Par Josiane Michaud

Cette année encore, la Maison du cinéma se préparait à recevoir la 7e édition du Festival dans ses 16 salles. La programmation était distribuée ; les forfaits, déjà achetés pour plusieurs. Malheureusement, comme beaucoup d’autres évènements culturels, la situation causée par la crise de la COVID-19 a empêché ce rendez-vous annuel. Au moment où le cinéma, suivant la consigne du gouvernement, annonçait sa fermeture temporaire le 15 mars dernier, les seules informations disponibles quant au FCMS étaient qu’il était reporté à une date ultérieure.

C’est le 26 mai dernier que l’organisation a publié un communiqué annonçant la tenue de l’évènement dès juin, mais, grande surprise, le rendez-vous est lancé en ligne ! Ainsi, dans le confort de votre salon, il sera possible, du 18 au 25 juin, de visionner cinq longs métrages de fiction et cinq longs métrages documentaires. C’est l’occasion pour toutes et tous de s’initier — gratuitement, en plus ! — à des films venus d’Allemagne, d’Argentine ou de chez nous. Les activités comme le Ciné-Concert, le Ciné-Pyjamas ou les Tables Rondes ne peuvent malheureusement pas avoir lieu dans le contexte actuel, mais le FCMS offre tout de même une programmation jeunesse, une conférence de Grégoire Viau, « cinéaste, formateur et membre de différents jurys de Festivals saluant le 7e art africain » (Festival cinéma du monde de Sherbrooke), ainsi qu’une édition de Ciné-Moi (rencontres mensuelles tenues par le FCMS fusionnant cinéma et psychologie) bien particulière, axée sur le film Wild de Jean-Marc Vallée.

Vivre le Festival du cinéma du monde de Sherbrooke de l’autre côté du comptoir, c’est particulier. C’est un moment qui est attendu par plusieurs membres du personnel de la Maison du cinéma, car aucun autre évènement ne peut être comparé à cette semaine purement cinéphile. Toutes et tous vivent des instants qui ne se reproduisent que très rarement une fois le FCMS passé. Travailler pendant le Festival, c’est parler du film russe sous-titré anglais présenté la veille avec une dame qui est là tous les jours, pendant une semaine. C’est entendre les commentaires parfois ébahis, parfois un peu confus des gens sortant des salles. C’est passer de longues minutes, non à préparer une grosse commande de popcorn et de boissons, mais bien à faire imprimer 30 billets, répartis sur sept dates, tous à des heures différentes, pour une seule personne. C’est accueillir des producteurs, des cinéastes, des réalisatrices et autres invités inspirants.

Nous ne pourrons pas, cette année, profiter des séances sur écrans géants, accompagnées de popcorn avec ou sans beurre, entourés d’autres mordus de films, mais le Festival du cinéma du monde de Sherbrooke s’assure, encore cette année, d’abreuver les cinéphiles de nouveaux contenus captivants. Avec un peu de chance, ce n’est que partie remise pour l’édition 2021 !

Pour plus d’informations sur la programmation et pour visionner les films gratuits, rendez-vous au https://fcms.ca/programmation-en-ligne/


Crédit Photo @ Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke

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