Par Martine Dallaire

Selon différentes recherches, l’activité physique serait non seulement bénéfique pour notre santé corporelle, mais elle le serait tout autant pour notre santé mentale. Elle aurait un effet positif sur l’activité des synapses, ces neurotransmetteurs qui permettent le passage du signal chimique d’un neurone à l’autre à travers l’organisme.

Un effet certain, mais difficilement quantifiable

Étant donné la difficulté d’effectuer des prélèvements au niveau cérébral, on mesure les taux d’hormones à l’aide de leur concentration sanguine, ce qui rend plus difficile la validation de cette hypothèse. Malgré les embûches méthodologiques, on ne peut s’empêcher de penser que l’impression d’euphorie ressentie par les athlètes est quant à elle bel et bien réelle, d’où l’intérêt des chercheurs à se pencher sur le lien entre l’entraînement physique et la santé mentale.

Une douce sensation de bien-être

La sensation de bien-être ressentie à la fin d’un entraînement est l’une des conséquences de la pratique sportive et c’est aussi pour cela que certains ne peuvent plus s’en passer. Cela est tout simplement dû à une production d’endorphines en grande quantité. Les endorphines, des peptides, sont un groupe de neurotransmetteurs dont la structure ressemble fortement à celle de la morphine. Ces puissants antidouleurs procurent une source de plaisir autorisant ainsi la poursuite de gros efforts et créent l’euphorie. Les activités stimulant le cardio seraient celles qui stimulent la production d’endorphines au maximum.

Une énergie accrue

La dopamine, une hormone sécrétée par l’hypothalamus, étant aussi connue comme étant l’hormone du plaisir et de la vigilance, agit comme un stimulant et réduit la fatigue tout en stimulant la productivité des sportifs de haut niveau. Cette dernière est également secrétée lors la consommation d’alcool ou de drogue, ainsi que lors de rapports sexuels.

Les hormones du stress pour mieux rebondir

Dans de bonnes conditions, comme c’est le cas lors de la pratique d’activités sportives, l’adrénaline et la noradrénaline sont présentées comme des hormones du stress, mais ayant une incidence positive dans le contexte. Elles motivent pour toutes les actions physiques et poussent à se lancer ! Le but premier de la noradrénaline est de produire un effet sur les cellules graisseuses, en leur ordonnant de déstocker. Elle favorise l’intensité des efforts physiques fournis, ce qui facilite l’atteinte de bons résultats. Le sprint, la musculation avec poids, le crossfit et les sauts sont de bons exemples de sports faisant appel à la noradrénaline.

Un allié contre l’anxiété

Outre la production d’endorphine, de dopamine et d’adrénaline, le sport jouerait un rôle dans la production de sérotonine, qui peut diminuer l’anxiété et les humeurs dépressives, explique Véronique Richard, consultante en préparation mentale pour les équipes sportives de l’Université de Montréal.

Un bouclier contre la maladie d’Alzheimer

Outre les effets quasi immédiats, la pratique d’une activité sportive à long terme apporterait une certaine protection. Elle aurait des effets bienfaisants pour certaines fonctions cérébrales telles que l’attention, la mémoire et les processus exécutifs. De nombreuses études se sont concentrées sur des patients plus âgés et ont permis de faire un lien entre la réduction du déclin cognitif et du risque de développer une démence et la pratique de l’activité physique. L’amélioration de la santé vasculaire permettrait pareillement de limiter les risques de démence vasculaire.

 

*Les informations scientifiques ci-haut proviennent de la Fédération pour la recherche sur le cerveau et du livre Anatomie et physiologie, une approche intégrée.

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