Le Québec, c’est correct!

Par Filiz Margarete Yildirim

Nous sommes en 2015 et tout le Canada est occupé par les Anglais...Tout ? Non, car une région peuplée d'irréductibles Québécois et Québécoises résiste encore et toujours.

Afin de découvrir ce peuple particulier, je me suis rendue à Sherbrooke pour me lancer une mission secrète: pendant deux sessions, j’étudierai l’histoire et les lettres au campus. Voici mes impressions des semaines passées.

Dès le premier jour de cours, j’ai tout de suite remarqué un des nombreux atouts que l’université québécoise a à m’offrir: il n’y a pas de hiérarchie, pas de distance d’autorité entre le professeur et les étudiants. Tout le monde devient un élément essentiel pour que le cours puisse fonctionner de manière efficace, ce qui est assez démocratique comme démarche. Ça se montre évidemment dans le fait que nous soyons tutoyés par le prof et vice-versa. Même si le système universitaire allemand n’a pas la réputation d’être le plus hiérarchisé, il y a quand même une différence avec celui d’ici. Tout particulièrement pour les étudiants internationaux, cet aspect aide à surmonter la peur de se manifester et d’être actif pendant les séances, du moins, c’est vrai pour moi.

J’apprécie également la didactique appliquée. Les devoirs à faire sont très divers pour chaque cours, et ça me donne ainsi l’impression que je peux développer et améliorer mes compétences en différents domaines.

En ce qui concerne le contenu des matières, je suis très contente de pouvoir m’éloigner de la sphère européenne, à savoir en faisant des cours en histoire du Québec et de la littérature québécoise, en quoi je suis encore une débutante.

L’heure de la fête

Aussi, il est très pratique de commencer la fête vers 17 heures pour pouvoir bien profiter de la soirée et, à la fois, être capable d’au moins suivre le cours le lendemain sans se sentir trop comme un zombie.

Par contre, ne pas pouvoir boire dans des espaces publics est encore une chose à laquelle je dois m’habituer. C’est encore une énigme pour moi comment une telle loi peut survivre jusqu’à aujourd’hui, surtout parmi un peuple qui a l’air d’aimer passer d’agréables moments et qui aime la bière. À ce propos, je vous assure que la bière québécoise peut tout à fait concurrencer avec celle de l’Allemagne (mais là, je ne vous apprends pas quelque chose de nouveau, vous le saviez déjà).

Avant tout, ce sont surtout l’amabilité et la chaleur des gens d’ici qui m’aident à me sentir la bienvenue et à surmonter la difficulté de vous comprendre bien lorsque vous parlez du tabernacle, même à l’extérieur de l’église, de vos foufounes qui font mal après la musculation, des mystérieux sous-marins que le gars de Subway souhaite me préparer avec un grand sourire, et de vos blondes qui ne sont pas toutes blondes.

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