Le temps accordé à chaque cours est-il vraiment réaliste ?

Par Stéphanie Bénard

 

La fin de session arrive à grands pas et nous pouvons tous s’entendre sur un point: c’est le retour des nuits blanches et des heures supplémentaires intensives. J’exagère à peine et les étudiants à l’université en sont conscients, la charge de travail peut parfois être faramineuse lors des examens et des remises de travaux.

Essayer de jongler avec les cours, les lectures, les travaux, le travail étudiant, la vie en appartement et la vie sociale est bien souvent ardu. En moyenne, à l’université, nous devrions investir plusieurs heures de travail à la maison par semaine par cours de 3 heures. Au final, pour un étudiant en session à temps plein, il s’agit d’un nombre d’heures plus imposant qu’un emploi à temps plein sur le marché du travail. Quand les stages deviennent presque des vacances, c’est à se demander si la charge de travail est vraiment réaliste. Pourquoi devrions-nous considérer qu’une fin de semaine de congé est un luxe à oublier lors des sessions d’études ?

Le manque de temps flagrant peut bien souvent occasionner des périodes de stress importantes. Que pouvons-nous faire pour remédier à la situation? La réponse est propre à chacun, mais l’organisation est toutefois le remède de bien des maux. La gestion du temps devient un défi de taille pour plusieurs d’entre nous. Pour éviter de se retrouver en transfusion de caféine pour de longues soirées d’étude, prendre de l’avance n’est jamais de refus. Mais, entre vous et moi, il s’agit d’une promesse vite oubliée.

Quand la procrastination devient une activité quotidienne

La procrastination est très alléchante lorsque la liste des tâches s’accumule trop vite. Ce précieux temps perdu peut parfois être bénéfique pour notre santé mentale, mais pas toujours pour nos remises. Tant de raisons de se détourner de la tâche, l’art de procrastiner est un élément bien maîtrisé par la communauté étudiante. Les distractions sont nombreuses et investir le temps dans le divertissement au détriment des lectures et travaux est plutôt tentant.

Est-ce que le temps accordé à chaque cours est vraiment réaliste? L’école devrait être notre activité première, mais où se situe la limite entre ce que nous devons et ce que nous voulons y mettre? Comme la réponse est très relative d’une personne à une autre, la ligne ne semble pas bien définie. Au final, le nombre d’heures investies pour la réussite de nos cours semble intense, mais il en vaut grandement la peine.


© Cathie Lacasse Pelletier

Pour lire l'article de Stéphanie Bénard, chef de pupitre campus, relié à cet éditorial, cliquez ici.

Partager cette publication