Le Guide de la piquette se veut l’éclaireur des sombres tablettes de dépanneurs pour l’étudiant en quête de sangria. Mais par où commencer pour différencier le vinaigre de l’élixir…

Alexis Martel et Nora T. Lamontagne

CoteSud

En guise d’introduction à ce Guide de la piquette, nous avons choisi un vin comme tout fin connaisseur de pastilles préfabriquées de la SAQ saurait le faire : selon sa flamboyance extérieure.

Le physique
Orné de bleu royal et d’une rose des vents scintillante, l’Esprit Côté Sud sait faire de l’œil à l’étudiant fauché. La bouteille est d’un vert… bouteille, et est dotée d’un twist cap tout à fait approprié pour les barbecues impromptus, surtout quand on a (encore) oublié le tire-bouche à l’appart.
A+ pour l’effort de mise en bouteille, déjà mieux qu’en vinier de carton.

Le goût
Comment définir L’esprit Côte Sud sans faire appel à des mots tels que salé, vinaigré, dru ou poussiéreux ? Grâce aux mots envahissant, tanin cliché, rouge dépanneur ou encore mieux, avec ceux utilisés par son propre vigneron : « des vieilles vignes mises en bouteille dans leurs chais ».

La description
Mention spéciale à la description quasi en alexandrins du dos de la bouteille :
Fin et équilibré
Une bouche ample et bien charpentée
Par des tanins enrobés
Un complice parfait à vos repas de viandes rouges grillées
De pâtes sauce tomatée
Et fromage mi-corsé
Le prix
À 12,50 $ avant les taxes, c’est un vin vulgaire, de petites mœurs, à la robe trop courte. Bref, parfait pour finir les soirées déjà bien entamées.

L’Esprit Côté Sud, nonobstant sa médiocrité, est un vin tout à fait comestible.

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