un an après sa création, celui-ci compte près de 50 membres. Entrevue avec Simon Bouthillier, président du club. 

Il n’aura suffi que d’une (décevante) constatation pour que Simon et ses collègues décident de se mettre la main à la pâte. « En arrivant à l’université, à ma grande déception, je constate qu’il n’y a pas de club de débat. Trois collègues et moi créons alors le club pour nous permettre de participer à des compétitions québécoises et pancanadiennes », explique Simon.

Leur mission? Préparer les membres aux compétitions des ligues canadiennes, américaines et internationales. Parce qu’au-delà des compétitions canadiennes, certains orateurs se rendent même à celles internationales. C’est d’ailleurs le cas de Simon Bouthillier et Guillaume Bernard, qui participeront à la Coupe du monde aux Pays-Bas à la fin du mois.

Un jeune club aux bons coups

En un peu plus d’un an, le club s’est frayé une place de taille au sein de la Société Universitaire Canadienne de Débat Interuniversitaire (SUCDI). Et pour cause, sa délégation était la plus nombreuse lors du tournoi de l’UdeM les 4 et 5 novembre derniers. En plus de remporter plusieurs débats.

Depuis sa résurrection, le club a gagné trois tournois : celui au HEC les 24 et 25 novembre 2016 ainsi que ceux de l’UdeM et McGill l’an dernier. Il s’est rendu à trois des six finales de la ligue canadienne. Sans compter la demi-finale du Championnat national à laquelle il a participé à la Polytechnique. « Notre objectif cette année est de faire encore mieux. »

Mais ses réussites ne sont que le fruit de la persévérance dont il a fait preuve depuis octobre 2015.

Des pratiques à répétition

À défaut de deux fois par semaine, les intéressés (débatteurs, juges et spectateurs) se rassemblaient dans une classe du A8 pour pratiquer la rhétorique et l’argumentation. Un noyau d’une quinzaine d’individus y participait de manière assidue alors que d’autres se présentaient plus spontanément.

Les sujets variant de semaine en semaine oscillent entre l’actualité et l’imaginaire. Ainsi, les débats peuvent porter aussi bien sur l’abolition des jurys dans les procès que sur l’interdiction de la consommation de viande, ou encore sur le fait de permettre au vote des femmes de compter double, pouvait-on lire dans le communiqué de l’organisation publié le 10 novembre dernier. Les dates des pratiques pour la nouvelle année ne sont pas encore dévoilées. Des informations suivront.

À la recherche de nouvelles recrues

Le club vous invite à vous joindre à lui. Si le président du club avait un conseil à donner à ceux et celles qui aimeraient tenter leur chance, ce serait : « Foncer. Être curieux. Pratiquer. » Il ajoute qu’il n’est pas nécessaire d’avoir de l’expérience en débat. D’ailleurs, il est rare que quelqu’un qui s’inscrit au club ait déjà débattu dans le cadre de débats orchestrés. La plupart s’y joignent par pur intérêt et développent un sens de l’argumentaire au fil des prestations. Il réitère également que la forme n’est pas notée, et qu’il s’agit davantage d’un exercice basé sur la capacité à défendre un point de vue, et à en attaquer d’autres que sur le style.

Le Club de débat de l’UdeS sera hôte de la prochaine compétition intercollégiale les 20, 21 et 22 janvier prochains. Pour de plus amples informations, ou encore, pour vous joindre à lui, vous pouvez consulter la page Facebook de votre club de débat.


Crédit photo © Club de débat

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