Le premier jour de Noël, mon amour m’a donné… (Sur l’air du classique « Douze jours de Noël »)

edito-campus-creditladepeche.frTu te couches un soir, c’est l’automne; tu te lèves un matin, c’est l’hiver. Et du coup, la première neige est synonyme de l’approche de Noël. Déjà le temps des Fêtes? Il me semble qu’hier j’écrivais sur la rentrée… et demain ce sera déjà la fin de session!

Par Alexandra Basque

Une jolie perdrix dans un poirier

Avec le temps, les traditions associées à Noël se sont transformées. D’une fête religieuse à une fête commerciale Noël est devenu. Aujourd’hui, le temps des Fêtes est indissociable de la consommation. Mais comment observer les traditions de Noël autrement? Sapin, décorations pour la maison, nourritures et boissons, des cadeaux, bien sûr, des vêtements d’occasion (pour mesdames surtout) et aussi, de l’essence pour le voyagement, tout ça à un coût!

Deux tourterelles

Afin d’appuyer mes propos, voici quelques chiffres issus du sondage annuel du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) sur les comportements d’achat des Québécois pour les Fêtes : en moyenne, les ménages québécois prévoient consacrer 639 $ pour leurs dépenses reliées à Noël. Ce chiffre se divise en deux : 371 $ pour les cadeaux de Noël et 268 $ pour les repas, l’alcool, etc. Étant donné qu’on parle de tous ménages confondus, cela inclus les familles qui ne dépensent rien. Donc, si on compte seulement les ménages qui font des achats, on parle plutôt d’une moyenne de 429 $ pour les cadeaux et de 310 $ pour les repas et l’alcool. En tout, le budget total des Québécois totalise 2,18 milliards. Et ce sont les 2/3 des répondants à l’étude qui prévoient acheter des cadeaux de Noël.

Autres données concernent un incontournable du temps des Fêtes : le sapin de Noël. Chaque année, le Canada récolte environ 2,5 millions d’arbres de Noël. En 2012, 1,6 million d’arbres ont été décorés dans les foyers canadiens, alors que 823 000 autres ont été exportés.

Trois poules gloussant

La période des Fêtes coûte cher. Qu’on le veuille ou non, on finit toujours par dépenser plus en décembre que durant les autres mois de l’année. D’ailleurs, il est normal de vouloir gâter les gens qu’on aime, et d’aimer se faire gâter en retour. Cependant, il y a plus d’une façon de le faire.

Comme mentionné plus haute, les dépenses de Noël des Québécois totalisent plus de 2 milliards. Aussi bien dépenser cette somme judicieusement, dans des produits écoresponsables, socioresponsables, locaux ou québécois ou tout simplement utiles à la personne à qui nous offrons le présent.

Par contre, si tu n’as pas d’argent, tu ne fais pas de cadeaux. Offrir des présents à crédit, ce n’est pas se rendre service! Généralement, on offre des cadeaux à nos proches, et si nos proches sont assez proches de nous, ils comprendront notre situation précaire. De toute façon, il y a bien d’autre façon de faire plaisir.

Quatre oiseaux chantant

Pour vérifier si les gens associaient inévitablement Noël à la consommation, j’ai réalisé un sondage très scientifique avec un échantillon très diversifié composé de mes amis Facebook. Les résultats de cette sérieuse étude ont démontré qu’avant tout, Noël était synonyme de famille et d’amour d’abord et de bouffe et d’alcool ensuite.

À la question « Pour vous, c’est quoi Noël? », voici quelques intéressantes réponses : « Une façon de rendre moins désagréable le froid et la neige » (d’une fille aux îles Vierges), « la famille et le buffet », « la chaleur de son foyer », « la bouffeeeeeee », « la « boésson » », « de la magie partout », « la surconsommation » (d’un gars très lucide), « me lever sans cadran » (d’une fille en médecine), « bien des cadeaux et des grosses factures », « des étincelles dans les yeux » (surtout des enfants!), « une tradition familiale comprenant bouffe, cadeaux et jeux », « les p’tits pains fourrés de Manon et Michel » (Bonjour Manon et Michel!)…

Cinq anneaux d’or

Bref, ce qu’il faut retenir, c’est qu’à Noël, vous n’êtes pas obligés d’acheter à votre grand amour deux tourterelles, six oies pondant, huit fermiers trayant et dix messieurs sautant! Il n’est pas nécessaire de sortir votre portefeuille pour gâter les vôtres. Revenez aux sources, à la définition, et offrez-leur tout simplement Noël : de la magie, du temps en famille, de la bonne nourriture et de l’amour.

Partager cette publication