Le végétalisme en vogue : quel impact sur le sport?

Par Léonie Faucher

Le mouvement végane prend de l’ampleur : tellement que chaque année le nombre de restaurants et de commerces végétaliens qui ouvrent leurs portes augmente. Or, souscrire la consommation de tout produit animal de son régime, est-ce bénéfique pour la personne active? Le Collectif s’est basé sur les conseils de Meagan Duhamel, olympienne, et des commentaires de Sonia Dubreuil, étudiante.

Qu’est-ce qu’un végétalien?

Un végétarien, est-ce une personne maigre, blême et faible? Non, ceci est une image partagée relevant d’un mythe! Tout d’abord, le végétalisme découle d’une forme de végétarisme. Le végétarisme, c’est une pratique alimentaire visant à cesser la consommation de chair animale. Quant au végétalisme, c’est la chair animale ainsi que tout produit de source animale qui est cessée. Alors, tous les produits de type œuf, lait et fromage sont oubliés par les adeptes du végétalisme.

Pourquoi être végétalien?

Il existe plusieurs raisons de changer sa pratique alimentaire. Parmi les plus populaires : la préoccupation environnementale. Comme Sonia Dubreuil, étudiante végétarienne, l’affirme : « Je le fais pour la planète, car j’ai conscience que j’ai un certain impact sur celle-ci. » Néanmoins, l’avantage sur la santé de ce type d’alimentation revient souvent dans la liste des raisons : réduction des risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type II et de cancer. C’est une alimentation bénéfique, car elle est riche en fibres et en antioxydants tout en étant faible en gras saturés.

Athlète et végane, c’est possible?

Si cette pratique alimentaire est meilleure pour la santé, est-elle adaptée à la pratique sportive? Eh bien, oui! Pour un athlète, la performance passe avant tout par l’alimentation et se reflète sur son entraînement. Brisant l’idée préconçue qu’une alimentation à base de produits animaliers soit obligatoire pour performer, plusieurs athlètes de haut niveau ont choisi le régime végétalien. Par exemple, dans l’Équipe Canada, la patineuse Meagan Duhamel, gagnante d’une médaille de Bronze au patinage en couple des Jeux olympiques d’hiver 2018 à PyeongChang. L’athlète souligne en entrevue que depuis qu’elle est végétalienne son énergie est plus constante, ce qui lui permet de faire des triples sauts avec plus de facilité. Elle ajoute que son corps est au maximum de sa forme tout au long de la saison. Alors, être athlète et végane, c’est possible et ce serait mieux, selon Meagan Duhamel.

Quels sont les effets du végétalisme sur le corps?

Comment le végétalisme avantage-t-il les athlètes? Une question qui persiste! Selon santé Canada, une alimentation végétarienne ou végétalienne comprend un nombre élevé de légumes qui contiennent des phytonutriments qui agissent sur le corps comme des anti-inflammatoires. Effectivement, les légumes aident à soutenir physiquement le corps lors d’activités physiques intenses en régulant la douleur associée aux mouvements brusques et même en réduisant les courbatures. Un avantage considérable pour les athlètes qui s’entraînent plusieurs heures par jour, selon Meagan Duhamel. Les vitamines et minéraux des légumes augmentent également l’énergie pour une pratique sportive plus dynamique.

Ensuite, la charte de densité nutritionnelle montre que c’est majoritairement des légumes qui occupent le haut du palmarès. Alors, une salade serait plus riche en nutriments qu’un morceau de viande. Par la suite, la flore intestinale serait davantage équilibrée, puisque les fibres fermentables de l’alimentation végétalienne permettent de produire des lipides à courte chaîne qui sont essentiels pour des intestins en santé. Dans ces fibres, il y a les grains entiers sans gluten comme le quinoa et le sarrasin qui améliorent le système immunitaire et réduisent l’inflammation.

Mon énergie est-elle affectée?

Selon Sonia Dubreuil, le changement le plus fort est une sensation de satiété et une augmentation de son énergie, alors oui, le végétalisme affecte l’énergie positivement. Elle brise le mythe du végétalien fatigué manquant de nutriments en précisant : « Au début, je ne savais pas gérer, donc j’avais faim et me sentais fatiguée. J’ai augmenté mes portions de légumineuses (source de fibre et de protéine) pour augmenter mon énergie. « Le conseil le plus utile de l’étudiante serait de diversifier l’alimentation en repérant des alternatives sur le site de Santé Canada. Elle rajoute : « Le guide alimentaire canadien est notre meilleur ami si l’on sait le déchiffrer. Il y a les conspirations des compagnies agricoles et laitières sur l’ordre d’importance des groupes alimentaires qui influencent certaines personnes. Pour ne pas être aliéné avec ces idées, il faut faire des recherches et écouter ses besoins. » Donc, l’énergie étant augmentée, la pratique sportive se fait plus naturellement par la suite.

Manger végétalien à Sherbrooke

À Sherbrooke, plusieurs restaurants et cafés offrent une alternative végétalienne. Par exemple, le Café Créatif au croquis sur la Wellington offre une cuisine et des breuvages complétement végétaliens. Au Coin du Vietnam, sur la rue Galt Ouest, offre une page de menu végétalienne et le restaurant L’Gros Luxe sur Wellington Sud offre des options végétaliennes. Ensuite, plusieurs commerces offrent des achats végétaliens comme le supermarché santé Avril, le Ciboulette et le Marché Végétarien.

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