Inauguration du Studio de création — Fondation Huguette et Jean-Louis Fontaine. Pr Patrik Doucet, doyen de la Faculté de génie, Mathieu Labelle, président de l’AGEG, Sylvie Fontaine, Huguette Fontaine, Jean-Louis Fontaine et Pr Pierre Cossette, recteur de l’UdeS.

Le Studio de création de l’UdeS est enfin accessible à la communauté étudiante

Par Martine Dallaire

C’est fait, le Studio de création de la Fondation Huguette et Jean-Louis Fontaine de l’Université de Sherbrooke est fin prêt à accueillir les membres de la communauté universitaire. L’immeuble occupant une superficie de 2500 m2 se veut un lieu propice à la conception et la matérialisation des rêves les plus audacieux. En effet, les instigateurs de nouvelles idées auront un environnement favorable à la conception de prototypes hors de l’ordinaire.

Un rêve de 11,2 M $

Attendu depuis longtemps, le bâtiment situé à proximité du Mont-Bellevue est aisément identifiable grâce à la devise inscrite sur l’immeuble : du rêve à la réalisation. Son coût de construction est évalué à 11,2 M $. Près de 75 % de son financement provient de donations. Grâce à l’apport d’un généreux consortium constitué de la Fondation Huguette et Jean-Louis Fontaine et d’autres membres de la famille Bombardier. S’ajoutent à ces mécènes l’Association générale des étudiants en génie de l’Université de Sherbrooke (AGEG), les employés de la Faculté et de nombreux donateurs provenant du secteur privé.

Un environnement propice à la créativité

Concrètement, l’édifice compte une salle d’assemblage et un atelier pour le travail du bois d’œuvre. On y trouve aussi des salles électroniques et un espace réservé à la confection de prototypes. Un atelier d’usinage ainsi qu’un espace mécatronique occupent de vastes locaux. Un hall d’exposition des œuvres, une salle multifonctionnelle et une salle d’idéation seront à la disponibilité de la communauté étudiante. Une mezzanine servira aussi d’aire de repos. Afin de maximiser la créativité, une terrasse extérieure, nichée en plein cœur de la forêt, permettra aux cerveaux en ébullition d’y trouver une source d’inspiration supplémentaire : un privilège en zone urbaine. Le doyen de la Faculté de génie, Patrick Doucet, ajoute que « des imprimantes 3D, des machines à découper au laser, une petite fonderie [et de l’équipement pour] travailler l’électronique et les batteries » seront toutes les ressources que les gens pourront trouver au Studio. Bref, tout a été mis en œuvre pour favoriser la convivialité, l’interaction et le partage des connaissances.

Un joyau sur le campus principal

Les objectifs du Studio de création sont en accord avec la mission de la Faculté de génie, soit favoriser l’innovation, encourager la conception et être au service de la société. D’ailleurs, Patrick Doucet exprimait sa fierté lors de la pelletée de terre de l’été 2018 : « C’est un bâtiment que l’on construit pour les étudiants. Ils vont pouvoir aller créer et vont pouvoir fabriquer à peu près n’importe quoi, donc vont pouvoir passer d’un rêve à la réalisation d’une idée, à quelque chose de très tangible ».

« Un projet multifacultaire »

Projet de construction novateur et à la fine pointe de la technologie, le Studio de création se veut un lieu de rassemblement où se côtoieront des étudiants de tous les programmes, tous cycles confondus. Ce concept favorise la création, tout autant que la valorisation du savoir de plusieurs disciplines, de même que l’exposition des connaissances acquises à l’intérieur comme à l’extérieur du cursus scolaire, en plus de mettre en valeur l’innovation technologique. « C’est vraiment un projet multifacultaire. Les étudiants en génie biotechnologique ou chimique vont par exemple pouvoir travailler sur les procédés avec des collègues en science qui se penchent sur des aspects fondamentaux, avec des collègues de l’École de gestion pour les stratégies entrepreneuriales et de la Faculté des lettres et sciences humaines pour les communications », souligne Patrik Doucet.

Une architecture bien pensée

Le bâtiment a été conçu de manière particulière. Sa conception comporte une forte analogie avec le cerveau humain. Aussi, les concepteurs ont créé deux zones principales dont les fonctions s’apparentent fortement à celles des deux hémisphères cérébraux. D’une part, la partie gauche de l’immeuble est consacrée à la fabrication, la manipulation et l’expérimentation, rappelant ainsi, les fonctions de logique et de raisonnement de l’hémisphère cérébral gauche. Quant à l’aile droite du bâtiment, elle met en valeur le côté créatif et émotionnel. C’est pourquoi on y trouve un endroit destiné à la création et à l’exposition des idées générées.

Le berceau de tout projet

Plusieurs des projets qui naîtront au Studio de création apporteront un rayonnement supplémentaire à l’Université de Sherbrooke, qu’il s’agisse de créations entrepreneuriales, de projets de fin d’études ou d’inventions technologiques. De plus, le Studio de création de l’UdeS intégrera l’usine-école à la tête de laquelle se tiennent une vingtaine d’étudiants au baccalauréat en biotechnologie travaillant sur des procédés brassicoles. Les projets qui verront le jour au Studio de création pourront bénéficier du soutien de partenaires de l’Université de Sherbrooke, tant en regard des conseils que du support financier.

Le Fab Lab du Studio de création de l’UdeS

Le doyen de la Faculté de génie, Patrick Doucet, exprime sa volonté d’inscrire le Studio de création dans la communauté des Fab Labs. Le but étant d’offrir l’accès public à l’équipement ainsi qu’à la machinerie : « Oui, on a surtout pensé aux étudiants en génie, mais on souhaite que toute la communauté universitaire puisse y accéder, de même que la communauté sherbrookoise ».

Un bâtiment carboneutre

L’UdeS a adopté une stratégie de carboneutralité au printemps dernier et le Studio de création est tout à fait en accord avec celle-ci, puisque l’Université compensera les émissions de gaz à effet de serre par l’achat de crédits carbone. Une initiative qui ne peut que s’harmoniser avec le concept de développement durable prôné par l’institution.


Crédit Photo @ Maxime Picard

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