Le Festival cinéma du monde se réinvente

Par Virginie Roy

Le Festival cinéma du monde de Sherbrooke (FCMS) a pris le virage numérique en raison de la pandémie et les organisateurs sont loin de regretter leur choix

« La réponse du public va au-delà de nos espérances », se réjouissait Malika Bajjaje, cofondatrice et directrice générale du FCMS à quelques jours de la fin de la septième édition de l’événement.

Le public avait la chance, du 18 au 25 juin derniers, de visionner gratuitement une dizaine de longs métrages documentaires et de fictions provenant tant d’Allemagne et d’Argentine que de France ou du Canada. « Les films qui se trouvent en ligne sont de réels coups de cœur de notre côté », soutenait la cofondatrice.

Films à l’affiche

Si la programmation a été extrêmement réduite puisque certaines productions n’ont pas accordé les droits de diffusion en ligne au FCMS, n’en reste pas moins que les longs métrages disponibles ont satisfait le public.

C’est le cas du film allemand Cléo, présenté en première canadienne durant les huit jours qu’aura duré le festival. Dans une atmosphère qui se rapproche de l’univers du Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Cléo permet à l’auditoire de découvrir Berlin et plusieurs légendes urbaines berlinoises.

Du côté documentaire, la réalisatrice Andrea Dorfman amène le public au cœur de l’Afrique dans Les jeunes filles de Meru. La cinéaste a suivi pendant près de cinq ans une équipe multinationale œuvrant auprès de jeunes filles victimes de violence sexuelle et qui ont su écrire une page de l’histoire du droit, tant au Kenya que pour le monde entier.

Et l’an prochain ?  

Madame Bajjaje avoue que toute son équipe réfléchit sérieusement à garder un volet Web lors des prochaines éditions. « On a aimé ça cette année et on souhaite s’améliorer dès l’an prochain », mentionne-t-elle.

Si aucune décision n’a été prise encore, le FCMS planche sur de nombreuses idées. « On aimerait garder certains films sur Internet pour attirer une clientèle plus jeune, mais on pense aussi à organiser des classes de maîtres avec des réalisateurs par exemple », soutient celle qui a cofondé le festival il y a déjà sept ans.

D’ailleurs, elle est heureuse de la réponse du public au Ciné-Moi, qui se déroulait lui aussi complètement à distance. « On a eu plus de 60 personnes. Pour une activité en ligne, on ne s’attendait pas à cela. »

Tenue normalement un samedi par mois, l’activité se tenait cette fois en direct sur le Web le 20 juin. Le public devait avoir regardé en amont le film Wild de Jean-Marc Vallée, sorti en 2014. Sous la forme d’échanges entre les psychologues Nathalie Plaat et David Poulin-Latulippe, la rencontre virtuelle faisait l’analyse des enjeux psychiques soulevés par les images et le narratif du film.

« On remercie tous les invités et les participants qui sont venus nous soutenir pour cette première édition en ligne », conclut Malika Bajjaje.


Crédit Photo @ Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke

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