Le culturisme : un sport à temps plein

Le début du mois de février... le moment de l'année où les croustilles et les soirées télé deviennent plus attirantes que notre bonne vieille résolution préférée : « Cette année, je me mets en forme pour de vrai! » On veut tous avoir une belle shape de plage pour épater la galerie cet été, mais à quel prix? Les culturistes, eux, payent cher en temps, en énergie et en restriction leur musculature de super héros! Ces athlètes ne peuvent se permettre aucune sortie de parcours. Patience, discipline, persévérance et passion sont les mots-clés selon Alexis Dubois, vainqueur du Championnat Coupe Espoir Québec et du Championnat Québec Physique Naturel 2014.

Par Roxanne Blais

Cultu... quoi?                                     

À l'inverse du hockey, le culturisme n'est pas un sport qui fait quotidiennement la une des journaux. Si plusieurs connaissent le nom, le culturisme ne leur évoque, pour la plupart, pas de joueur ni d'équipe vedette... mais plutôt des préjugés : « C'est un sport superficiel! Tous ces muscles ce n'est que de la gonflette. C'est sûr que tu prends des produits dopants pour être aussi musclé! » Voici les préjugés auxquels Alexis Dubois, 6 pieds 2, 245 livres doit faire face en tant que culturiste. Pourtant, sa définition du culturisme repose sur un travail ardu: « Le culturisme est un sport et un art à la fois. L'athlète qui pratique le culturisme doit sculpter son corps comme un artiste taille sa sculpture. Pour y arriver, le culturiste doit travailler chaque muscle de son corps pour que le tout s'harmonise. Dans ce sport, les proportions, la masse et la qualité musculaires sont des critères évalués pendant les compétitions. Une grande partie du travail se fait donc au gym. »

sport-leculturismeunsportatempsplein-alexisdubois-4fevLes culturistes doivent donc exercer leurs corps de façon régulière. En effet, Alexis Dubois s'entraine 2 à 3 heures par jour, et ce, 4 à 5 fois par semaine! Il soulève des poids allant jusqu'à 600 livres! Même après tout ce travail musculaire, il reste l'entrainement esthétique, c'est-à-dire l'exposition de toute cette musculature. « C'est là que le côté artistique prend plus d'ampleur. On doit savoir bien montrer notre corps de sorte qu'il paraisse plus volumineux qu'il ne l'est véritablement. C'est alors là que les proportions et les techniques de poses sont importantes pour gagner des points auprès du jury.»

Vous croyez avoir tout appris sur le culturisme? Je vous arrête tout de suite : il reste la partie qui demande le plus d'effort mental à ces grands athlètes, les sacrifices. « Le culturisme, c'est plus qu'un sport, c'est un mode de vie. On doit faire des sacrifices difficiles : les sorties au bar, l'alcool, manger n'importe quoi... Chaque jour compte dans ce sport et le culturiste doit tout préparer en vue de sa compétition. »

Un culturiste, ça mange quoi en hiver?

Vous aurez sans doute compris que la musculature des culturistes ne repose pas seulement sur leur entrainement extrême. Leur alimentation a aussi un poids dans la balance. « Je mange entre 5000 et 8000 calories par jour, ce qui équivaut à 4 à 6 repas. Le matin, je mange généralement entre 6 et 8 œufs avec deux tasses de gruau cru. Sinon, je mange 5 livres de viande par jour. Lorsque je suis hors compétition, j'ai une diète moins stricte, mais je ne me permets pas n'importe quoi. Je priorise beaucoup le poisson et, pour les glucides, je vais les chercher dans les patates douces ou le riz.»

C'est quoi le pointage?

Maintenant que l'on comprend mieux ce qu'implique ce sport, comment font ces athlètes pour se démarquer des autres? Alexis Dubois, après cinq années d'entrainement, sait comme s'y prendre: « Au départ, il y a les poses de base où nous sommes comparés aux autres concurrents. Vient ensuite la routine qui consiste en une chorégraphie de plusieurs poses au rythme de la musique. » Au-delà de ces poses, on est plusieurs à se demander quelle est la nécessité d'un bronzage aussi prononcé. « C'est pour l'apparence, car malgré tous les efforts mis en entrainement, c'est une compétition qui repose sur l'esthétique. Le bronzage et le lustre qu'on applique, c'est pour mieux faire ressortir les détails de nos muscles et les fibres musculaires. »

Finalement, on cherche tous à conserver notre motivation, mais s'y prend-on de la bonne façon? À la lumière des efforts physiques et mentaux que demande le culturisme, il semble favorable de trouver un sport qui nous passionne pour atteindre nos objectifs.

Prêt à recommencer le gym?

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