Le Festicourt de Sherbrooke : un festival qui sort de l’ordinaire

Par Jade Bourgeois

La 13e édition du Festival du texte court de Sherbrooke, Festicourt pour les intimes, se déroulait du 24 au 27 mai dernier. Poésie, contes et performances étaient au menu pour cette fin de semaine haute en émotions.  

Queen Ka et Amélie Prévost ont lancé le bal avec leur dernier spectacle à saveur toute féministe Fol ouvrage (Torcher des paillettes) à la salle du Tremplin. Un spectacle coup de poing et coup de cœur qui m’a ensorcelée du début à la fin. Les deux artistes ont livré une performance solide, à mi-chemin entre poésie, humour, slam, musique et théâtre. Les rires et les larmes se sont succédé au gré de leurs textes et des quelques sketchs qui ont pimenté la soirée. « Haïku dyslexique » en est sans contredit un des moments forts : le public pleurait de rire devant la chorégraphie absurde et magnifique des corps et des mots de Queen Ka et Amélie Prévost. Fol ouvrage (Torcher des paillettes) a été une incursion parfaite dans le monde de la littérature orale et du Festicourt.

Vendredi soir, le traditionnel Slam de contes a eu lieu à la Maison des arts de la parole. La formule, toute simple, était conviviale et chaleureuse. À tour de rôle, douze conteurs et conteuses disposaient de cinq minutes pour charmer le public avec un récit de leur choix. Après chaque prestation, des notes étaient attribuées par cinq juges choisis au hasard au début de la soirée. La compétition fut serrée et les notes descendirent rarement en dessous de huit sur dix, signe de la grande qualité des histoires toutes plus inventives les unes que les autres. La conteuse Christine Bolduc a été couronnée gagnante et s’est mérité un quinze minutes complet à la fin de la soirée pour raconter un autre conte. Ce fut encore une fois un moment magique et tout en théâtralité.

Samedi, le spectacle Généalogie a été présenté à La Petite boîte noire dans une ambiance intimiste et à la thématique familiale. La soirée a commencé avec les prestations de deux poètes bien établis, André Gélineau et Stéphanie Pelletier, qui ont conquis le public avec leurs textes touchants et personnels. Après Généalogie, dix artistes se sont succédé sur scène pour un micro ouvert émotif et agrémenté de la musique improvisée du duo La Fièvre.

Cinq poètes aux styles très différents ont performé lors du Cabaret de clôture présenté dimanche à La Petite boîte noire. Une fois de plus, deux musiciens s’occupaient de l’ambiance sonore et musicale tout au long de la soirée. Maude Veilleux, Zéa April-Beaulieu, Jean-Christophe Réhel, Tanya Evanson et Yan St-Onge ont défilé sur scène à tour de rôle pour déclamer leurs textes. Une soirée exaltée et éclatée, où le public a eu la chance d’assister à des prestations originales et émouvantes. Une belle façon de clore la 13e édition du Festicourt.


Crédit Photo @ Festival du Texte Court de Sherbrooke

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